lundi 9 mars 2026

                                                                       Par respect pour les poules,
                                                                       je ne mange que des oeufs
                                                                       bio...

dimanche 8 mars 2026

Sans titre...

 L'existence tourmentée de la Princesse Tesconneries. C'est parti... Est-ce que l'on va s'esbigner longtemps avec la donzelle ? La faire danser sur les braises de Saint-Guy, pour qu'elle vive sa vie de petite fleur, ou de ménagère derrière son fourneau ? L'histoire le dira, quand le baudet aura mis en branle la machine. Rien ne presse. Peut-être que devenue influenceuse, pétasse reconnue sur les zéros au Pays des Trouducs, elle fera la connaissance d'un bellâtre un peu idiot, mais dans l'air du temps, quittera son vieux mari dégueu, qui pour venger l'affront lancera à ses trousses une armées de nervis dignes des Tontons flingueurs, pour faire rigoler les abonnés du poulailler. Ou filera-t-elle le parfait amour sur l'ile de Lesbos avec une sous-marinière poilue, allemande de surcroit, pour finir à la Une des gazette à pérorer (?) sur l'existence des calamars des grands fonds ? La sauvegarde des pêcheurs à la ligne, ou de l'écriture manuscrite sur les murs des mairies...  On ne sait trop... Encore un matin, où tout se lémange dans ce monde de bruit, et de fureur... La faute sûrement à des lectures toxiques, à une mauvaise alimentation, ou à des pensées matinales pour le moins dégénérées.
Demain si tout va bien, je vous livrerai La triste vie d'un chat de gouttière... Ca nous promet des aventures de matou crotté.
C'est tout pour aujourd'hui.


vendredi 6 mars 2026

 Je vous ai mis un peu
 de chute libre.
 Vous verrez, ça
 rehausse le goût
 du
 vide...

jeudi 5 mars 2026

Déja vu...


 Je vous parle des années 2000. Bien avant toutes les guerres, bien avant que les chiens ne meurent, et qu'on oublie jusqu'à leur nom... Je vous parle des hivers qui vous tombaient sur la tête, et l'on bénissait le ciel qu'il reste bien en place, et qu'il oublie (le ciel) les avions fous, annonciateurs des mauvais jours. Peut-être le début des décennies de bruit, et de fureur. Je vous parle des lettres que l'on envoyait par la poste, les petits dessins nous faisaient friser de rire les dessous d'bras, la musique s'ennuyait déjà,  et toujours les filles... Je vous parle, mais je vois que vous n'écoutez pas...Tant pis, pour moi. Tant pis, pour vous...

mercredi 4 mars 2026

                                                                      Tuer le temps,
                                                                      le crime
                                                                      parfait...

mardi 3 mars 2026

 Se relevant d'une sévère fluxion de poitrine, le baudet fit quelques pas dans le monde des "non fumeurs ". C'était étrange... Il ne se passait rien. Un océan de vide sans toux intempestive, sans glaviots rocailleux, ni reniflements louches au niveau du pif... Une mare sans tritons, sans glouglous pour vous faire tourner la tête, ou raccourcir le souffle qui grimpe l'escalier. On devait vite s'emmerder dans ce monde indolore, incolore, sans les petites ronces logées au fond des éponges qui vous piquent le matin au réveil, sans cette envie folle de rouler entre les doigts le vieux mégot du Grand Jacques, l'Higelin qui mourut d'une glissade, comme son compère le Grand Belge, tous les deux accros aux clous de cercueil, et aux chansons couillues...
Et la jolie couleur du tabac qui s'enflamme, le grésillement de la pipe d'opium du peuple, les brins minuscules qui s'égarent sur le paletot, font des pellicules sur le plastron entre les taches de vin, et la joie de vivre... Il faut vite penser à autre chose, se dit l'énergumène cathéchumène (?)... 
Dis, Bijou, tu sais pas où j'ai mis mes cigarettes ?
Les brunes, ou les blondes ?
Qu'est-ce que je t'aime toi !!!
Bartabac.

lundi 2 mars 2026

Copinage...

 Puis Targé, le ministre de l'intérieur, annonce que Louise Michel vient de lui écrire. Là, aujourd'hui, le jour où Hugo s'en va ! Elle refuse d'être graciée au 14 juillet comme c'était annoncé, elle veut rester à Saint-Lazare, elle fera ses six années, elle considère toute grâce comme une insulte s'il n'y a pas amnistie générale pour tous les crimes politiques, car c'est bien un crime politique que d'avoir manifesté pour les sans-travail et pillé trois boulangeries pour distribuer le pain. L'obstinée ! disent-ils. La folle aussi. On le dit vite d'une femme.
- Elle a raison, Louise, lâche bruyamment Lisbonne.
Louise est son amie. Ils ont été déportés ensemble. Et il est venu au Palais de justice, il y a deux ans, quand ils l'ont condamnée pour cette histoire des boulangeries. Il la revoit debout face à ses juges, le président lui demande ; Vous prenez donc part à toutes les manifestations ?
- Hélas oui, lui répondit-elle, je suis toujours avec les misérables.
Victor Hugo vient de mourir.
Judith Perrignon.

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                                                                       Par respect pour les poules,                                         ...