vendredi 7 juillet 2017

LE TOUR ( SUITE )

- Allons à Messine pêcher la sardine, allons à Lorient pêcher le hareng...
Chose promise, chose dûe... Reprenons en choeur ce joyeux refrain, chers paroissiens et souhaitons un joyeux anniversaire à Lucien Vanhiphouten, un gars venu tout droit du plat pays, avec qui nous avons tapé une Trappiste au coin de la caravane... Un ventru qui prétend que les choux ne viennent pas tous de Bruxelles, mais nous assure que Jacques Brel n'est pas mort... Vraiment un chic type...
A vos marques !
La Direction présente ses excuses à tous les Belges et autres amateurs de biclo. Si la " Trappiste " existe bien et ravive nos papilles, Lucien Vanhiphouten ne figure sur aucun état-civil et c'est bien triste. Rappelons également aux nouveaux venus, aux bébés-bom bom macronistes,  aux vieux barbons qu'ont de la cire dans les oreilles et qu'aiment encore Iggy Pop, à Vincent François Paul et les autres...  que le Sieur Brel fait la nique depuis un moment aux Marquises... Les coquines n'en demandaient pas tant ! 

jeudi 6 juillet 2017

LE TOUR...

- Tondre l'haleine fraîche des moutons, voilà un bon boulot...
- Depuis que je ne travaille plus, je bats en retraite, évitant les gestes qui sauvent.
- Je  fais le Tour dans ma chambre ( à air ) avec ma pompe ( à vélo ) qui reste sagement dans mon peloton. N'imaginez pas que je vais tenter une échappée, je pédale dans la semoule...
Vous savez quoi ? La Grande Boucle fait une grimpette par chez nous... C'est pas la première fois que les as de la selle ou du ticot ( ? ) font grincer leurs pédaliers et mouillent le maillot pour la plus grande joie des pépères bedonnants et alzheimer qui croient qu'ils vont voir J. Anquetil et Poupou se tirer une bourre dans la montée du Facteur...  Ici les " côtes " sont assez raides pour faire suer un bourricot et les virolos assez vicieux pour vous envoyer dans le décor... Et comme nos cantonniers sont plutôt faineants ou philosophes, c'est selon, Qu'ils laissent volontiers traîner par-ci par-là des monticules ( refusé ! ) de gravillons et quelques flaques de cette sueur de prolos qui promet toujours le grand soir, ça risque de débagouler ( ? ) sérieux dans les descentes... Je vous raconterai comment ça s'est passé, si vous mettez vos cotisations à jour ( paiement en trois fois sans frais ! ).
Sinon hier, je suis parti à la recherche d'un kilo de champis. J'ai pris le sentier qui grimpe au Chapeau de Gendarme par la face nord, tourné à droite après la borne to run. On m'avait dit qu'un kilo de morilles campait par là et je me voyais déjà faire pèter le Château-Chalon, la poularde de Bresse et ma sous-ventrière,  quand j'ai aperçu plantés au milieu de mon champs préféré une multitude de ces carosses qu'on bouffe, qu'on pionce et qu'on chie dedans, alignés comme pour la parade... Les banderoles, les calicots ( Vas-y Mimile ! ) et les bouteilles de pastaga déjà fin prêts pour la fiesta... Y'a même un gros poilu qui m'a dit que les morilles, c'était plus la saison et que ma poularde... Je l'ai envoyé baigner. Avec les mots et un peu d'imagine, on fait ce qu'on veut...
Demain, si vous le voulez bien, nous irons à Messine pêcher la sardine...
Bonnes vacances.


mardi 4 juillet 2017

JAMAIS CONTENTS....

PLOUF !
C'est sûr, avec la chaleur qui revient, les envies de lac, de fraîcheur, de patounes qui pataugent et de glaçons qui tintinnabulent au fond du verre nous titillent à nouveau... C'est pas Marinette qui dira le contraire, elle qu'a troqué le burnou pour un bikini qui fout le bourdon à tous les pêcheurs à la ligne ( ? ). Le Tacon d'à côté me dit que même ses poiscailles, qui d'habitude papouillent des nageoires, se chopent les libellules au vol, et rigolent des sardines en boite,  n'arrivent plus à frétiller comme il faut... Il a le caillou au-dessus du niveau de la mer - si tant est que la mer arrive jusque chez nous - et le glou glou un peu triste... Que dit la météo ? qu'il me demande. Je voudrais bien lui répondre qu'on annonce des tempêtes  et du gros temps, mais nous voilà devenus " Ces pays imbéciles où jamais il ne pleut... " ( Une t'ite piqure de rappel ne fait pas de mal ! ).
Je vous embrasse pas. Je colle déjà comme le premier de l'étape... Soyons justes, le dernier aussi transgoute et pense à sauter sur les spatules et à faire l'andouille dans la poudreuse...  Comme quoi on n'est jamais contents...

lundi 3 juillet 2017

LAVACHE

-Ah ! Monsieur Lavache... Enchanté ! J'ai beaucoup entendu parler de vous... Les croques morts surtout... On vous dit fatigué, usé jusqu'à la corde, crochu et tordu... Essoré pire la serpillière de Madame Suzanne... Qu'est-ce qui vous est donc arrivé ? L'avenir s'annonçait pourtant radieux, plein de promesses et sans histoires... On vous imaginait facile assis à la droite du Père ! Roulant des mécaniques au fond du garage ! Pétaradant au défilé du quatorze juillet et à la fête à Neuneu...  Toujours en tête du peloton... Le roi des courtines, jamais placé, toujours gagnant ! Franchement on est un peu déçus...
- Eh ! C'est pas moi qui écrit l'histoire ! Adressez-vous à qui de droit... Aux guichets des pleurnicheries... Je prends plus les réclamations ! C'est le patron qui s'en occupe... M'en fait assez baver le sucre d'orge...
C'est vrai que moi aussi, je suis crevé... Je sais plus quoi en faire du zinzin... Par peur de manquer, j'avais mis de côté des aventures, de longues marches dans le désert,  des guerres de cent ans et des rencarts dans le boudoir... J'avais pour lui,  des souvenirs en poire d'angoisse, des feux de forêts, des brillances d'artificier...  Je lui avais trouvé une famille - Monsieur et Madame Lavache, 15 rue Sans-souci... - Un nom ridicule, physique ingrat,  et trogne de sanglier... J'osais, quand la moutarde me montait au nez, l'affubler de quelques trouvailles... Des Suzanne Bobinneau, des Eugénie Leprose qui barbouillaient son petit coeur d'artichaut... Si le baudet avait consenti à quelques efforts, je l'aurais volontiers fait Président, Mahometan ou jongleur au Cirque du Soleil... Il serait devenu bourreau des coeurs, chasseur de prime, Symphonie Grabuge,  écrirait un copain à moi plein de bons mots... En voilà un qui magnait les personnages comme des arbalètes...
Mais le coeur me manque... Ses airs de lamantin qui faignasse en eaux troubles me laissent sans voix et  mes petits doigts dérapent sur le clavier. Qu'il vive sa vie ce con ! Je reprends mes bonds de libellule., mes sauts de cabri...  J'y vais de mon petit autodafé perso... Je  le déconnecte, lui rend son éponge... Le silence des peaux chagrine le joueur de tambour, c'est bien connu...

dimanche 2 juillet 2017

REDIFF....

Y'a un type qui pisse dans les buissons.
Une femme morte...
Et Gustave qui s'en va chercher la pelleteuse
pour enterrer le maccab... J'ai pas vu la fin...
Le Jacques braillait dans la radio " On nous cache tout, on nous dit rien ".
Voilà un Dimanche qui commence bien...

samedi 1 juillet 2017

COPINE...

- Bon... Je vais pas me plaindre non plus... Si j'ai plus toutes mes dents, j'ai encore toute ma tête...
- Si j'ai plus d'illusions, j'ai tout l'avenir devant moi..
- J'ai le robinet qui goutte, mais la moustache reste drue...
- Bien sûr que mon bras et mes amis me manquent, c'est duraille pour se gratter le dos, mais ils me chamaillent les soirs de pleine lune et les jours de pluie... Ca prouve bien qu'ils sont là...  Et pis, je pourrais être sans jambes, avoir sauter sur une mine... Pour la gambille, c'est pas bizance...
- Je fais mon mangé, mon boit-sans-soif et mes lessives tout seul... Je vais pas en faire un oeuf sur le plat tout de même... Quand je vois les jeunots qui se gavent de bonne aventure, je me dis qu'y z'ont bien raison... Vu ce qui se prépare...
Roro.
Hôtel des Voyageurs.
9H 10.
- Allez coco, on y va... Ce blog se veut doux et fragile comme le papier toilette qui torche l'actu et les mauvaises habitudes de l'Oteur... Madame Simone a posé son chignon et c'est bien du malheur pour tout le monde... Si tous les grouillots de la politique qui lui rendent hommage aujourd'hui, pouvaient prendre exemple... 

Vieille galette.