dimanche 26 avril 2026

 Faut bien l'admettre, je suis un mâle blanc, vacciné au jus de poireaux, pommes de terre, et vin rouge, qui font les yeux doux dans le bouillon du gros Bruno.Un goujat mal dégrossi, pas déconstruit du tout, resté planté dans son champ de navets. Compulser des grimoires, des Bagatelles, en matant depuis la fenêtre des caracos, des engeances féminines d'avant l'ère Me Too, ça m'occuperait bien les journées, si j'avais encore les yeux en face des trous. Je n'ai pas non plus les biscotos des couillons masculinistes, la barbe des hispsters, et les roustons qui vont avec. Pas plus que je n'affiche la tronche livide des bouffeurs de tofu, des amateurs de lentilles, buveurs de luzerne. Disons que je conserve (en boite) dans mes placards, les relents du XXe, quand on fumait dans les trains, ou les avions, que l'on vendait les peaux de lapins au bout d'un bâton, les politiques au bout d'une pique... Quand les tricots de corps racontaient l'histoire des marlous qui se lavaient à la fontaine, des poilus qui tenaient permanence dans les bars à Nez de boeufs, et que la bigote Yvonne voulait interdire une chanson rigolote.
 J'ai des chaussettes en tire-bouchon, des culottes qui flottent dans le gaz honteux des bouffeurs de tripes, et la tonsure d'un moinillon défroqué. Les bisons tapent de la corne, et les indiens ont foutu le camp, lassés des grandes plaines de l'enfance, où comme tout à chacun, j'ai chevauché des licornes, avalé des couleuvres...
Homo Erectus (1) 

samedi 25 avril 2026

 Bartaba, et Suzanne, assis sur le muret qui longe le chemin qui mène chez Tony Truand, le vieux ferrailleur qui habite l'ancienne fabrique de pipes, Deux pigeons empâtés par l'époque, qui ne savent plus où donner de la graine, comment faire pour s'envoler plus loin que le bout de leur bec, qu'ils ont bien usé, bien renfrogné pire groin de vieux sanglier pillant les patates du champ de navets. 
 Ils groovent gentiment dans le sillon, parlent de choses, et d'autres, pour parler d'autre chose. Papotent, comme jadis, les bignoles quand elles descendaient les poubelles. Aujourd'hui, il n'y a plus de bignoles, et les poubelles ne traînent plus le long des trottoirs. Sauf quand les éboueurs sont en grève, mais par chez nous, il n'y a plus d'éboueurs... Rien que des employés municipaux, gantés, masqués, casqués, comme s'ils partaient à la guerre. Les gaspards font la gueule, plus le moindre reste à se mettre sous la dent.
 Tout fout le camp, ronchonne Bartaba, en jetant son mégot sous la patte d'un caniche qui passe.
 T'as raison, renchérit Suzanne... Viens on va voir plus loin, si l'herbe est plus tendre...
 Mais y'a plus d'herbe... Rien que du gazon synthétique venu de pays lointains, imbéciles où jamais il ne pleut.
Samedi Vaudou.

jeudi 23 avril 2026

 Quand les tambours prennent
 le pouvoir,
 c'est que les barbares sont
 dans la plaine.

 

mardi 21 avril 2026

lundi 20 avril 2026

 Pionce Pilate se réveille.
 Toujours, il se lavera les mains
 des affaires du monde.
 C'est écrit dans le
 manuel.
 

dimanche 19 avril 2026

 Le Petit Conservatoire de musique est fermé. Comme le magasin de légumes, la pharmacie, et le Bar des Touristes. Personne ne s'aventurerait sur le pont, où seuls les débris de la semaine font du rab. Ils craignentt que les hommes des molochs n'arrivent trop tôt dans leurs engins poubelles, leursr souffleurs de feuilles qui font un boucan d'enfer, et rendent les musiciens aphones. Même le ratichon qui vient du bled d'à coté dans sa voiture sans permis, parce que Dieu, ne veut pas qu'il se conduise mal, traîne du côté de la Chapelle, guette les ouailles qui seraient encore intéressées par une petite bénédiction. Les grenouilles dans le bénitier qui fuite... Personne pour me dire l'heure qu'il est, si la boulangerie est ouverte. 
Comment je m'appelle... C'est dimanche que voulez-vous...
Journal Confus.


 Faut bien l'admettre, je suis un mâle blanc, vacciné au jus de poireaux, pommes de terre, et vin rouge, qui font les yeux doux dans le ...