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lundi 14 septembre 2020
Replay
Le surnom d'infâme me va comme un gant... Voilà que je tourne le dos à mes vieilles idoles, que j'abandonne le vieux rock an roll qui zonait sur la Sixty Six depuis des lustres... Depuis les premiers jours, où à l'Ombre des Maris, j'écoutais pousser mes cheveux (!) planqué derrière Jerry Lee, Chuck, Muddy, et tous les autres, que des Anglisches boutonneux allaient remettre sur les rails ( Sauf Chuck, qui ne doit rien à personne ! me braille dans les feuilles le mainate qui est fan ) et mettre cul par-dessus tête, les têtes chenues, les grisons... Tous les vieux fourneaux... Vous connaissez la suite...
J'ai fais tondre ma tignasse de Bardamu, rangé Bob Nobel au placard... Dans l'enceinte Sacro-Sainte quel émoi ! Quelle affaire, Oui ma chère ! Croyez-moi ! J'ai la tronche d'un P. Obispo en mauvaise santé, doublée ( la tronche ) d'un double menton Balludurien qui défrise les copains affligés, les copines en pleurs... Ce matin, je ne comprends plus rien... Pour un peu, je m'abonnerais à Valeurs Actuelles, j'écouterais en boucle Jean-Marie Bigard, en buvant le jus de navet que nous servent tous les ratichons de la contrée.... Vous dire le bazar dans ma pauvre tête... L'impression d'être le vieux fruit confit au fond de la bonbonnière, la dernière frite dans la barquette qu'on balance à la poubelle... Pourtant, Auprès de mon arbre, je vivais heureux... Faudrait qu'une fois au moins, je torche un article qui réjouisse les ouailles... Un machin couillu, documenté, élevé aux petits oignons de la critique ou de l'actu... Que je me pince les baloches pour rester dans les clous, sujet, verbe et complément... Une analyse succincte, une exégèse de Platon ( à l'huile ! )ou une étude approfondie de l'influence des idoles sur la vente des petites culottes... J'aimerais disserter longuement sur les gars du cinoche ( acteurs ) qui " endossent le rôle " jusqu'à plus soif, comme le disent les professionnels de la profession chers à J.L. Joaquin Phoenix dans Joker, De Niro le Taxi, ou Marlon le Colon bien connu de l'Apocalypse, Marion tête de Piaf, et tous les autres... Ceux qui font les zouaves dans les biopics, ces machines à oscars... Souvenons-nous de Jamie Génius, Val Morrisson, Mickey Barfly ( le plus méconnu sans doute, mais pas loin d'être le meilleur ), Julie Poppins (?), Forest Bird... Plus près de nous, Taron Elton ou Mari Queen... Vous voyez quand je veux ! Mais j't'en fous... J'en reviens toujours à mes veilles lunes... Mes doigts de pieds en éventail, et les aventures de Jaquie et Michel... Les conneries du Grand Turc... Ensuite, je me console. A l'instar du Bon Maître, je me dis " qu'on n'tortille pas son popotin d'la même manière pour un droguiste etc..." Je sais bien que je pille sans états d'âme le répertoire du gentil trublion ( il ne m'en voudra pas, j'en suis sûr ), ces fariboles que les vieux barbons fredonnent sous leurs masques, la moustache gaudriole, et les mains au panier... Mais je l'avoue, toute honte bue. On est tombé bien bas, bien bas...
Sauf le Respect que je vous dois.
samedi 12 septembre 2020
Ils ont fouillé toute la chambrée. Du sol au plafond. Ont démonté le faux-plafond, tapé sur les cloisons,... Savoir si je n'étais pas planqué entre le mur, et la mouchette cracra... Ils ont sondé la cuvette des chiottes ( Trainspotting ? ), le siphon du lavabo, démonté la pomme de douche, le porte-serviette... Toutes les tubulures, les radiateurs, la clim, et l'anti-fumée... Z'ont tout passé au peigne fin... Sans mandat évidemment... J'ai eu très peur quand ils ont soulevé le lino, roulé les tapis, ouvert grand les fenêtres, des fois que je serais sur le balcon de ma voisine de palier, à faire des dévotions qui sont bien de chez nous (? )... Ils ont secoué mes nippes, lorgné le fond de mon slip, retourné mes chaussettes... Vidé ma boite à malices, mon étui à lunettes, et déchiré quelques pages du vieux Ferdinand... C'est vrai, j'aurais pu disparaître entre deux chapitres, moi qui, trois fois par an, rallume " Le Voyage " sous les huées, et les quolibet de la foule en délire... Ont même prévenu les sbires de Meudon au cas où...
Franchement, à leur place, j'aurais laissé tombé l'affaire... Un zouave comme moi ne mérite pas un chambard pareil... Un pistolet de ma trempe ne vaut pas qu'on gâche des cartouches... Mais ces cafards sont têtus, bourriques comme des blattes... Et cons comme un panier ! ( Moi aussi, ça m'fatigue... )
S'ils s'étaient un peu secoué les mandibules au lieu de rejouer Tchernobyl, s'ils s'étaient penché, pareil à l'âne sur la couche du t'it Jésus, auraient trouvé ma planque tout de suite. J'étais tout bonnement sous le lit, à claquer des ratiches, des genoux, et des éponges qui n'en pouvaient plus de manquer d'air... Faut croire que ces argoursins manquaient de jugeote, n'avaient pas lu les enquêtes de Jules Maigret, ou plus grave, qu'ils avaient d'autres migrants à déloger...
Du coup, j'ai échappé au confinement des seniors, au port du masque, au vaccin... Echappé aussi aux hommages rendus à Annie Cordy, à l'étape du Tour entre Borne les Abeilles et Knokke-le-Zout (! ), aux gueulantes du Chef, aux poussins jaunes qui renfilent leurs paletots, à mes copains de la Neuille ( !! ), et à l'envie d'aller voir ailleurs, si par hasard, je n'y étais pas...
Contes à rebours.
vendredi 11 septembre 2020
Cul cul la praline.
Dites donc ! Ca vous casserait un bras de prendre quelques secondes de votre précieux temps pour lire ma prose ! Je vous surveille de ma tour de contrôle, et je m'aperçois que vous vous éparpillez pire les électeurs de Jospin à la grande époque... Vous vous souvenez du résultat ? Je vous vois compter vos sous, préparez la liste de courses, et le repas chez grand-mère, pendant que je m'esbigne à casser du bois tous les matins pour étaler ma confiote sur votre pain rassis, mettre un sourire sur vos trognes, une pensée profonde au fond de vos crânes de piaf ! Vous croyez que ça m'amuse de me casser les genoux à courir le pays pour des photos caca, à chercher des rimes à qua't sous pour satisfaire vos " grossiers appétits (?) "... Faut que je me coltine les archives nationales, celles du Vatican, tous les cancans du grand bazar... Que j'écoute des musiques zinzins qui polluent mes esgourdes déjà bien abîmées... Que je m'use les quinquets sur des statistiques, des algorithmes, et des modélisations qui font pas avancer d'un poil le schmilblick ( Salut frèrot ! ). Rajoutez les jérémiades de Madame Suzanne, le prix du vin qu'arrête pas de grimper, les Bonbons du Grand Belge, les critiques du vilain volatile qui me chacaille les méninges, et ma voisine qui vient de pondre un troisième lardon... Tout ça pour ça ! diraient mes vieux copains de Charlie... Un peu de grain à moudre pour vos moulins à prière ! Ingrats que vous êtes !
Afin de tromper son cafard. De voir la vie moins terne, tout en veillant sur sa lanterne chante ainsi le gardien de phare...Ca ne vous dis rien, j'suis sûr ! Préférez sans doute le sinistre Houellebecq, les aventures de Trump la trompette, le nouveau Castex, l'annulaire à l'index (?), et toutes les conneries des zéros zozos, plutôt que de consacrer quelques instant à mes préciosités... C'est pas joli, joli... Remarquez, je ne vous en veux pas... Mais du haut du phare ( j'y reviens ), je m'inquiète pour vous... Privés de ma bienveillante logorrhée, de mes ronchonnades salvatrices, de mes recettes " bien-être " ( gueule de bois, et cheveux raides ), oublieux des grands hommes que je cite à longueur de blabla, de mes poteaux bafouilleurs ( ils se reconnaîtront ), je crains que la farce ne tourne court... Que fatigué de votre intempérance, je ferme une bonne fois mon clapet... Mais si à l'inverse, lassés de mes roucoulades, vous filiez au fond du bois, voir si le loup n'y est pas, vous désertiez le champs d'osselets pour d'autres rigolades, je serais " cul cul la praline " comme disait ma mère quand je ramenais mon bulletin scolaire...
Le Merle blagueur.
Merci aux lecteurs assidus...
jeudi 10 septembre 2020
Les tubards du coin, sont bien équipés... T'as vu la taille du cendrier ? m'a dit Madame Suzanne.
J'ai haussé les épaules ( ce qui pour moi demande une grosse manip, du corps et de l'esprit, je ne vous parle pas du reste... ( Une manie de vieux garçon (?) ).
Tu vois bien que c'est une fontaine...
Et bien, Fontaine, je ne boirai pas de ton eau ! a murmuré la coquine en rallumant un clop...
Carnets de voyage.
mercredi 9 septembre 2020
( 18 )
- Un buif à gros tarbouif
n'est jamais qu'un cordonnier
à gros nez...
- Je m'excuse de n'être jamais là
où l'on ne m'attend pas.
- A remuer le couteau dans la plaie,
il arrive qu'il se casse...
Ca fait désordre.
- Des ordres et des contre-ordres,
c'est toujours le désordre.
- Il faut considérer l'inéluctable comme
comme une évidence.
mardi 8 septembre 2020
alain
Je continue avec mes bestiaux... Je préviens officiellement les trouducs qui font des misères à nos animaux chéris.
NE TOUCHEZ JAMAIS AUX VACHES ! Cessez vos simagrées de sadiques à la petite semaine...
Mon ami Alain* et moi-même, serions capables de partir en campagne pour venir vous secouer les grelots, que même votre vieille mère en aurait les mamelles toutes flétries... Mettre au monde des argousins d'une trempe pareille, y'a de quoi se bouffer les trompes ! me souffle le père Eustache en chargeant son fusil...
* Finkielkraut. Le seul académicien qui ait une tête de vache gravée sur son épée, tellement ils les aime ( les vaches ). Qu'il en soit remercié dans ces pages.
Faites gaffe !
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Vieille galette.


