mardi 7 mars 2017

TEMPS D'CHIEN...

L'est toute perdue notre cabote... Déjà que son arrière-train avance comme un omnibus, que ses patounettes chopent la grippe au moindre verglas, se demande bien pourquoi on la traîne dans une telle Bérézina... Elle a bien entendu le docteur des bestioles qui leur disait " Faut la faire marcher.. Marcher... pour éviter l'enquiloze ( pourquoi pas ? ), la stomboze " et d'autres trucs auxquels elle ne comprend rien, mais quand à se prendre l'hiver plein les poils... A son âge...
Elle a eu envie de lui dire au toubib " Marcher, marcher... Je suis pas Lazare revenu du tombeau moi !" J'voudrais t'y voir carabin ! ". Mais elle a fermé sa gueule, parce que c'est une cabote gentille et timide... Qui course pas les matous, montre jamais les crocs... Tout juste si elle en pousse une quand le voisin du dessus écoute Sardou à donf... Renifle pas les poubelles et, comme son patron, se méfie de ses congénères... Ces clebards qui font des pirouettes autour de son anatomie en lui mordillant les oreilles... En lui disant que tout ira bien... Un peu comme nos candidats à la Présidentielle en fait...

lundi 6 mars 2017

C'EST VITE DIT...

- Quand je suis chrétien, je montre mes ailes...
- Quand je suis païen, je montre mon cul...
  Joseph Delteil.

- Chaque saint a un passé. Chaque pêcheur a un avenir.
  D. Evans.

- Si l'homme refuse de tuer Dieu, le Diable s'en chargera...
  Batman.

- Si j'étais amnésique, j'oublierais que je suis fou...
  Anonyme.




dimanche 5 mars 2017

SUNDAY JOHNNY

Juste les premières mesures de Acknowledgement...
Après on passe à autre chose...
On reprend nos chères études... La converse là où on l'avait laissé.
Et ne me dites pas que vos oreilles sont fragiles... Vous avez bien écouté, une fois dans votre vie,  les Valses de Vienne ou Téléphone dans l'hygiaphone,  ces tutus   qui ont chafouiné vos esgourdes... Y'en a bien d'autres, mais je me souviens pas,  ou la liste est trop longue...
Je crois me souvenir ( faudra qu'je r'garde quand je serai grand ! ) que le tit Manoeuvre dans son bouquin consacré aux Cailloux, nous apprend que Sonny Rollins - un autre Sax-man pas piqué des hannetons - a participé à l'enregistrement de Tatto You... Alors, si Mick et sa bande font allégeance aux grands manitous du bignou, vous pouvez faire l'effort aussi... Vous le regretterez pas... Pensez que si Jimi avait joué du saxo, comme l'Autre jouait du piano ( debout ! ) - on s'égare là, mais c'est pour la rime... -  Et ben " Electric Lalyland " aurait pris une toute autre gueule... Serait sans doute devenu " A Love Supreme "...


samedi 4 mars 2017

L'ADDITION ( 7 )

Monseigneur... Monseigneur... Cette fois-ci, il faut que tu t'en ailles... Que tu retournes sur tes terres pendant que quelques serfs sont encore disposés à les labourer... Entends le vent mauvais qui souffle et met tes moulins à l'envers... Les fous quittent la cour, une vraie envolée de moineaux... Ceux qui rêvaient de faire des galipettes près du trône, de profiter de ton sillage pour jouer avec la couronne, les voilà qui désertent le navire... Faut reconnaître que ces rats-là se doutaient bien quelque part que le rafiot était plombé au départ par de sales affaires... Ils jouent les innocents, font des yeux de Chimène au vieux Rodrigue, Duc de Bordeaux... Ils s'indignent les fats ! Aiguisent dagues et coutelas, tandis que tu t'obstines, avoines les juges, les gazettes, fais des moulinets dignes d'un dictateur sud-américain... Tu serais " victime " d'une cabale... Des diableries, et conjurations lancées par on ne sait quels " cabinets noirs . Nous qu'on n'est pas des perdreaux de l'année, on connaît la chanson... Complots, machinations, que c'est pas moi qu'ai volé l'orange du marchand...  Dis donc beau merle, qui savait que la mèche était humide et qu'elle finirait en pétard mouillé ! Assassinat politique dis-tu ! Notre Bon Roi Henri, Bakounine, Léon Troski, Ben Bellah, voilà des barbouzeries dignes de ce nom... Mais toi... Arrête la coke ! Même ton pote Vladimir, pourtant spécialiste des coups tordus, te dira que tu dérailles... Quant à mettre le peuple dans la marmite, pour sauver tes abattis, méfies-toi... Y'a rien de plus soluble que la populace... Regarde les ribauds et ribaudes se tourner vers la taulière de la Cour des Miracles... Se chopent des éruptions à la moindre promesse de la Blondasse... Pieds et poings liés aux spadassins de la sorcière... Alors, le peuple... Il te pendra haut et court Place de Grèves, si t'insistes... Et ce n'est pas les pôvres cathos qui pardonnent ( on ne sait trop pourquoi ! ) tes mensonges, tes roueries,  qui changeront la donne...
Faut t'en aller... Mon gars... Faut t'en aller...
Tu frises le ridicule, le Bourgeois Gentilhomme de l'histoire dont tout le monde finira par se moquer...
Edito.
Toto.

vendredi 3 mars 2017

RAMASSE-MIETTES ( 10 )

Voilà. C'est la fin. L'épisode dix. La dernière Cène... Le loufiat en habit s'approche de la table pour ramasser les miettes avec sa petite brosse...  Un type,  dont on taira le nom, assis au bout de la tablée s'écrie " Putain, pour le prix, on a bien bouffé ! Et rien à redire question service ! ". Toute l'assemblée se marre, et l'Iscariote qui a eu une rentrée de blé imprévue dit que c'est lui qui régale, et qu'un petit pousse ne serait pas de trop...
- Dis donc ! Judas, t'as touché le gros lot ! s'esbaudit l'assemblée... Et tous de taper dans leurs mains en entonnant une paillarde sous les oliviers...
Le barbichou du milieu, celui qui semble avoir invité tous les convives, chope le larbin par le bras quand celui-ci met en route son ramasse-miettes et replie les serviettes...
- Fais gaffe machin, prends soin de ces croûtons... Ça me coûte bien assez...  Ceci est mon corps...
- Pour les tâches de pinard on dira que c'est ton sang ! rajoute un apôtre secoué par le vin de palme...
- Tais-toi Pierrot, occupe toi de ton coq, lui intime le barbu et vient pas chouiner quand il aura chanté trois fois...
Il dépassa la limite. Là où les arbres ne poussent plus... Là où les hommes ordinaires ne s'aventurent plus guère parce que les ours sont redevenus méchants, et qu'à nouveau,  ils ont les crocs aiguisés et la faim tenace... Il se méfia du blizzard glacé qui transportait les farfadets et autres djinns jusqu'au pied des dunes glacées pour faire la nique aux marabouts du Sud, aux ergs du désert...
Il décida de dormir sur le canapé... Le lit était trop prévisible,  avec ses rêves et ses miettes au fond des draps...


jeudi 2 mars 2017

RAMASSE-MIETTES ( 9 )

Se sont reposés quelques instants à l'orée du village. Pour le charme et le " Pagnolesque " de la chose nous dirons qu'ils ont rempli leurs gourdes à la fontaine, près de l'église qui se devait d'être fraîche et accueillante... Le Bon Dieu n'est pas frileux, c'est là son moindre défaut... Pour l'accueil, faut montrer patte blanche, tremper le doigt dans le bénitier à l'entrée, génuflexier ( pourquoi pas ? ) devant l'autel du Nord où le t'it Jésus fait le guet... Gare aux mécréants qui gâcheraient l'eau bénite en s'aspergeant le col de chemise... Les veilles corbeautes de la sacristie vous lancent illico des sorts de mama italienne...
- Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ! se mit à brailler une donzelle au pied du fameux Hôtel...
- Sûrement un coup de chaleur ! dit le bougon qui s'y entendait en répliques à trois sous...
La faim venant, ils s'installèrent dans le vieux cimetière, à l'ombre d'une chapelle en ruine, pleine de ronces et de lézards verts qui vous filaient entre les pattes et faisaient sursauter nos deux tourtereaux... Saisie d'une sainte trouille, une tranche de salami s'enfuit d'un sandwich, fila entre les tombes qui ne semblaient contenir que des restes de mafieux... Scarpilloni.. Convachioli... Famille Andromachi... Va fan culo ( des malpolis ! ).  Pour faire bonne mesure et terminer gaiement cette blagounette, nous rajouterons  les frères Tutti et Quanti, trapézistes amateurs, décédés dans la fleur de l'âge - Travailler sans filet quand on ne sait pas voler , c'est benêt, faut l'avouer - Paix à leurs âmes...  La véracité du récit nous force également à dire qu'on ne revit jamais la fameuse tranche de rosette...
L'histoire voulait que notre Léo national ait traîné ses guêtres dans le coin. Mais pas de The Nana pour confirmer ces faits... Un champion cycliste bien connu des services anti-dopage, venait également s'entraîner dans les parages entre deux perfusions... C'était marqué dans l'Equipe et là, on pouvait  pas contester...  L'Equipe étant un journal sérieux et bien informé...
Bien sûr, nos deux gugus n'ont vu personne... Ils z'ont quand même chipé quelques citrons, ce qui rendit la fin de journée bien acide...
- On dirait le Sud ! s'écria un Nino qui passait par là en cherchant Mirza... Laquelle Mizra - une crevarde de première - fit son quatre heures avec une tranche de salami (ou mortadelle, on ne sait plus... ) qui avait filé entre les tombes qui ne semblaient contenir que des restes de mafieux,  et ils détalèrent comme des lapins quand les ombres funestes de Luis Mariano et de Tino Rossi ( deux moitiés de ritals  mitonnés corses, ce qui n'arrange pas les choses !  ) sortirent du derrière de la montagne qui avait accouché d'une souris... Allez comprendre...

mercredi 1 mars 2017

RAMASSE-MIETTES ( 8 )

- A ( 10 ) tu t'arrêtes...
- Promis, juré... Mais laisse-moi te raconter l'histoire de ce t'it couple qui, un matin,  quitta Nice la Police après avoir fait la danse du ventre devant la carte de l'hôtel Negresco en avalant une pissaladière dégueulasse et hors de prix... Leurs recherches sur la salade niçoise avaient échoué à la terrasse d'un bar où les koktails tournaient la tête et promettaient eux aussi, une addition salée... Et ce n'était pas ce semblant de Gypsies Quen braillard qui ferait passer la pilule... " Le Pénitencier " version flamenco, vous donnait des envies de filer à Newcastle voir si les Animals vivaient encore...
Ils grimpèrent donc sur les contreforts de la belle Niçoise, s'en allèrent vers Peille - Peillon, deux bleds paumés, endormis comme des matous, écrasés de chaleur - où à chaque instant, tu t'attendais à voir surgir Blondin ou Tuco - au milieu des broussailles... Le Morricone et son pote Sergio avaient encore de beaux jours devant eux...
Lui, bougonnait dans ses chaussures orthopédiques - parce qu'il était bougon de naissance, et que les godasses ortho pour crapahuter dans la caillasse, c'est pas le pied ! ( Quel humour ! s'écrie les spectateurs ! ).  Le baudet grognait que les cricris et autres bestioles à mandibules lui striaient les oreilles, que le goudron collait à ses semelles et qu'il poissait comme une cuillière sortie d'un pot de miel... Un bougon quoi... L'en avait rien à foutre du paysage, du ciel d'azur... De toute façon le soleil se couchait ( ou se levait ) toujours derrière les mêmes montagnes ( ou devant ! ), la mer était toujours trop salée pour faire une soupe convenable... Sans compter les gabelous qui surveillaient si ton mégot était bien éteint... La route qui faisait des bonds à vous couper le souffle... Les bagnoles décapotables ( encore une chose qu'il exécrait ! ),  des italiennes qui klaxonnaient comme si elles revenaient du match, et les bons hommes qui se baladaient le kiki à l'air entre les feuilles d'eucalyptus... Les congés payés à Sodome, c'est pas mon truc ! qu'il ronchonnait ( un vrai ronchon ! ) en mettant des coups de pieds dans les cailloux, comme un môme en colère...
                                                                           ... / ...

Vieille galette.