jeudi 30 avril 2015

AVRIL

New-York.
25 Avril 1961.
On ne sait pas vraiment ce qu'elle est devenue la donzelle... On ne connaît d'ailleurs ni son pédigrée,  ni la marque de la guitare, ni sa destination... Vu la jupette, les bras nus, on suppose que la saison est bonne et qu'elle marche d'un pas décidé. Peut-être se rend-t-elle au Carnegie Chapter Hall où Bob Dylan donne ses premiers concerts ou encore à une réunion pour la défense des droits civiques... On sait pas je vous dis...
Peut-être une folkeuse dans Greenwich Village... Ou simplement une jeune fille de bonne famille, admiratrice de JFK qui s'en va jouer le Concerto pour Guitare d'Aranjuez, ou Suzanne Bobinneau à vingt ans ( pas possible nous dit l'Oteur ! )...
Inventer une histoire autour de cette photo ne serait pas inintéressant, mais voyez comme le temps passe... Déjà plus de cinquante ans... Que faisiez-vous en Avril 1961, c'est une bonne question...

mardi 28 avril 2015

COURAGE !

- Ecoutez qu'il a dit le Bon Dieu à la bande de vieux grognards occupés à s'abreuver copieusement au Panier Fleuri comme les bestioles qu'on voit dans les docs animaliers, vous faites rien avant mon retour...
Ce qui vous le comprendrez aisément, nous laisse du temps pour déshabiller les petites femmes au fond des verres de saké, de mater les brunes gentilles que l'on détrousse... Qui pétillent et font de la mousse...
Quand le Dabe posera ses abattis au bord du comptoir, y'a belle lurette qu'on sera dans les vignes du Saigneur..
Alors courage !

lundi 27 avril 2015

FENETRE SUR COUR

Vous la voyez la pt'ite fille en noir...                           Vous la voyez la pt'ite fille en noir
Elle téléphone à son Gérard                                         Peut-être qu'elle a plus de mémoire
                                                      
Et trouve très bizarre,  qu'il soit en retard                     Qu'elle a oublié son Gérard...
A son rencard...                                                            Son rencard et tout le bazar,
Peut-être qu'il est au bar                                               Qu'elle discute avec un Bernard
A siroter un Dimanche soir...                                       Un autre Julot, un lascard...
Et moi, triste gaillard,                                                   Moi, derrière le miroir,
                                            
Voilà, que sur le tard,                                                   Voilà que sur le tard
J'en fais toute une histoire...                                          J'en fais toute une histoire...
Toute une histoire...                                                      Toute une histoire...

dimanche 26 avril 2015

T.S.F.

- Après la sortie de mon premier livre, j'étais un jeune écrivain naif et présomptueux. J'ai dit à un critique que je voulais que mes mots et ma littérature ressemblent à une chanson de Lou Reed.. 
- Comme je suis sourd de l'oreille gauche, je pense qu'écrire me permet de vivre en stéréophonie...
- Je n'étais pas un bon élève, et mes professeurs s'étonnaient que je connaisse des textes de Verlaine et Beaudelaire. C'est à cause de mon père qui s'obstinait à me faire écouter Léo Ferré...
P. Djian.
La Vie est un Je.
Y Cause comme ça le Philippe, un samedi soir comme une chanson de Cabrel,  pendant que je lappe ma pâtée et siphonne ma boutanche. Il a les poils qui se dressent quand il entend Mr Tambouriman et parle de Brautigan, Bukowski... De la difficulté d'accorder les mots. C'est pas son pote Eicher qui dira le contraire...
Plus tard, j'écoute la voix de cailloux de Marguerite et m'interlope sur la présence de d'Ormesson dans la Pléiade... (Dis donc ! Menteur à deux balles, avoue que tu t'en fous comme des années yé-yé ! De toute façon, aujourd'hui le Jeannot, il est comme Chirac tout le monde l'aime... )*
Il s'en passe des choses à la T.S.F.
Bon Week-end à vous.
*Voix intérieure. Non autorisée par le CSA et par Suzanne Bobinneau.

samedi 25 avril 2015

SAMEDI

Ombre, soleil, clocher et pis c'est tout.
Si vous tendez l'oreille, vous n'entendrez que le bruit de la cisaille qui coupent quelques
broussailles, futailles,  roncailles fauchées dans leur belle jeunesse et quelques vieux os
qui craquent parce que descendre nettoyer le puits n'est pas une mince affaire en chaussures
de ville et pantalon à plis... ( l'Oteur, citadin par essence, ignore l'emploi des bottes en caioutchou qui font puer des patounes et des grains de tabac oubliés sur la salopette de l'autochtone )
Vous aurez à coeur en vous approchant, d'admirer la pancarte < Epicerie Bar > où vous trouverez
tout le nécessaire de survie pour vos prochaines expéditions (polaires ou pas...)  ainsi que les dates des prochains concours
de boules organisé par la PB ( Pétanque Belliqueuse ). Quelques saoulots de bon aloi vous salueront
fort courtoisement bien à l'abri derrière leurs verres de rouquin. Une soubrette forte accorte vous détaillera quelques ballades propres à vous casser les reins et tout le reste s'il vous prend l'envie d'aller
poser votre popotin sur la croix tout en haut qui veille sur ses ouailles et sur les programmes télé qui sont pas fameux ces temps-ci...
Notez que pas un piaf ne viendra vous chercher noise. Sont tous partis migrer vers "Ces pays imbéciles
où jamais il ne pleut" ce qui est une bonne chose pour reposer vos vieux os qui craquent parce que le puits et bla... bla... bla...
Bon je vous laisse. J'ai Marché.
Pourvu que Bernard ait pensé à mettre de côté la volaille de bresse que j'avais commandé avant de partir nettoyer le puits et bla.. bla...bla...
De notre correspondant à Bouchouxville le 24.04. 

Vieille galette.