mardi 7 novembre 2017

TRALAL'AIR ( des lampions )

1 ) Après une évasion fiscale ratée - il avait blanchi par inadvertance un billet de dix dans sa lessive dominicale - un voyage avorté aux iles Crocodiles ( Caïmans pardon ! ) dans la soute d'un jet privé de dessert pour sècher le dit billet ( une vraie fortune quand même ! ) l'écrivaillon en herbes folles et épineux vachards, décide de prendre une retraite dorée dans un paradis pépère ( en français dans le texte ) situé juste sous la chute de reins d'une demoiselle rencontrée récemment, dont il n'a hélas,  pas pu obtenir les coordonnées même sous la menace d'un fusil d'assault vendu par la NRA et recommandé par le vilain Donald pour " flytoxer la vermine " dixit Madame Monsanto qui s'y connaît en défloraison de terres vierges et en pollutions nocturnes...
2 ) Accusé et lynché dans les résos zozos pour détournement de fond de culotte, harcèlement textuel, radotage intempestif sur un chanteur à moustache, le baudet à court d'arguments et de t'it rosé de Provence ( le temps ne s'y prête plus guère ) courbe l'échine devant tant de mauvaise foi et de Fakesnews... ( ? ). Il s'en va illico demander un entretien ( voilà du boudin ! ) à Monsieur Paul Emploi, un type qu'on dit en pleine croissance et qui se fout pas mal des vieux croutons en mal d'amour ( Un peu de douceur, dans ce monde de brutes ! ).
3 ) C'est bientôt le Beaujolais nouveau ! sifflote gaiement Madame Suzanne sur l'air des lampions, pendant que l'Oteur cherche comment éviter les courants d'air et les mauvais coups distillés par ce monde en folie...
4 ) Je prépare un mironton... Si ça vous dit...

lundi 6 novembre 2017

PAULO

J'avoue j'ai honte ( un peu seulement, faut pas déconner ! ). Je t'avais complètement oublié, rayé de mon agenda de petites misères, fumé jusqu'au filtre et écrasé dans le cendrier... Tout occupé que j'étais à courser l'échalotte, à soigner mes petits bobos et à repasser sans cesse mes liquettes, que j'en avais les doigts crochus et des coups de chaud dans le ciboulot... Que veux-tu... Trop d'eau dans les globules, trop de mourron ( aux t'its oiseaux ! ) dans les rotules... Trop d'bidules dans les mandibules qui finissent en Ules, ça donne pas envie courir le monde comme toi... Moi, je suis resté comme un ado fragile, accoudé au bastinguage de ses interminables branlettes... Tu vois le genre... Les dérapages de seringue, la blonde qui te faisait du gringue et la poésie à peur de peau, c'est pas pour moi... A peine si je me souvenais du Sacristain, ce tueur frapadingue que tu incarnes dans le " Grand Pardon " - J'aimais bien la scène où tu danses le flamenco, avant de te faire dézinguer... Vraiment un beau rôle pour ta tronche de bandit de Grand Chemin...
Et puis voilà que je croise un de tes bouqins... Un coup de griffe au crabe qui te lorgne en se frottant les pinces... Un travelling arrière où tu racontes tes potes, tes z'amours ( ça on s'en fout un peu ! )... Tous ces acteurs dans la pellicule et moi, devant l'écran... Des souvenirs en vrac partagés par procuration... Le Mocky jeune premier ( Ah ! Solo ! ), encore acteur avant d'entrer dans la cour des Grands... Les Léotard en guenilles, les Terzieff, Clémenti ou Léaud bien frappés... J'imagine bien qu'au milieu de ces gredins, t'étais heureux comme une levure dans le pinard... Michel Auclair ( qui s'en souvient aujourd'hui ? ), Roland Blanche plus frapadingue et inquiétant que le grand Jouvet...Cette canaille de Serrrault, le gentil Villeret... Les deux Laffont ( mère et fille ) des pétroleuses de première,  et puis tous les autres... La liste est trop longue... Laissons le choix aux lecteurs... Que chacun sorte son lapin préféré du chapeau...
Un jour d'été, j'ai croisé J. F. Stevenin qui trempait ses mômes et son bermuda un peu crade dans l'eau du lac près de chez nous... J'aurais aimé le saluer, lui parler de Lune Froide, un film que j'aime toujours beaucoup encore aujourd'hui, après toutes ces années... Mais l'orage menaçait et le petit dernier voulait une glace... On aurait peut-être discuté le bout de gras... J'aurais pris de tes nouvelles, va savoir...
Quinze rounds
R. Bohringer.

dimanche 5 novembre 2017

AUTOMNE HIVER...

La pluie, le vent... Chacun fait son boulot. L'un bazarde les boites de bière sur le bord du caniveau, l'autre ( la pluie ) fait le ménage. Passe la serpillière, nettoie les traces des ivrognes tristes... Elle pose des notes cristallines sur la partoche de mes vitres un peu sales... On imagine la montée des eaux, on se noie doucement... L'amertume c'est l'écume des jours, et la nostalgie glougloute doucement dans la gouttière... Désolé de revenir toujours sur les mêmes marottes, mais c'est un temps de " Gymnopédies ". L'automne est une peinture triste, une nature morte de Manet sur le calendrier des Postes... On sent venir la tempête, mais on hésite encore... Entre chiens et loups. Entre le vieux Cohen et sa voix de feuille morte et cette harpie de Koko Taylor que j'ai longtemps pris pour un homme... Rien de bien méchant dans tout cela. Je suis un peu con, et j'ai pas l'oreille absolue... Sorry Koko !
Le gourbi ondule doucement sur la toile cirée du temps qui passe. On sent que le couvercle de la marmite se referme sur l'odeur aigre du chou qui mijote avec sa couenne de lard... C'est pas bon signe... Le chou se marie pas avec la chopine, il donne des aigreurs comme une rengaine de bastringue qui vous remonte dans les tuyaux et vous serine le ciboulot...
On aimerait un peu de légèreté... Mettre du swing dans les navets, faire danser les poireaux et les mômes à jupettes qui traînent sur le parking entre deux coups de parapluie ( ? )... Que nous promet la collection Automne-hiver de cette année ? Asaf Avidan, le dernier M.C. LP ou Christine on the Machin... Tous ces jeunots qui ont le vent en poupe, la voix androgyne et la musique qui glisse comme une savonnette ( ? ) sur nos peaux de métalleux... La grande Catherine et le cuirassier Nanard... La " nouvelle chanson française " bof...    Pas sûr que tous ceux-là nous tiennent chaud sous la pelisse... Sinon on peut toujours - en attendant l'été - s'en retourner vers la piste aux étoiles... J'en connais qui, même mortes, brillent encore...

samedi 4 novembre 2017

AMOUREUX...

La petite fille en rose qui te faisait des choses
Et celle tout en bleu qui maquillait tes yeux...
La petite fille en rose, excusez-moi si j'ose
Mais j'étais amoureux de celle tout en bleu...








vendredi 3 novembre 2017

SOUS X

Pour comprendre, il faut avoir goûté.. S'être allongé au milieu de la nuit, à côté de la vie... Dans le tragique ou le voluptueux... Sur un lit à clous ou sous l'édredon bedonnant d'un canard boiteux qui vous plume de fausses illusions... Avaler la ciguë de la rue ou tartiner le doux sirop d'érable d'un moment d'éternité sur une tranche de pain frais... C'est facile... Souvenez-vous de la rivière qui coulait entre vos pieds de gamin pendant que le père Schubert composait sa foutue truite et que le bouchon au bout de la canne se faisait la belle... Foutue partie de pêche et de marelle ! Il suffisait d'atteindre le ciel, de garder au fond de ses poches une paire d'osselets... Les cartes biseautées viendraient plus tard... Et les soldats du monument à qui l'on rendait hommage en file indienne en se demandant qui était cette Marseillaise qui rivalisait avec nos poms poms girls en tutus... Des grandes peurs pour des petits dangers, c'était dans l'ordre des choses... Des grandes joies pour des cabanes au fond des bois, des cerfs-volants en maraude dans des ciels de cendre...
Souvenez-vous, nous l'avons tous eu cette mèche de cheveux planquée au fond d'un tiroir, cette trombine un peu nunuche chopée dans un photomaton qui promettait des jours de faïence... Les autres ne pouvaient pas comprendre... Ils s'échinaient sur l'échelle, la pomme toujours bien trop haute... Les plus grands qui vous lorgnaient d'un air satisfait en dansant la gigue sur leurs jambes de bois....
Cette nuit, je me suis tranché la gorge avec les lames du passé - Un sacré couteau suisse le passé ! - me suis ouvert les veines pour faire comme ci... J'ai sorti les boyaux de ma tête pour faire le tri, vous savez, le bon grain de l'ivraie... J'ai marché un peu dans la rue, avec Roro mon manchot, qui rigolait  des mes frasques et au réveil, j'avais la tronche des mauvais jours, comme un qu'est né sous x et qui voudrait bien qu'on lui raconte des histoires de famille...

jeudi 2 novembre 2017

MOI ET TOI

Bon, le mois sans tabac... A quand le mois sans bagnoles, le mois sans torgnoles... Sans crimes et châtiments, sans joggeuses carbos, san pédos, sans Espinguos et sans infos... Le mois sans peur et sans reproche ( déjà qu'on a celui sans beurre et sans brioche ! Applaudissements de la foule )... Le moi sans toi, le moi sans foie ( ni loi ! ) le toit sans moi... Le moi je... Le moi j'ai... Le mois sans gnons ni bosses, le mois sans Carabosse... Le mois sans soif ( osons ! )...  Le mois du dernier mois et... Cette fin du mois qui nous revient à chaque fin de semaine... Et moi, et moi, et moi, chantait le petit Dutronc avant le joli mois de Mai qui, croyait-on serait un mois Sans Culottes...
Et les mois sans soldes, sans illusions, sans vergogne et cent sous de plus ( pour faire l'appoint ! ) vous y pensez... Moi, non.

mercredi 1 novembre 2017

GEORGES...

Tous les ans à la Toussaint ( ? ) c'est la même chose...
J'effeuille le chrysanthème ( qu'est la marguerite des morts, vous le savez... )
Et je suis triste comme un saule.
Que voulez-vous on a les macchabées que l'on mérite...
Quelques décennies sans Brassens valent bien un mois sans tabac non ?
Georges Brassens.
1921 - 1981.

 INTERLUDE (1)  ('rsW.  J'ai laissé tomber dans ma corbeille au pied du bureau des mots incongrus. Des mouchoirs en papier à lettre,...