samedi 13 février 2016

CA M'ENERVE ( ENCORE ! )

ILS se sont gavés comme des oies, s'en sont mis " jusque là " ( et plus que ça d'ailleurs... ). Une fois rassasiés, prêts à dégobiller, le gueuleton terminé, les assiettes bien torchées et les miettes pour les moineaux bien rangées dans une sacoche à biffetons, un paradis fiscal... Société écran, siège social à Monaco, dans les iles Croco, ( je sais c'est Caïman, mais j'improvise. De toute façon c'est pareil non ! ) ILS sont partis voir ailleurs s'ILS pouvaient ratisser encore quelques blaireaux... Tous ceux qui attendent sagement devant la machine à chance, les rêves à quat'sous, pour poinçonner le ticket qui peut-être, fera d'eux des ILS...
Le Méluche de Ménilmulche a dit un jour que - je cite - " L'Etat est le premier proxénète de France ". 
Je confirme...
LA GROSSE PIPE.
TABAC - JOURNAUX - PMU - LOTO.

vendredi 12 février 2016

AMNESIE.

J'ai le souvenir lointain d'une fille descendant un escalier en bois clair dans la transparence d'un matin lumineux. Elle porte un caleçon noir, un tee-shirt sur lequel une créature d'Iron Maiden ( Live After Death ) grimace... Ses cheveux sont des ailes de corbeaux transpercés par des mèches colorées qui font de sa tête une Gorgone rigolote, un clown un peu maléfique... La tentation de glisser les doigts dans cette tignasse, de tendre une main dans l'espace qui me sépare d'elle... Un album de Gram Parsons défile en sourdine sur le bord des cendriers pleins de vieux mégots, de pétards usagés et curieusement,  le tic-tac d'une pendule perturbe la vision que j'ai du temps qui passe.
Aujourd'hui, je trifouille ma mémoire. Fais un semblant de ménage, et n'arrive pas à me souvenir, ni de l'endroit, ni de l'année, ni de la saison ( Peut-être un matin glacial d'hiver, l'ocre des grands arbres de l'automne, un été qui bafouille... ). Encore moins du nom, prénom et pedigree de la fille... Seulement la clarté du matin... Le vilain guignol sur le maillot ( Zombie quand tu nous tient ! ) et ce country-rock plein de bulles et de guitares...  
Bizarrement, un peu plus tard, faisant un nouveau tri,  ma visionneuse me renvoie l'image d'une dame un peu vieille, un peu grosse dans un appartement de Genève... Elle siègeait au Parlement Suisse, avait un accent à louper le train, aimait le cubisme et le jazz. Les helvètes sont friands de cette musique de nègre ! Nous avions passé une nuit blanche ( son bonhomme de mari nous avait cassé les burnes avec sa collection de trains miniatures avant d'aller se pieuter avec le chef de gare ! ). Au matin, elle versait des larmes de pluie dans son café. Mes archives confirment. C'était le 4 novembre 1995. Ytizhak Rabin venait d'être assassiné...
Mais bon dieu ! La donzelle reste un mystère...

jeudi 11 février 2016

XXL

Je sais pas vous, mais moi, y'a des matins où à peine les lanternes allumées, je sens que cette journée va être remplie de bizarreries, de pirouettes et de méli-mélos divers... Comme je suis prudent, et pas courageux, je consulte la météo qui n'annonce pas de séisme ou de tsunami ( quoique le corps fasse ce qu'il veut malgré tous les Nimbus qui l'observent, le tripouillent ( accepté ! ) et le perfusent... Vilains sadiques !  ). Juste un peu de perturbations du côté gauche, mais ça c'est courant, et des embouteillages au troisième sous-sol dûs à l'absorption massive de cacahouètes salées et à une grève surprise des diurétiques, analzéziques-amnéziques, boitamuziques, vinotabaziziques et autres médocs recommandés par les laboratoires pharmaceutiques qui nous tondent la laine sur le dos, c'est bien connu, et sont bien moins efficaces que la soupe d'orties et de rutabagas de ma mère-grand... J'allume illico mes feux de détresse et me gare dans un endroit non payant ( je suis prêt de mes sous aussi ! ) et, un peu frileux, j'ouvre la page huit du canard où mon horoscope s'étale comme la tronche de l'ennemi public deux ( le un étant occupé ailleurs ! ). D'ordinaire, je suis giraffe ( voilà comment j'écris... ) ascendant manchot ou Aufray ascendant Dylan, parce mon géniteur de père était saoul et s'est gouré quand il a déclaré mon signe astral à la Mairie. L'employé de l'état-civil, bourrré comme un coing ( ou coin ) accepta sans broncher cette déclaration pour le moins fantaisiste ! J'ai manqué de chance dés ma prime jeunesse...  Il me promet ( l'horoscope, pas mon père, mort d'une glissade dans son cadre en bois, la moustache de traviole, pour ne citer personne ! ) de la joie au travail et de l'inspiration dans mes écrits... Ces prévisions... C'est menteries et compagnie...
A midi, n'ayant ressenti aucun changement, reçu aucune visite, signé aucun manifeste pour la défense des Oteurs en mal de reconnaissance, je prépare ma gamelle de nouilles muni d'une combinaison ignifugée taille XXL ( un accident domestique arrivant très vite ! ) que j'avale distraitement tout en grattant la jolie perruque rose-bonbon que m'a offert Suzanne Bobinneau à l'anniversaire du chien Oppenheimer, un cabot amateur d'explosions en tout genre... Je m'octroie quelques micro-siestes comme ces gars qui cavalent sur les océans, lis quelques balivernes et cherche à reconnecter ma lampe de poche qui me sert bien quand je suis dans le coltar...
Finalement, après le feuilleton du soir, je constate que cette journée fut bien ordinaire... Pas une once ( apostolique ! ) de contrariété n'est venue perturber ma longue marche vers le trottoir d'en face...  Pas de quoi écrire des bêtises, fouetter le chat de ma voisine qu'est si joli et si doux à caresser ( Pas ma voisine, le chat ! Vraiment vous comprenez rien ! ). et m'en vais reluquer Morphée qui me promet des lendemains joyeux et des pochettes-surprises  à venir...
Bonne journée à vous aussi.

mercredi 10 février 2016

GLOUTON

Comme Lucky qui tire plus vite que son ombre, moi je mange plus vite que le champion des bouffeurs de saucisses et l'avaleur de sabre du cirque Pinder réunis.  Le temps que la sauce mijote, voilà que j'ai déjà englouti une moitié de la poule, le kilo de riz et le pot qui vont avec, et si les raviolis, la gamelle du chien et cette charlotte aux framboises que vous aviez amoureusement préparé pour l'anniversaire du pt'it  ( avec le glaçage et les bougies ! ) ont disparu, cherchez pas... Je suis passé par là... Je suis le grand attracteur, le trou noir qui avale les miettes de pain, les croûtes de fromages, la couenne de jambon.. Même les sandwiches dégueulasses en triangle qu'on déguste comme un purge en prenant de l'essence quand on va chez papi-mamie, j'en fais mon quatre heures... Je suis celui qui louche sur les fonds de sauce, les farines qui lèvent et la fève des galettes... Je n'épluche pas les oranges, les citrons, les kiwis ( pas que ça à faire ! ),  je gobe les oeufs avec leurs coquilles, les crabes avec leur pinces, et les perles des huîtres n'ont plus de secrets pour moi... J'en ai des colliers plein la panse... Ne m'emmenez pas au jardin d'enfants.. Le sable fin et les jouets plastoc des mioches sont trop tentants... Evitez le resto et le zoo... Je boufferai les nappes et les serviettes... Les caouettes des singes et la paille des éléphants... La faim, je vous dis... J'ai toujours l'entonnoir grand ouvert prêt à ingurgiter tout ce qui se présente, et ne comprendrai jamais pourquoi les oies et les canards se plaignent qu'on les gavent...
Le terme " appétit d'ogre " n'a pas de raison de m'être appliqué,  puisqu'un soir d'ennui, je me le suis mitonné lui et ses sept donzelles, le chat botté et son carrosse, accompagnés de contes à dormir debout et de couleuvres qui ne demandaient qu'à être consommées... La nuit, je me tartine la moelle des os étalée sur une tranche de rillettes, ce qui me permet d'attendre le matin où un pot de miel et un chapon farci font le régal de mes papilles au réveil... Pour faire bonne mesure, j'ai croqué aussi le pt'tit Chaperon, le loup et la grand-mère... Je me souviens... C'était un jour où je manquais de brioche...
Si je vous raconte cette petite diablerie de fringales en tout genre, c'est que m'est revenue à l'esprit une converse avec V.B. un apprenti Inuits installé en Suède qui m'avait dit craindre souvent pour la vie de ses chiens si par hasard une bestiole nommée glouton pénétrait dans ses enclos à klebards... Une espèce de gros castor insatiable, qui n'a peur de rien, fait fuir les ours et ouvre en deux un élan d'un seul coup de griffes qu'il a plus aiguisées que le couteau de Jack l'Eventreur et l'esprit de votre serviteur, quand il ne craint pas le sourire carnassier de Madame Suzanne !  Cette satanée engeance qui hante la taïga, suce le sang des honnêtes gens et pique le goûter des bambins ( Voir Copé jadis ! ) est vraiment une vèrole du diable, qui,  comme le moustique à perfusion, la machine à vapeur et le Jean-François cité plus haut,  n'a rien à foutre dans la chaîne alimentaire... Mais c'est ainsi et pas autrement...
D'un autre côté, paraît qu'il faut mordre la vie à pleines dents... Allez comprendre...
Je reprendrais bien un peu de glace vanille moi...
Bon appétit.

mardi 9 février 2016

CA M'ENERVE...

Trafiquants de poubelles partis se pieuter. Z'ont garé le camion en face du panneau " stationnement interdit "... C'est louche... R'heusement que, même la nuit, je veille... M'en vais prévenir la Kommandanture....
ZOOM DE LA REDACTION :
Depuis cette nuit l'Etat d'Urgence est inscrit dans la Constitution. Nous les petits commerçants, les retraités, les chomd'us, les tirent la langue, les fins de mois en Urgence justement, les bossus, les crochus. Ceux qui se lavent à l'eau froide, ceux qui, poursuivis par le fisc ont du vague à l'âme ( Pauvre Cahuzac ! Je sais on tire pas sur une ambulance fut-elle en or massif ! ) les vilains, les pas finis, les boulangers qui se lèvent tôt, les vendeurs à la sauvette, les taxis-routiers, les pèquenots, le Professeur Rollin qu'a toujours quelque chose à dire, et Joséphine Ange Gardien, ceux qui prennent un " pt'it noir " au comptoir en papotant - Franchement Marcel, moi, je suis pas raciste mais trop, c'est trop... - on sait pas trop ce que ça veut dire... On suppose que " Sur ordre du Président de la République et du Premier Ministre et bla ! bla ! bla !.... " - Sûrement, un pavé de textes abscons, de directives fumeuses, de néologismes barbares et d'allégations bizarres - on imagine que nos vaillants députés ont fait le boulot. C'est pour ça qu'on a mis le bulletin dans la fente, qu'on a choisi l'urne plutôt que " Vivement dimanche "...
Entendu que seulement un tiers des députés avait voté la dite loi... Mais ou et donc or ni car, se demande la foule inquiète... Nos grognards auraient-ils déserté l'Assemblée... Non... Rassurez-vous, ils z'avaient " Poney ", une activité qui n'attend pas..
Vieux réac ! dit Suzanne Bobinneau en feuilletant le Figaro.

lundi 8 février 2016

MECHANTS

Bon.. Rien qu'a les regarder, on voit bien que ces gars-là, c'est les méchants... Qu'ils te fauchent ta place  à la cantoche quand ils reprennent du rab et que tu mouftes pas... Je veux bien être pendu s'ils ne font pas du trafic de caramels et de cibbiches en choco à la récré... Et ces salupiauds, z'emballent toutes les plus belles... C'est connu, les filles aiment bien les voyous qui terrorisent les premiers de la classe et les spectateurs du premier rang... C'est pas nous avec nos binocles, nos dés à coudre sur la tronche,  nos trousses, nos interros de math, et nos pin-ups qu'on mate en douce dans les chiottes qui allons emballer les minettes de la cour de récré... Reste plus qu'a fantasmer sur la prof d'anglais, Jerry Hall ou Marianne la blondasse, toutes égéries Rollinstonniennes... Sauf la prof d'anglais bien sûr qui, avec sa robe plissée, sa mini-austin et sa manie de pousser des My Good ! chaque fois qu'on s'essaye à baragouiner dans la langue de Cheaspire, ne fera jamais partie du cénacle du beau Mick et Cie... Elle qui,  sous les quolibets de ces voyous avoue préférer la mèche du pt'it Paul et le pif à Ringo... Elle aime aussi Salvatore Adamo, Jacques Brel ( Ah ! ces belges ! ) et le cinéma de Claude Sautet, ce qui, à nos yeux ne la rend pas moins bandante, mais toutefois un peu " hasbeen " comme on dit en anglisch...
Je rigole ( ou pas ! )... Moi je dis qu'ils ont bien dû se marrer à froncer les sourcils comme ça... A se regarder en chien de faïence... C'est toi qu'a piqué mon cartable ? Salaud va !  Paraît que faire le méchant au cinoche, c'est jouissif pour les acteurs... C'est vrai, que dans la VRAIE VIE, y'en a qui ont des fioles autrement plus moches..

dimanche 7 février 2016

... / ... ( Suite et fin )

Arriva enfin le matin où, à court de balivernes oiseuses, de sarabandes foireuses et d'extravagances douteuses, le Von Machin ( toujours refusé ! ) et la Carabosse posèrent leur maudite baguette sur le bord du lavabo. Si les souvenirs servaient à quelque chose, ils vous raconteraient que, les yeux dans le miroir un peu sale, piqueté par les années, je rasais ma couenne ( deux petites pattes sur chaque côté, une barbichette devenue blanche pour cacher le double menton en galoche ) digérant tant bien que mal, les dernières nouvelles du monde et une section de cuivres estampillée Tamla Motown, je compris à l'instar du joyeux Albert ( celui qui tire la langue sur les posters des années soixante, à côté de la photo d'Elvis ! ) qu'il était inutile de m'énerver...Que se ronger les sangs, les ongles et le reste, ne servait pas à grand chose tant que le magasin de fruits et légumes restait ouvert tard le soir...  J'avais tourbiboulé ( Accepté ! ) pour rien... Y'avait juste à attendre. Pêcheur à la ligne sans hameçon, prêcheur qui s'esbigne sans sermon... ( Ben oui ! faut bien de temps en temps étonner le lecteur, interloper l'Akadémie qui ronronne ! ).
Un piaf tout émoustillé par le soleil qui avait fini par se lever, atterrit contre les barreaux de ma cage. Me pria d'écouter le dernier triolet qu'il avait composé lors de sa grande migration ( plus de soixante ans à barboter dans le cirage avant de trouver un nid décent ! ) et sans attendre une réponse de ma part, entama un air gaillard qui fit tomber d'un coup l'araignée que j'avais au plafond, me fit tortiller des gambettes et sauter comme un cabri qui voit s'amener le renard ou la fête de l'Aïd ( Comme nos chapons à noël ! ) Une gentille marraine, étrange mariage de Maryline pour le fun et de Mama Cass pour la voix, secoua mes draps poisseux d'incertitude, et me dit que les regrets étaient la source de fleuves toujours en colère qui n'apportaient rien de bon...
C'était l'évidence même.
Comme je n'avais plus rien à regretter, j'avais toutes les raisons d'espérer...
Big Bang ( V )
Bernard Cotique.
Editions Dubois.

Vieille galette.