vendredi 30 juin 2017

MARS...

La nouvelle kronique inscrite sur les tables de la loi de mon Café du Commerce ! Les dernières sorties sur vos écrans scrutées à la loupe de Sherlock, les nouvelles musiques pompées par les feuilles éclairées de Ludwig... Sculpture, peinture, panure et chapelure, artistes morts ou pas encore... Chefs d'oeuvres, nanards, panouilles ou merdouilles, vous z'en aurez pour vos sous petits chanceux ! Qu'est-ce que vous êtes gâtés ( gâteux ? ), soignés aux petits oignons par votre petit poucet qui place les cailloux là où il faut... Un peu de modestie m'oblige à éviter les titres  de " Guide Suprême " ou de " Folle du Régiment "... Je suis votre obligé, je le sais. Mais je garde ma liberté de penser et des avis qui soyez-en sûrs, seront rapides et tranchés comme les ordonnances de l'Assemblée du nouveau mignon du Chäteau... Rassurez-vous, on ne va pas se tracasser les méninges non plus... Décrypter le dernier opus de Kerkiou Zerkanyenappourdeux , ce cinéaste Tchétchène poursuivi - jusqu'au fond des chiottes - par notre Poutinou chéri ou baver devant le tryptique " Jambon-Mozarella " de la plasticienne italienne Gina Bellaciao. Pas certain non plus qu'on aille jusqu'au dernier chapitre du livre de Martin Tamare intitulé fort justement " La vie cachée du sous-marin ". Tout celà n'est que balivernes ! Soyons pas trop exigeants. La kulture c'est comme la confiture, moins en en a, plus on l'étale dit l'adage populaire... Contentons-nous aujourd'hui d'un petit machin un peu bringuezingue : Des nouvelles de la planète Mars. Vincent Macaigne est excellent comme d'hab...
P.S : Préparez vos seringues, vos boites à pipi et vos cuissards... Vouuuuiiiiii ! Vous ne rêvez pas ! C'est le grand départ, le tannage de fion sur selle de vélo...  Les maillots et les casquettes sont en suce (Oh ! ), le bisou au vainqueur et le marcel trempé toujours de vigueur ! Le Tour est reviendu ! Kroniques échevelées garanties. Les étapes de montagne et les bitures d'Antoine ( 1922 - 1991 ).
Quand on meurt de faim, on trouve toujours un ami pour vous offrir à boire. Elle est pas belle la vie !!!

jeudi 29 juin 2017

CYBER...

On n'est jamais tranquille nulle part ! Tenez par exemple, hier, pendant que j'épouillais quelques idées bizarres, en essayant de compter ( vainement ! ) les gouttes de pluie qui pétaradaient sur mon Vélux, voilà que je reçois un message dans ma boite à malice. Message que je vous livre in petto :
- Nous Marcel Demer, agissant pour le compte de la BNP ( Banque Nationale des Pochtrons ) vous sommons de règler immédiatement votre ardoise au Panier Fleuri. Votre paiement sera effectué par virement sur le compte de l'ABC ( Association des Buveurs Compulsifs ) dans les plus brefs  délais sous peine de poursuites ( et fin ! ). Si vous acceptez cette mission,  ce message s'auto-détruira dans les cinq prochaines secondes -  Impossible ! que je réponds illico !
Ah les gredins ! Comme si ke je ne réglais pas rubis sur l'ongle mes consommations ! Comme si ke je ne laissais pas de pourboire à la petite Juliette des Esprits quand elle promène son Joufflu entre les tables. Ne vous méprenez pas ! Joufflu n'a rien à voir avec l'anatomie de la donzelle, c'est son caniche nain. Un cabot qui se diabète des morceaux de sucre qu'on lui balance à longueur de journée... Bref, pris de convulsions, je contacte mon poteau Roro, un type qui blanchit son pognon dans un trafic éhonté de vervaine-menthe,  pour le mettre en garde  contre ces malversations gredines... 
Le baudet m'annonce avoir reçu la même bafouille émanant d'un certain Marcel Detable. Ne me dites pas que ça sent pas l'arnaque. Sans se démonter ( je vous rappelle que Roro est manchot. S'il se démonte l'en restera rien de la bestiole ! ) il m'apprend qu'on est victimes d'une Cyber-poivrote-attaque fomentée ( refusé ! ) par des Ruskoffs buveurs de vodka...
Je connais bien cette histoire de virus. L'autre fois, des lecteurs pointilleux m'ont cherché des poux dans le navigateur passe que j'écrivais Ke au lieu de Que... Le monde est plein de gredins...


mercredi 28 juin 2017

LAVACHE

Je me trouvai en pleine confusion, quand lassé de me voir faire mille tours et mille pirouettes avec mon nouveau chapeau, le Funeste m'attabla à la terrasse d'un bistrot en face d'une demoiselle qui m'était inconnue. Une " part de tendresse " prompte à me faire chavirer, à recoudre les boutons de ma redingote, à rafistoler les morceaux d'un épouvantail en déshérence.  La vivifiante embellie que m'avait procuré mon nouveau patronyme, disparut très vite. Jules Lavache revînt au galop,  triturant son entrejambe et baissant des yeux qui, un moment charmeurs, se transformèrent vite en agates ternes perdues au fond d'orbites apeurées. Ma patte folle et mes tifs en épis ne tirèrent aucun sourire - fût-il narquois - de ma jolie voisine... Pas plus que le mégot que j'écrasai dans ma tasse de café, faisant rigoler le cendrier tout propre.. Soudain tout était de guingois. La terrasse du Panier Fleuri et ses chaises cabossées, la devanture du fleuriste où s'effeuillaient des marguerites venues tout exprès de Chine, et les mots qui sortirent de ma bouche bafouillèrent une espèce de bouillie en apesanteur qui raconta à la Belle " la vie cachée d'une girafe en panty " une histoire que l'Autre avait écrite un soir de déprime.
" J'appris par la suite et j'en fus bien content que cet état de chose durait depuis longtemps ".Décidément, le salopard d'un trait de plume, remettait les pendules à l'heure.. Devant un tel charabia, je sentais bien que la mignonne hésitait à prendre ses couettes à son cou, qu'elle paierait même les consommations pour échapper au désastre à venir. Mais les choses ne sont pas aussi simples... Victime elle aussi d'un suborneur maléfique qui la promenait sur les pages d'un livre jamais fini, d'un proxo qui selons ses envies, se jouait d'elle, la faisait petite fée ou sorcière, madone ou pétroleuse, la donzelle m'avoua qu'elle ne trouvait aucun intérêt à cette rencontre. Qu'elle avait d'autres matous à fouetter... Que jamais, oh ! grand jamais ! un Jules Lavache - fut-il Bos Taurus à ces moments perdus - ne tournerait les pages du livre d'une Eugénie Leprose, car c'est ainsi qu'elle se nommait, enfermée depuis sa naissance dans un nom qui valait bien le mien en exécration...
Je ne pus qu'opiner du chef ( refusé ! ) et lui déclarer que si nos destins se rencontraient un jour, ce ne serait que fortuitement dans des circonstances atténuantes, ou par la seule volonté de mon Sinistre qui me rejouerait un vilain tour...

mardi 27 juin 2017

NOISES

C'est mon état-civil en chinetoque ! Un truc autorisé par le Parti et ses sbires en Mao...
Vous dire que je suis connu dans tous les services... Reçu au dîners de l'Ambassadeur, dans le boudoir de Madame Hortense...  Adulé de Shangaï à Montparnasse...
Un dazibao qui fleurit dans les chiottes du bar-tabac de la rue des Martyrs jusqu'au fin fond de l'Oural...
Une griffe plus connue que John Lennon, qu'était lui-même plus connu que Jésus-Christ avec ses poteaux qui faisaient de la musique... J. L. et ses apôtres toujours en tête du Hit-Parade ! Pas comme ces morveux de R. S. qu'ont disparu des radars après Gimme Shelter...
Mon effigie trône sur les boques ( bocks ) à bibine de l'Oktoberfest, fleurit sur les chapeaux de la Queen et aux corsages des rombières du Grand Prix de Chantilly... Paraîtrait même que Basquiat s'y serait frotté quand il faisait ses grabouillis... Je suis connu comme le loup blanc et la souris verte...
Alors me cherchez pas des noises...
C'est Mardi les amis !

lundi 26 juin 2017

LA LA LERE...

1 ) Tralala... Vous avez remarqué... C'est Lundi...  Je sais,  ça vous a pas échappé. Après les guignolades du wik-end, voilà qu'on renfile la pelure pour la semaine à venir. On se frotte les pognes jurant que celle-là ( la semaine ! ), on va pas la louper comme l'autre, quand il a fallu qu'on prenne rendez-vous chez le proctologue et le dentiste, se farcir les deux vilains  dans la même journée... Vous avouerez que se faire triturer la bouche le matin et pulvériser le fion l'aprèm après le caoua du midi, ça donne pas envie de fréquenter les carabins de trop près ! Bref, c'est Lundi... Les feux sont au vert, le réveil à l'heure et les mômes chez belle-maman déjà en train de faire des misères à Loulou le caniche et à gueuler que le neskiki est trop chaud ! Salauds de morpions jamais contents !
2 ) Moi le Lundi, je me lance quelques défis qui cavalent dans toute la cambuse... Des décisions péremptoires ( refusé ! ) qui vont améliorer l'ordinaire et entretenir la makine. Chasser les mauvaises odeurs à la bombe Pimpin ( chose qui n'est guère facile, les odeurs sont un gibier pas commode ! ) couper les ongles de pied en quatre, faire du sport, manger bio et prier l'autre bredin de St Antoine parce que j'ai encore perdu mes clefs, mon portefeuille et mes illusions de jeune homme...  Ecrire enfin une kronique qui sera applaudie de tous, une frivolité légère,  mais bien torchée, qui ravira le lecteur en train de cirer ses godasses, et de se faire la raie pour son entretien d'embauche... Je sais que c'est pas marrant d'aller " piétiner d'vant les guichets dl'a main d'oeuvre, solliciter les punaises des bonnes oeuvres ** " et que mes inepties n'arrangent rien, que vous vous en torchez le fion qui va d'ailleurs beaucoup mieux depuis que le procto etc...etc... Je vous contredirai pas, moi qui rêve déjà d'un mardi plein de promesses où je graisserai ma chaîne de vélo, ferai quelques pompes ( à vélo ! ) et m'en irai vers d'autres aventures...
3 ) Vivement demain !
** François Beranger dans le texte.

dimanche 25 juin 2017

POMPIERS

Bon, c'est ce que j'ai de plus récent dans ma niche de vieux chien... Je sors tout ébouriffé d'une semaine enfermé dans la chambre froide à sucer des Miquos ( Mikos ) à soigner mes micauses ( mycoses ).  Alors, vous pensez ce matin, j'ai guère envie de " rallumer le feu " et pis ce soir, y'a le bal des pompiers, ça risque de flamber dans la salle des fêtes... On va se secouer le popotin sur le dernier Daft Punk et siffler des verres d'orangeade comme quand on était jeuuuuunnnes...

samedi 24 juin 2017

LA VIE DES MORTS ( Fin )

- Toujours le même foutu vieil emmerdeur !
- Vous avez raison. Je suis toujours un vieil emmerdeur. Et ça empire sans arrêt. Du reste, c'est la vieille partie qui mouille ma jambe de pantalon. La fascination que j'éprouvais jadis à contempler ma propre perfection physique est aujourd'hui à l'égal de l'horreur que je ressens au spectacle de mon avancée dans l'âge mûr. Ma bedaine, mes jambes arquées, mes cheveux clairsemés, ma myopie et mes dents qui se déchaussent. D'aucun diraient que je suis sur la pente descendante. Il me reste cependant une consolation : je ne suis pas aussi vieux que vous. Hôtel Adlon. Philippe Kerr.
Si les vivants épient, au bord du gouffre,  leur déchéance prochaine et celle de leurs congénères, si sans cesse, ils inscrivent au marqueur, leur dos plié et leurs jambes raides, c'est que la mort n'est pas une chose facile à apprivoiser. Elle vous rogne petit à petit...Le feu-follet devient charbon de bois. La lumière s'obscurcit... Alors comme pour se fuir, les vivants l'inscrivent dans leurs pensées, leurs ritournelles et leurs livres...
La vie n'est-elle pas un roman ? dit la rumeur...

Vieille galette.