dimanche 31 janvier 2021

 Comme je suis un vieux gars, confit - né, et prévoyant ( prévariant ? )

Je me suis mis au Pépé-travail...

J'aurais préféré le Pervers-pépère, mais Marcel * avait pris la place....

* Marcel Gotlib.

samedi 30 janvier 2021

 Ce soir, c'est moi qui garde les lions. C'est ennuyeux. J'ai une peur bleue de ces bestioles. Des saletés qui se bastonnent pour un oui, pour un non, puent du bec, secouent la crinière, et si, l'on y prend pas garde, boulottent les enfants maigres. Comme si ces pauvres mômes n'avaient pas déjà assez de soucis comme ça. Je les vois qui tournent en rond, font les bourriques avec la volaille vaudou, aiguisent leurs griffes sur la peau des zèbres, et lorgnent les girafons que les mères abandonnent quand elles vont boire...
J'ai des angoisses de gnou quand je les entends gratter contre la porte de la cabane... Des envies de fuite,... De retrouver le grand fleuve, débarrassé de ses crocos, nageant avec les dauphins débonnaires, en parlant de la pluie, et du beau temps... Beau temps qui n'en finit pas, et assèche sans pitié ce coin de verdure, où jadis, Elta et moi, dansions comme des peaux-rouges scalpeurs de vautours... Que de confusion... Quelle funeste charia va nous tomber sur le coin du nez ? On parle d'enfants soldats, d'enfants otages, de femmes excisées, du désert qui tire la langue, s'avance dans la savane... 
Quand je vivais dans le Grand Nord, je ne craignais que les ours, les gloutons, mais je possédais une carabine, et mes peaux de Caribou me protégeaient... Ici, je n'ai qu'un pagne, et une sagaie... Pas de quoi faire le fier. Quand Elta rentrera du marché, je lui poserai encore la même question...
Quand se termine le maléfice ?
Conte africain.

vendredi 29 janvier 2021

 Hier soir, en reprisant mes chaussettes, ( y'avait rien à la télé ), je pensais qu'il y avait quelques décennies que je ne vous avais pas entretenu du gentil Moustachu, malotru, cornu, turlututu, chapeau pointu ( et Bardamu ! ). Du fieffé rusé, farceur, bonimenteur, et beau joueur, qui avait mis en émoi les gabelous de la République, et fait frissonner les femelles du canton, sans du souci du qu'en dira-on... Con fini que j'étais à jouer au vengeur masqué qui chasse le virus, j'avais oublié ma petite ménagerie, mes morts célèbres, et les livres de Ferdinand. Bref, le monde faisait son testament au grand bal des Quat' z'arts, où plus personne ne venait danser. Les Mauvais Sujets ne se repentaient pas, les Filles de joie avaient disparu, et les bistrots à gros dégueulasse, ne faisaient plus recette...
Pas besoin d'être Jérémie... Le matou de Margot, Fernande, et ses copines, faisaient grise mine, pis le pt'it ch'val dans le mauvais temps. Corne d'auroch ! que je me dis, faut te reprendre ! Ne pas laisser la Femme d'Hector au premier Con venu, qui  profiterait des circonstances pour se faire sacrer Roi. 
En reprenant mon tricot ( j'avais fini les chaussettes ) j'ai pensé qu'il y avait encore beaucoup de choses à dire. Les trompettes mal embouchées pouvaient toujours sonner, ma renommée n'était pas mise en cause. ..
Bonhomme continuerait son chemin, entre une Epave, et un Grand chêne...
Sauf le respect que je vous dois.
Le Merle chanteur. 

jeudi 28 janvier 2021

 Quand l'oncle Fétide entrera dans la boutique, doublez les masques ! Enfilez vos combines de survie, et désinfectez les locaux du sol aux petits coins. Isolez le bestiaux, passez-le au karcher, au scanner, et à la moulinette à Bébert. Chopez-le le avec des pincettes, plongez-le dans l'huile, faites-en un escargot tout chaud, comme cette benête de souris verte... Demandez le renfort de l'armée, si besoin est... 
C'est que le vilain possède une panoplie de virus, minus, et cubitus, que même, nos épidiémus honorabilus, sont incapables de répertorier... Vous allez me dire, z'ont plus le temps, de chercher quoi que se soit, les Nimbus... Toujours à faire les gandins à la téloche, à nous prédire un avenir en culotte de peau qui fait froid dans le dos... Z'ont toujours le sourire narquois, quand on leur pose la question qui fâche, la banane de ceux qui savent, la conscience de la science infuse, qu'on ne trouve qu'au fond des tasses de vaccins qui montent en bourse, pis la notoriété de la blondasse à matous, qui se prépare à une érection qui ravira tous les couilles-molles de la contrée... Promettent de rallumer la lumière dans le gourbi, mais attention ! Faut qu'cest nous qu'on change les ampoules ! s'égosille Roro dans son langage châtié... Ils nous fatiguent jusqu'au fond des narines, ces carabins de malheur, ces docteurs en science au culte, aurait dit le joyeux Commissaire... C'est tous les jours Questions pour un lampion, tout ça pour finir par nous dire, que ben... Sont pas bien sûrs... Qu'on verra demain, peut-être... A la rigueur... Si la potion fait de l'effet... Baltringues va ! Voilà que je m'énerve, et en oublie le tonton.
Une seule solution pour éteindre le bâton de dynamite, et ses virus tueurs. Appelez tata Putride, elle seule, saura le ramener à la raison...
P.S. Chers lecteurs, ne voyez aucune malice dans ce test alambiqué. Faut bien que l'Oteur passe le temps entre deux textes PCR. Mouchez vous dans votre coude, et fermez la fenêtre en sortant... Ca caille !

mercredi 27 janvier 2021

 Il ne faut pas se coucher trop tard, les clefs de la nuit dans la poche. On pourrait les perdre ( les clefs ), et le matin, morveux, petit comptable atrabilaire, nous demanderait des résultats, des bilans, avant de nous mettre en faillite, de solder les comptes, règlements judiciaires, et compagnie, orchestrés par les technos- nimbus, les économo-épidiémus, ces nouveaux virus, qui envahissent nos plateaux télé, dégoisent comme des merles en bisbille avec les corbacs, se foutent pas mal que les ivrognes crèvent de soif...  Fatalitas !
Chéri Bibi.


lundi 25 janvier 2021

Actu...

 Chers membres de la Kommandantur.

Ca ne me dérange pas d'être à nouveau isolé, confiné, si c'est pour protéger mon prochain, éliminer la saloperie, rendre le sourire à ma conciertge, et faciliter la réouverture des bistroquets, des cinémas, et des < petits jardins qui sentent bon le Bassin... > vous connaissez la suite. J'espère, comme vous, quand les beaux jours seront revenus, que le manteau neigeux de mes deux aura fondu comme la banquise, pouvoir m'en aller tremper mon museau dans la mare, et siffler gaiement < la pt'ite Huguette > autour du lac...
Ce qui me navre... C'est d'être enfermé.
Alors, s'il vous plaît, chers membres du Château, offrez-moi un bout de luzerne, un piquet, avec une longe assez longue pour que j'évite de faire caca là où je mange...
Pour le reste, ne vous inquiétez pas. Aucun risque qu'une chèvre ne vienne me chercher pour me boulotter au fond du bois.
Il y a longtemps que je n'intéresse plus les chevrettes...
Bien à vous. 

Vieille galette.