mardi 7 juillet 2020

grand pere.

< Je voulais devenir écrivain,
   mais j'ai tout de suite su que
   j'était mauvais... Alors, j'ai fais
  des petites chansons >
  G.B.
Le bon Maître me le pardonne,
je m'y suis essayé aussi...

lundi 6 juillet 2020





Fashion Week bien planqués derrière les vitrines en plastoc, les gestes barrière qui font râler les chefs de gare, qui regardaient passer les locomotives, pendant que les mioches faisaient les zouaves dans le bus scolaire. Port du masque et du slip kangourou obligatoire...
C'est dommage... On ne verra pas A. Wintour et C. Deneuve tailler la bavette au premier rang ( L'une des deux est quasiment morte, cherchez laquelle, et gagnez une place dans le nouveau gouvernement Cassetête Castex ).
Journée nationale du bisou, des bisouilles, galoches, et pelles baveuses... Là-aussi, pas de déconnades ! Ces trésors exquis, qui les embrasse, qui les enlace (?). Gardez vos menteuses bien en place pour lécher les murs d'une rentrée qui s'annonce difficile...
Agenda.
Juillet 2020.


dimanche 5 juillet 2020

actu...

Ah ! Manu... Manu... T'imagines bien que c'est pas un grouillot comme moi qui va rajouter des commentaires, donner son avis, sur qui ou quoi... Les commérages et les cancans des spécialistes en politique appliquée suffisent bien... Ma voix ne porte pas plus loin que le bout de mon couloir, et même si elle descendait dans la rue revêtue d'un gilet jaune, le fait du Prince reste le fait du Prince... Il semblerait bien pourtant que les pantalonnades des ministères ne fassent plus rire personne. Le virus abstentionniste s'est répandu partout, et fait tousser les urnes... Le citoyen lambda s'en bat les grelots des flatulences, et manigances qui mettent en transe les zéros zozos qui du coup en perdent leur latin... Et tu le sais, Manu, toi qui est un littéraire éclairé " Sans le latin, sans le latin... " je te laisse la suite...
Et si tout cela au fond n'était qu'une " Histoire de faussaire "... Se découpant sur champs d'azur... Je te fais pas un dessin, Jupi... Le bon tonton en rit encore...
J'entends déjà les quolibets, les slogans de septembre...
Devant Casto, il y a Castex
Un vrai pyro tout en Pyrex...
Un vrai salaud tout en silex...*
* Pardon !
Bon Dimanche.

samedi 4 juillet 2020

Mick.

Arrivait toujours l'instant où il fallait rendre ses pantoufles... Des vieilles charentaises qui vous chauffaient les arpions, mais qui se mariaient si bien avec le faux Voltaire au velours synthétique, usé jusqu'à la corde, et le Darjeeling noir de l'ex Empire British, casque colonial, badine en bambou, et bonzes en papillotes qui un jour, l'autre, deviendraient chétifs Gandi, ou torches humaines, chauffant la couenne de Lyndon, et son Rolling Thunder. Et la vie qui filait, se défilait... La cohérence des choses. Le parc, sans bassin, sans fioritures. Sans ces enfants à cerceaux qui brillaient encore sur les photos du vieux Doisneau. Maman, les petits bateaux... Juste quelques bancs malicieux dont les lattes vernissées pinçaient les fesses en gouttes d'huile des vieillards verts-moulus, libidineux en diable, qui mataient les atours des belles de jour, accrochées ( les belles ) aux sites de rencontres, ou aux emplois proposés par la ménagerie des Grands Singes... De drôles de pistolets traversaient la rue sur des planches à roulettes. Surfeurs électriques branchés sur " la musique du temps présent " qu'un Pierre Henry avait, il y avait longtemps, composé avec un groupe oublié depuis, mais qui titillait encore les vieilles oreilles des Walrus, escargots sans coquilles qui lambinaient avant le dernier feuilleton...
Arrivait toujours l'instant, où sans qu'on y prenne garde, la voix de Mick traversait l'espace rétréci de nos niches dernières...
I Can't Get No.

jeudi 2 juillet 2020

Ray.

Arrivait toujours l'instant où il fallait rendre des comptes. Le vieux mègot vous tombait du bec, écrasé par la godasse hargneuse d'un flic qui se relevait d'un baston sans queue ni tête... Des poches sous les yeux, on sortait ses papiers, toutes les autorisations nécessaires au bon fonctionnement du machin, que des rêveurs inconscients avaient déserté. On déclinait son identité, ses empreintes digitales et dentaires, son tour de taille, comme si le fait d'être en surpoids faisait de vous le vilain petit canard boulimique qui fait des cygnes au bord du lac anorexique (?)... On zozotait en énonçant les chiffres fatidiques qui faisaient de votre naissance une chose tombée dans l'oubli, et ce n'étaient pas les cheveux en bataille ou la bouche lippue qui redonneraient confiance aux générations nouvelles et bien membrées...
Les Grandes Idées, écrasées de chaleur, prenaient l'ombre sous le monument qui comptait ses morts. Pauvres petits morts, oubliés de l'histoire, seulement connus des ancêtres qui radotaient des fesses, en équilibre sur les bancs du square, comme si le fait d'être vieux faisait de vous un trapéziste sur le bord du vide... Des enfants en tricycle, déjà verts de gris d'une existence flasque, maudissaient en silence leurs géniteurs ( génitrices ) qui papotaient des affaires du monde, en s'éventant avec de vieux journaux qui racontaient l'effondrement des bourses, et la nomination d'un nouveau démiurge au poste suprême, qui pousserait à la consommation, et relancerait l'économie... Comme si le fait de relancer l'économie faisait de vous une idole indéboulonnable, dont la statue serait un jour, l'autre, renversée par des avides d'idéaux... Les Grandes Idées, vous dis-je...
On attendait l'orage. La grand pétarade du ciel qui laverait les idées noires, et les terrasse encroûtées des bistrots, et bon gré, mal... On filait bras-d'ssus, bras-d'ssous, en compagnie d'une fillette de bon cru, se mettre à l'abri dans le gourbi-terrier, en évitant soigneusement le Dark Side, croisant en chemin le grand Ray qui sifflotait les premières paroles d'un tube de l'été en gestation...
Sunny Afternoon.

mercredi 1 juillet 2020

Oserai-je le dire... Chacun a sa façon de penser. Chacun a ses manies, ses tics-tocs, et ses idoles qu'il garde bien au chaud dans son larfeuille , au fond de sa panière à singe... Je ne vous parle pas des avis contradictoires, des certitudes éhontées, de la " meilleure façon de marcher " ou d'appréhender les choses et les pas mûres, qui nous font avancer dans l'enclos des linges ou cligner nos yeux de hiboux en cadence...
Ainsi moi-t-il,  avec toute la mauvaise foi dont je suis coutumier, je peux vous convaincre que Méphisto Philippe chope une barbichette Jupitérienne, ressemble de plus en plus à un prof de math à l'affût d'une bonne équation, bien que je me moque éperdument du bonhomme. Qu'il est inutile de mettre nos noms au bas d'un parchemin (?) pour filer le parfait amour, et si, de votre côté, vous m'affirmez qu'Annie Cordy est une meilleure chanteuse que Dalida, je vous envoie aux fleurs...
D'ailleurs, je ne supporte plus que Montserrat Caballé ( avec ou sans le beau Freddy ), et Colette Magny... Vous dire dans quelles vérités je me situe...

Vieille galette.