dimanche 6 mars 2016

RAC

La vie
à
l'endroit.
Rachid
Boudjedra.
RAC
HANTISE
CHIRURGIEN
OMBRE SUR LES
LETTRES.









                                                                    

samedi 5 mars 2016

PASD'SOUCIS

Vous le savez. Dans mon pigeonnier, je vis comme un GrandDuc ( un Moyen... N'exagèrons pas ! ). J'ai la prestance du hibou dans son grenier, l'indifférence au monde d'un Philip K ( Dick donc ! Blade Runner ! ça vous dit rien ! Celle-là tu pouvais t'en passer ! Note d'un lecteur énervé ), l'oeil aiguisé d'un rémouleur et l'insouciance de ma petite factrice,  qui tous les matins, fait des incantations devant ma boite à lettres, trie consciencieusement les " réclames ", mes divers abonnements ( Penthouse, Tricot-magazine, Vignobles et Pastaga ) et glisse selon mes directives, les avis du fisc et autres réquisitions dans la boite du voisin... Mais j'en dis trop...
Le pif collé au carreau, les oreilles bien droites, le poil lustré, je croque quelques souris de passage, gratouille entre les larmes du parquet ( Oh ! Oh !  quelques vers, quelques rimes et bons mots dont j'ai le secret et, la nuit tombée, vampirise les vermicelles dans mon potage.
Je n'ai qu'un seul souci. C'est qu'une vieille chouette vienne réclamer sa part de territoire...
J'ajouterais bien que cela m'effraie ( Hue ! Hue ! ) Mais trop d'humour tue l'humour, alors...
Bien à voux.
Choux, genoux, hiboux...

jeudi 3 mars 2016

LOU REED. LE DIABLE. LE BON DIEU.

Incroyable ! Ce matin, je suis sec comme un haricot à la fin de l'été. Tordu et rabougri. Une pomme tombée de l'arbre qu'attend le dégel entre deux crottes de piaf et un paquet d'orties qui craque sous la dent ( ? ). J'entends bien un peu de sève qui glougloute quand même dans les tuyaux... Je sens que ça circule doucement, mais que ça secoue pas le hochet comme d'hab. Pas la moindre bestiole qui vienne se poser là où y faut pas... Le moindre gratouillis qui gravite au mauvais endroit ( tu sais bien ! Juste au milieu du dos, que t'es obligé de faire l'ours pour soulager cette démangeaison malicieuse... Que tu te mets en huit pour gratter pire la mère Spontex, la vieille croûte sous l'aisselle gauche ). Pourtant tout paraît normal. Il pleuviote sur le chaudron, les charrettes font demi-tour devant ma porte ( saloperie d'automobipèdes qui se croient tout permis ( de conduire ! ). Les pèquenots sont en colère, les péripatéticiennes se frottent les miches passeque le Salon vient d'ouvrir - forcément vu l'affluence, elles font leur beurre... L'amour n'est pas que dans le pré ! ) notre Président est en vadrouille et ma boulangère raconte à qui veut l'entendre ( peu de monde en fait ! ), que son four est en panne... C'est pour celà que ses baguettes sont toutes pâlotes et ses croissants riquiquis. Monsieur Rigolo toujours sur la brèche, en tire vite des conclusions égrillardes que la censure m'empêche de vous narrer ici... Après l'infirmière de nuit, la boulangère du matin demeure le fantasme préféré du baudet. Ndlo.
J'essaie un peu de tam-tam sur le bord de la cuisinière, mais mes esgourdes se froissent. Elles qui d'habitude rougissent au moindre acouphène, voilà qu'elles font ( oserais-je l'écrire ) la sourde oreille... Pareil pour les tentacules qui savent pas quoi faire de leurs dix doigts et pour les patounes plus raides qu'une fin de mois...
 Je ferais bien une petite prière, mais franchement... Si on en arrive à de tels procédés pour mettre la makine en route, y'a du souci à se faire...
Me reviens soudain à l'esprit ( Saint ? ) une jolie maxime créationniste gravée sur le bord du puits qui longe le presbytère. LA OU DIEU A SON EGLISE, LE DIABLE CONSTRUIT SA CHAPELLE.
Elle est pas belle la vie !
P.S. Il est tombé un peu de neige cette nuit. Un brin de Lour Reed. Ça suffira pour ce début de matinée...
Bien à vous.

mercredi 2 mars 2016

CONSTAT AMIABLE

Depuis deux mois maintenant,  je ne bois plus une goutte d'alcool. Vous dire que je me sens mieux serait fallacieux ( Accepté ! Applaudissements polis de la foule pour ce mot en dix lettres ! ). A part l'absence de nausées matinales, le feu dans la sous-ventrière  et la menteuse en forme de rabot au réveil, je ne constate pas de changements notoires... Je suis toujours aussi déglingué, peinturluré de douleurs vives et sujet aux absences sans mot d'excuse...
A contra-Rio ( Bravo ! )*  Je ne m'empêtre plus dans des westerns bon marché, m'enfonce plus dans les sous-bois Handkeniens * et ne pleure plus quand j'entends Philadelphia à la TSF.  Je ne cherche plus de mouchoir quand je pense que les chiens meurent aussi, et quand le lion bouffe la gentille antilope, je n'ai plus besoin de tire-jus non plus. Il m'arrive de renifler  un peu quand le Foucault nous raconte la disparition du dernier ramasseur de châtaignes en sabot dans la Prusse Orientale, mais la morve qui me pend au pif ne dure pas... Je rigole pas pour autant ; C'est un vrai drame la disparition du dernier etc... etc... Me sens con-cerné... Sur la planète du Tournenboucle, la casquette à Nénesse ou la destinée d'un éleveur de poules élevées au jus de fourmi ont plus d'importance ( au moins autant en tout K ! ) que des migrants qui barbotent ou s'empalent sur les barbelés des démocraties bien pensantes...  Je pleurniche bien encore quelquefois quand j'attends le tram Trente Trois * ou que la face de lune de Marion Maréchal ( Nous voilà ! ) * polluent mon écran télé et mes envies de pt'its blancs secs et de pâtés-croûtes qui se demandent bien où j'ai pu passer...
Santé !
Si t'arrêtes de cloper et que tu remets un orteil dans une église, je te cause plus ! A dit Roro le Manchot  des sanglots dans la voix...
* Refusés 

mardi 1 mars 2016

FOOTING

Je grimpe les marches en courant. J'ai oublié mes cigarettes à l'étage. C'est le bordel dans la grande salle du bas... Des cris, des verres qui s'entrechoquent, des types qui parlent de faire de la musique, guitares en bandoulière, des chiens qui aboient et des assiettes qui se cassent... Un brouillard que mes sens obsédés par l'absence de tabac ne peuvent décrypter. On me tend des coupes de vin rouge que j'avale en frissonnant. Je me sens un peu parti, croise des têtes connues qui ne me parlent pas, me bousculent de leurs regards vides. Je pousse des portes à n'en plus finir sur des chambres noires en désordre. Dans l'une d'elle ( peut-être celle qui abrite mes cigarettes ! ) je tombe sur un bébé emmailloté qui veut me raconter une histoire et prétend ne pas pouvoir dormir. Un femme qui semble être sa mère le prend dans ses bras avant de le jeter par une fenêtre restée ouverte. Je m'énerve. J'ai du mal à respirer, une enclume sur la poitrine.  La donzelle me dit de ne pas faire attention. C'est toujours comme ça avec les chiards. Et puis, je ne sais plus... Je cavale le coeur mis au bord de la bouche, croise des ombres familières, la silhouette d'un rital qui me dit de prendre un train.... Qu'est-ce que j'ai fait de ma bouée de sauvetage et de ces foutus clops ? Maintenant le bébé piaille sur la pelouse et sa mère s'avance vers moi comme pour...
Je bascule... Tombe au fond d'un trou, et mes mains accrochées au drap, je me réveille...
Comment voulez-vous qu'après des nuits pareilles, j'aie envie de faire un footing, de chercher la petite bête ou de caresser l'avenir dans le sens du poil...
Journal Confus.
01 Mars 2016.

Vieille galette.