dimanche 7 juin 2015

ON THE ROAD...

- Il m'arrivait encore à plus de soixante ans, quand je roulais vers le Nouveau-Mexique d'écouter les chansons de Warren Zevon, du vieux Bob ou des Rolling Stones quand j'avais abusé de substances illicites qui pouvaient, dans le Montana vous envoyer fêter votre prochain anniversaire entre deux narcos tatoués qui vous demandaient l'adresse de votre soeur au cas où...
Zelda disait que je marchais entre mes deux oreilles et que j'aurais pu figurer au mieux dans la galerie du vieux mythe de l'Ouest Américain, au pire avec mes airs déglingues dans les sucreries de Lou Reed...
M. Milodragovitch
Les serpents de la frontière.
James Crumley.

samedi 6 juin 2015

ROGER

C'est un trou de verdure
Où chante une rivière...
ROGER
LE DORMEUR DU VAL
Cascade des Combes 9H 30.

vendredi 5 juin 2015

CHO ! CHO !

C'est comme chez vous... Le diable est passé dés pochtron-minet... Je sais je me répète, mais je l'aime bien celle-là...  Il s'est glissé sous les tuiles avec une grosse chaleur d'enfer, une envie de cramer les plumes du piaf... Et voilà que les lucarnes du pigeonnier se transforment en loupes qui rêvent d'un incendie digne du vieux Néron... D'un grand barbuc à sorcières, d'un brasier qu'affectionnèrent jadis l'évèque et les rosbifs pour rotir la t'ite pucelle... Je me demande d'ailleurs si l'expression " Avoir le feu aux fesses " ne viendrait pas de cette joyeuseté... Tapez 1 pour oui, 2 pour non et 3 pour on s'en branle... Merci d'avance.
Comme chez vous... Le vilain moineau avait prévu le coup... Le thermo avait beau grimper pire que la main d'ma soeur dans la culotte du zouave ( je l'aime aussi celle-là désolé ! ) le volatile ne bougeait pas une aile... Les deux pattes posées sur la table du salon, il faisait la momie pour éviter de transgoutter inutilement... C'est vrai que le moindre claquement de bec te transformait illico en serpillière et l'envie d'être une paille dans un coquetail bien glacé te prenait irrésistiblement sous les aisselles... Que voulez-vous minaudait Suzanne qu'avait enlevé le haut, c'est l'été... La grande foire d'empoigne des moissonneurs, des tondeuses à gazon,  des buveurs de pastis et des boulistes en marcel...
Le piaf eut une pensée pour les pôvres actifs, les boulangers, les charpentiers, les femmes de ménage, les kroks-morts ( le noir ça tient chaud ! ) et les gars du btp qui s'activaient dans la rue au-dessous du niveau de la mer.
Ensuite, il se versa un gorgeon bien frais.



mercredi 3 juin 2015

TSONGA

Z'annoncent un coup de chaud sur la contrée... Déjà qu'on avait la lune qui nous zoomait jusqu'au fond des espadrilles, qui mettait le projo à donf ( chébran le garçon ! ) dans la lucarne... Les jours prochains, va falloir s'abreuver copieux... Faudrait pas qu'il nous prenne un coup de soif à vous transformer en poussière... Déjà qu'en temps normal on s'effrite pas mal... Qu'on perd des poils, des rognures, des bouts du costume qui se barrent que tu sais pas pourquoi...
Tu te vois affalé sur le canap, sec comme un hippo englué dans la vase de la dernière mare du Serengeti par grande sécheresse ? Moi pas... Sans compter qu'il faudrait partager avec les autres bestioles et ça c'est pas mon genre...
Je sais... F'rait beau voir qu'on vienne pleurnicher comme des chaisières alors qu'on a l'eau au robinet, le sauvage central, des chansons à moustaches et tout le temps qu'y faut pour savoir si la pt'ite balle jaune était faute ou non... Y'a plus malheureux que nous... Comme disait Blondin quand les flingos ne servaient qu'au cinéma, " Y'a celui qui tient le revolver et celui qui creuse... " Je vous cite de mémoire, venez pas me chercher des poux... C'est déjà assez difficile pour moi...
L'avantage avec les chaleurs qui arrivent c'est qu'on va pouvoir se balader à loilpé dans la cambuse...
Faut que je pense à accrocher des rideaux... Passe que se balader les outils à l'air en sifflotant une chanson du Pierrot ou l'intro du Trouvère, c'est super... Mais ça choque les voisins, ça les met en vrille... Ça les rend mauvais comme un revers de Tsonga...

mardi 2 juin 2015

TOM

Le photographe va-t-il se casser la binette ? On imagine le zouave perché sur une patte comme un héron pris de boisson... Le vieux cpt'ain d'un rafiot qui tangue et qui prend l'eau... " LES FEMMES ET LE PASTIS D'ABORD ! " nous serine le vieux moustachu...  Peut-être la perspective est-elle soumise à une embardée soudaine de cette bonne vieille terre qui nous fait une rotou sysmique après le dessert en gaz de shiste...  Une bombinette tombée quelque part qui fait des vagues,  Une attraction aléatoire..  Une grosse farce de l'univers... Le monde n'est pas avare de cabrioles et têtes à queue qui vous retournent comme les chaussettes de qui vous savez...
Le Depardon en herbe a-t-il marché sur la queue du matou et fait un petit bond pour éviter le coup de griffes... On manque de renseignements à la Préfecture...
Une chose est sûre, le décor semble dater d'avant la naissance d'Alexandre Trauner et le cabot dans son panier jette un oeil suspicieux sur ce photographe encigaretté, blanchi sous le harnais qui cadre  le binz  tout de traviole comme une chanson de Tom Waits.

lundi 1 juin 2015

FAUT S' RENDRE COMPTE
MA PAUVRE LISETTE
ON S'EN IRA PLUS AUX PAQUERETTES...

Vieille galette.