** Note de service adressée à une ou plusieurs personnes pour leur rappeler, leur notifier quelque chose. Parution tous les dimanches avant le chant du coq ou après l'apéro.
J'AIME BIEN FAIRE CROIRE AUX GENS
QUE JE CONNAIS L'OEUVRE DE MARCEL DUCHAMP.
dimanche 7 février 2016
samedi 6 février 2016
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M'a fallut du temps, quelques albums de Léonard Cohen ( traduits en grec ancien ! ) quelques mègots et ponctions diverses pour retomber sur mes pattes. J'avais toujours des douleurs partout... L'impression que Phone Karajan ( refusé ! ) chevauchait ses Walkyries dans ma pôvre tête ou que Jules Bonnot posait ses bombinettes aux quatre coins de ma carcasse... Je savais plus où j'étais... Depuis le jour où j'avais grimpé dans le dur plus vite qu'un collabo en partance pour Sigmaringen ( station balnéaire où l'on prenait jadis les eaux de Vichy pour les plus jeunes... NDLR ) je passais mon temps à chercher du taf et à sucer des barres de réglisse pour retrouver un semblant de souffle... C'était pas gagné... J'avais toujours à l'esprit les bamboulas avec Ylse et les autres autour d'un brasero et d'une caisse de pinard à gueuler des chansons de mauvaise réputation, à chercher la meilleure façon de culbuter le passé pour engrosser l'avenir... Bref, à foutre le boxon dans la ruche pour déloger cette conne de reine qui exploitait les pt'ites abeilles avec la complicité de syndicats achetés par le patronat et les classes dirigentes... Mais c'était pas si simple ! Le guet veillait... Fallait voir comment les " bourgeois " ouvraient leurs fenêtres... Braillaient à l'assassin, nous promettaient le bagne... Le gibet... La Veuve qu'il faudrait bien un jour remettre à l'oeuvre pour faire de la place dans le gourbi... Tous les trouducs, les cocos, les basanés, les damnés de la terre, les zazous et les poêtes... Toutes les espèces qui sont pas comme nous Marinette ! On allait remettre de l'ordre sous les jupes de notre belle république et rhabiller la donzelle à Delacroix, cette fameuse liberté qui montrait ses nichons dans les musées et sur les timbres-poste... Comme si quelques têtes coupées avaient changé le cours de l'histoire... Celles de Loulou le seizième ou de Maximilien ( dépeceurs vous voilà dépecés... Pas très malin... ) Peut-être et encore, c'est pas sûr... me souffle Madame Bobinneau toujours sceptique....
Ma logeuse apprenait le chinois. On prédisait que dans les siècles prochains, un habitant sur trois aurait les yeux bridés et le fion en nid d'hirondelle. Je trouvais ça un peu cucul. Si les parigots (têtes de veau ! Hi ! Hi ! ) avait appris le teuton, auraient-ils empêché l'homoncule à moustache de venir faire ses emplettes sous la Tour Eiffel... Plus à l'ouest, sur la carte, un tireur fou ( koco ou kocu, on ne saura jamais ! L'histoire mes amis... ) trucidait le play-boy priapique qui faisait office de Président chez les bouffeurs de chwingum. Ca allait faire du fouin, et ma logeuse apprendrait l'amerloque, craignant un nouveau débarquement dans nos chaumières....
Vous dire qu'au milieu de la gabegie générale, je faisais le malin, serait vous mentir... Je raconte c'est tout... Comme disait Maman, Monsieur Gepetto, l'archevèque de Canterbury, tous les politicards, les curetons, les pasteurs, les imams, les évangélistes et ma moitié qu'est jamais en reste : Mentir c'est pas bien. On a le nez qui s'allonge et les idées qui rétrécissent... Je vous laisse juge...
Big Bang ( IV )
Bernard Cotique.
Editions Dubois.
vendredi 5 février 2016
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La dernière vision que j'ai de Ysle. Un énergumène qui dégueule sur les pompes de pandores qu'ont pas l'air joices d'être arrosés par une rafale de vin rouge, des miettes de pain au choco et bien d'autres choses encore que la décence m'empêche de vous narrer ici... Un attroupement qui se terminerait en bagarre générale, en combat de coqs comme ceux qu'on voit à la télé entre la poire et le fromage, parce qu'une nana botoxée gueulait qu'on lui avait taxé sa vertu et son carnet d'adresses... J'aurais dû me retourner, argumenter pour éviter à Ysle de replonger dans ses mauvais penchants ( le vilain avait profité du ramdam pour chourer un taser au flic fatigué par l'état d'urgence, un paquet de couches ( celles du lardon probablement ) et un vélo pour se carapater et naviguer en dehors des clous comme le Bateau Ivre d'Arthur, ce qui prouve bien qu'on peut être voyou et avoir des références littéraires ! ). Mais j'étais trop fatigué, trop lâche... La lutte c'était plus pour moi... J'étais tombé de cheval avec un pied coincé dans l'étrier, et ma tête cognait sur les cailloux en évitant les flèches de ces satanés sauvages qui ne voulaient pas de Donald Trump pour président ( On les comprend ! ) ce qui suffisait amplement à me faire oublier mon pote, mes cors au pied et l'adresse d'une petite amie, que je retrouverais plus tard ( pas l'adresse, la petite amie suivez svp ! ) égérie du Comité de Défense des Femmes sous Influence... Quand je vous dis que mes aventures valent bien celles du lieutenant Colombo ! ( Lieutenant qui, ne le répétez pas, fit l'acteur dans un film intitulé " Une femme sous influence " NDLR ).
Tenant serré contre moi mes trois billets de cent, j'ai sauté dans le premier train qui roulait encore. Comme d'habitude un mouvement de grève s'annonçait à la cenecefe ( refusé ! ), les agents demandant une hausse de leurs revendications ! en espérant voir la fin du tunnel. J'en ai profité pour réciter mon mantra préféré : Pas besoin d'être Jérémie pour d'viner l'sort qui m'est promis... Vous m'avez compris...
Big Bang ( III )
Bernard Cotique
Editions Dubois.
jeudi 4 février 2016
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Quand le Gilbert a terminé ses pleurnicheries chez les Soviets, l'évidence s'imposait.. L'apocalypse n'avait pas eu lieu. Ça tanguait toujours sous mon crâne et, entre deux pubs pour les serviettes hygiéniques et un savon qui désintoxe, j'avais les écoutilles qui prenaient l'eau et les pinceaux qui dérapaient dans les bottines. J'ai vu que Ylse ne valait guère mieux... Il avait l'air d'un héron emmazouté, d'un cormoran pouilleux, une main accrochée sur l'épaule d'un retraité sncf qui n'en menait par large, l'autre essayant tant bien que mal de fermer sa braguette - Son éducation chez les Jésuites lui interdisant de se promener les balloches à l'air -. M'est alors remonté du sous-sol un rotou ravageur, un tourbillon de poubelle qui s'est répandu dans l'habitacle surchauffé plus vite qu'un sac de riz dans un pays de crèves-la-faim. Tout le monde s'est regardé en baissant les yeux ( essaie, tu verras c'est pas facile ! ), gêné aux entournures en pensant que son voisin était un beau dégueulasse... Une mamie est devenue d'un coup toute violette tandis qu'un lardon dans sa poussette gueulait que c'était pas lui qu'avait fait dans ses couches... Derrière son volant, le chauffeur a piqué du nez en réclamant d'urgence un peu d'alcool de menthe sur un sucre pour arriver peinard au terminus. Il a profité du bazar pour présenter sa démission disant que la vie était trop courte pour la passer à trimballer des bandes de corniauds malhonnêtes ( certains voyageaient sans ticket ! ) qui puaient pire qu'un ramassis de centenaires fermentés...
Moi, j'ai fermé mon clapet du mieux que j'ai pu, les yeux exorbités, les crins en extension, retenant la bile qui me noyait les gencives. C'est ce matin-là que j'ai décidé, qu' à la prochaine station, je lâcherais ma croix, referait ma vie avec une rentière, ne boirait plus que de l'eau fraîche et trouverait au plus vite une fin à cette histoire à la noix...
BIG BANG ( II )
Bernard Cotique.
Editions Dubois.
mercredi 3 février 2016
BING BANG
On a pris le bus. Carbonisés par une nuit blanche et un petit dèj douteux - Vin rouge, mescal et pains au chocolat rassis -. Ylse devait pointer pour sa conditionnelle et vu sa tronche, je me demandais si les gabelous n'allaient pas l'encabaner illico avant qu'il ne pose sa griffe sur l'agenda des va-nu-pieds et autres voleurs de poule... Le bonhomme faisait passer n'importe quel zombie au rang de premier prix de beauté à la salle polyvalente de St Frusquin ( ce qui n'est pas une mince affaire ! ). N'importe quel Freddie devenait innocent comme un pt'it rat de l'Opéra et Casimodo pouvait sonner les cloches tant qu'il pouvait, il ressemblait à un enfant de choeur face au tsunami sur pattes qu'était devenu Ylse après tant de déraillages... Tant de pouilleries diverses et variées...
Comme dans un mauvais polar, le jour avait des teintes blafardes, des moiteurs d'essence et d'eau de toilette, des humeurs chargées d'amertume, odeurs courantes chez les prolos qui vont au chagrin... C'est incroyable que trente pékins entassés l'un sur l'autre comme des allumettes dans leur boite, se mettent à puer pire qu'un troupeau de vaches et de moutons réunis ! Même sous le smoking et les bonnes manières, l'animalité prospère dans des sueurs morbides... J'avais des remontées vicieuses, des pt'its points verts dans les yeux, le mescal sans doute, des relents improbables et une haleine de blaireau... L'impression d'avoir un suppo en ferraille dans le derche chaque fois que le bus évitait les piétons en folie, les bagnoles et les cyclos épileptiques qui contribuaient, dans un mouvement digne d'un bataillon de hamsters dans leur cage, à me foutre une envie de gerber dans le journal du gugus qui me marchait sur les arpions et cultivait les pellicules sur une gabardine hors d'usage... J'avais les guibolles en guimauve, et je manquais tellement d'oxygène que j'aurais respiré n'importe quelle fumée d'usine, n'importe quelle fumerolle de vieux pneus pour ne plus naviguer en apnée...
Quand je chauffeur du bus a allumé la radio et que G. Bécaud s'est mis à râler parce que la Place Rouge était vide et que Nathalie n'était jamais qu'une pouffe, j'ai su que la fin du monde était proche...
BIG BANG ( I ).
Bernard Cotique.
Editions Dubois.
Comme dans un mauvais polar, le jour avait des teintes blafardes, des moiteurs d'essence et d'eau de toilette, des humeurs chargées d'amertume, odeurs courantes chez les prolos qui vont au chagrin... C'est incroyable que trente pékins entassés l'un sur l'autre comme des allumettes dans leur boite, se mettent à puer pire qu'un troupeau de vaches et de moutons réunis ! Même sous le smoking et les bonnes manières, l'animalité prospère dans des sueurs morbides... J'avais des remontées vicieuses, des pt'its points verts dans les yeux, le mescal sans doute, des relents improbables et une haleine de blaireau... L'impression d'avoir un suppo en ferraille dans le derche chaque fois que le bus évitait les piétons en folie, les bagnoles et les cyclos épileptiques qui contribuaient, dans un mouvement digne d'un bataillon de hamsters dans leur cage, à me foutre une envie de gerber dans le journal du gugus qui me marchait sur les arpions et cultivait les pellicules sur une gabardine hors d'usage... J'avais les guibolles en guimauve, et je manquais tellement d'oxygène que j'aurais respiré n'importe quelle fumée d'usine, n'importe quelle fumerolle de vieux pneus pour ne plus naviguer en apnée...
Quand je chauffeur du bus a allumé la radio et que G. Bécaud s'est mis à râler parce que la Place Rouge était vide et que Nathalie n'était jamais qu'une pouffe, j'ai su que la fin du monde était proche...
BIG BANG ( I ).
Bernard Cotique.
Editions Dubois.
mardi 2 février 2016
lundi 1 février 2016
CHAPELIER
Au matin du premier janvier deux mille seize, je n'ai pas pris de " bonnes résolutions ". Pas décidé d'arrêter de fumer, de réfréner mon penchant pour la dive bouteille, de me mettre au " sport " ou d'étudier le mouvement des plaques tectoniques... Je n'ai pas souhaité revivre cette année deux mille quinze, trop mortifère, tâchée de sang et pourvoyeuse de pensées louches, ni cette autre année ( mille neuf cent cinquante et un ) où je poussai la porte et dégringolai dans l'escalier au risque de casser mes petites pattes de poussin, qui, se sentant pousser des ailes valdingue dans l'inconscient... J'ai terminé une crevette mayo trempée dans le café noir ( je vous conseille pas ! ), deux griottes au kirsch qui s'ennuyaient et le trottoir de la tarte aux pommes dont personne ne veut jamais, histoire de clôturer les agapes de la veille.
Un vieux canasson bouffait son avoine dans le cagibi d'à côté. Bien droit sur ses pattes, plutôt rondouillard aux entournures, il ne semblait en vouloir à personne.. Se contentait de mâchouiller tranquillement son picotin en écoutant la TSF qui grésillait les nouvelles du jour. J'ai pensé ( sournoisement ) que sa peau terne, ses yeux chiasseux et sa queue en balai de chiotte n'étaient pas dû à de mauvais traitements... Simplement au tango des années qui l'emmenait doucement vers l'étal funeste.
Quand j'ai voulu le caresser, je me suis aperçu, que ce n'était qu'une image... Un reflet que me renvoyait le miroir du salon. Ma tronche en cinémascope sur l'écran noir de mes nuits blanches ( Nougaro dans le texte ). J'ai poussé le premier gros mot de l'année. Les chiens ont tendu l'oreille en soupirant ( ces bestioles sont bien éduquées et ne supportent pas les écarts de langage ! ).
J'ai ouvert un oeil. Dehors, il pleuvait un peu. Tout était calme... Triste et sombre comme le début du monde.
J'ai pensé à Michel Serrault. Il avait un beau rôle dans " Les fantômes du chapelier ". Les chiens étaient d'accord avec moi, sauf le matou qui le préférait dans les films de Mocky ( ce greffier est un sacré farceur ! ). Ca se défendait... Y'aurait débat...
J'ai pensé à Michel Serrault. Il avait un beau rôle dans " Les fantômes du chapelier ". Les chiens étaient d'accord avec moi, sauf le matou qui le préférait dans les films de Mocky ( ce greffier est un sacré farceur ! ). Ca se défendait... Y'aurait débat...
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Vieille galette.