jeudi 31 décembre 2020


Allez une dernière salve...
Comme un clap de fin.
Fêtes sauvages, mise en danger de la vie d'autrui...
On fait le ménage. On tire le rideau. La Coméd'ia
est finie, mais le show dure encore.
Paraît qu'à cause du couvre-feu, les feux tricolores
s'emmerdent sur nos avenues...
Ce soir,
Une soupe, et au lit.







mercredi 30 décembre 2020

Les choses de l'esprit

 " Rigodon " est un livre difficile. Le dernier de la trilogie allemande de Ferdinand, Lucette et compagnie... Terminé le jour même de la mort du Baudet de Meudon, le récit de cette danse macabre est plein de mots ( maux ? ), trop quelquefois...  Un verbiage qui gicle comme les shrapnels des grandes pouilleries, et vous donne le vertige...
Pourquoi je vous raconte tout cela, petits lecteurs ? Pour vous convaincre ? Pour faire le malin ? Que nenni mes bons... Simplement aujourd'hui, je me demande si " les choses de l'esprit " chères au vieux François ne nous joueraient pas une mandoline digne d'une tarentelle maligne.
Figurez-vous que l'autre matin, m'en allant chercher mes chopines pour la semaine, et fêter dignement le jour où maman me fit pousser ma première gueulante, ma petite boite à lettres me fait de grands signes, prouvant à la fois qu'un courrier important m'attend, et que les boite à lettres sont capables de se démener au fond d'un couloir même quand le temps ne s'y prête pas...
Un ami, dont je ne citerai le nom que sous la torture ( gardez-moi de mes amis, je me charge de mes ennemis... ). m'envoie une jolie carte postale où l'auteur de " Rigodon " justement, pose avec son clebard, devant une tapisserie pourave... Qu'il en soit remercié ! ( L'ami, pas la tapisserie ! Suivez bon dieu ! ). Le gredin me connaît bien... Même s'il ne partage pas mes langueurs...  Sur la photo, le chien a l'air plus éveillé que le maître ( ce qui est bien souvent le cas dans le monde animal ! ). L.F? Céline en exil 1949 dit la légende. Photographie Pierre Vals. Ainsi le vaurien se laissait tirer le portrait ! J'aurais aimé être présent à ce moment, comme à celui de la remise du prix Nobel à Bobby ( qui tire une gueule tout à fait Célinienne ! ). J'étais à la page 92 de " Rigodon", histoire de terminer l'année sous de bons auspices... Vous la voyez la moutarde ! la coïncidence ultime qui vous ferait croire aux remèdes du charlatan Raoult !
Bref, mes bons, relisez . Si vous avez la chance d'avoir un ami, ce n'est pas si rare, qui vous a à l'oeil, peut-être vous fera-t-il un joli cadeau. C'est tout le bien que je vous souhaite...
Journal Confus.

mardi 29 décembre 2020

 Un petit grattage de cornes te fera le plus grand bien, m'a dit l'homme serpent en ajustant ses écailles. il zézayait un peu ( sans doute sa langue fourchue ), et je n'ai émis aucune opinion sur la chair flasque, d'un rose fatigué qui plissait sur tout son corps ( la mue sans doute ? ).
Tu nous arrives barbichu, piaffant, et puant comme jadis dans ta peau d'homme, mais, ici, sache le, nous ne sommes que des personnages qui s'agitent derrière le grand rideau rouge du bestiaire. Ce n'est pas un hasard si tu échoues en bouc, ensaboté de crotte, le poil raide, et les yeux tristes. Le grand trieur connaît son métier, et la barque du père Charon a pris son temps... Je fus moi-même, dans un autre monde, un sérieux prédateur pour mes congénères, enroulant dans mes anneaux toute la misère du monde. Tu n'auras que le choix de la paille, et des amours caprins. Tu défendras le troupeau contre les lupus qui rôdent, et les rats qui grognent, parce pour l'éternité, ce sera ta place.
0n raconte encore aujourd'hui, que Monsieur Seguin en fût tout déconfit..
Autres contes.

lundi 28 décembre 2020


 Voici un machin, qui selon les légendes de nos campagnes aurait traversé la Sibérie, l'Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Kelsaltan, et le Kukustan... Bref, tous ces bleds perdus où des minus en peaux de bêtes cavalent sur des canassons de poche, en braillant les codes de leurs CB fournis par le chaman du coin...
Il aurait aussi fricoté du côté de Che Monsieur Guevara, subit les quolibets des vigognes, qui sont de sacrées farceuses, participé à la prise de la Pastille dans une république bananière. On l'aurait même aperçu en Kalifornie, baladant une armée de hippies bariolés persuadés ( les hippies ) que le monde ressemblerait bientôt aux rengaines de Bob, un gourou bien connu des fumeurs de ouinjes...
Enfin, c'est ce que prétend le proprio de la carriole... Moi, je veux bien... En cette fin d'année, je suis prêt à gober toutes les fariboles... Vous me diriez que l'on a vu le virus se barrer son baluchon sous le bras, en route pour de nouvelles aventures;  je vous croirais dur comme fer...

dimanche 27 décembre 2020

 Ca me rappelle une bonne blague... Un type va voir son docteur :
- Docteur, je suis désespéré. Je me sens seul, et malheureux. Catastrophé par le monde en charpie, la vilainie des hommes... Aidez-moi...
Le Doc lui répond :
- J'ai le remède qu'il vous faut, pour mettre fin à vos angoisses... Le clown Paillasse est en ville. Allez le voir, il mettra fin à vos soucis... Le bougre vous amusera par quelques facéties, quelques pirouettes, et vous retrouverez le sourire...
- Mais, Docteur... JE SUIS PAILLASSE.
Une bonne blague...
The Watchmen.

samedi 26 décembre 2020

 C'est vers les containers à verres que l'on fait les plus belles rencontres... Il y a les habitués... Ceux qui tous les jours, viennent tirebouchonner des boutanches encore fraîches, comme on va à confesse. Les rubiconds à gros pif, et panse pleine, que l'on devine jamais bien loin du goulot. A chaque cadavre extirpé du cabas, ils poussent un soupir, remplis de gratitude pour ces Mercurey, ces Chablis, ces Rosés de Provence ou ces Grands Crus Alsaciens qui vous mettent la géographie au ras des papilles.. Consommateurs sans modération, ils papotent autour du moloch, trinquent au temps qu'il fait, et à la mère Tapedur qui s'approche comme une chaloupe dans la tempête. On va savoir très vite les derniers potins du patelin, les nouveaux virus qui s'amènent, et si vous insistez, le rapport qualité prix de la vignasse que nous refile en loucedé, le bougnat de la rue de la Soif. On regrette amèrement le temps des consignes... On aurait fait fortune autour du pot...
Ainsi vont, vont, vont les petites chopinettes... Ici, pas de distanciation sociale... Le Marquis qui ne jure que par le Chambertain, copine avec Roro, grand amateur de piquette, celle qui vous racle les tuyaux, et vous fait chanter a capella... Même le Commissaire, et son adjoint ( Turlupin, souvenez-vous ) sont de la partie. Profitent pour faire discrètement quelques contrôles d'ébriété... On ne se refait pas, mais les gredins participent gaiement au grand lancé de canettes dans le déversoir... J'en appelle à Bacchus ! A Bacchus j'en appelle ! fredonne une Epave qui passe par là, et le tour est joué...
Chacun rentre chez soi, biberonner pour une prochaine rencontre, en faisant quelques vers...
Vers le container à verres...
Kroniques à boire.

Vieille galette.