samedi 22 novembre 2025

 - Dis-moi tu l'as ton kit ?
   Mon quitte quoi ?
 - Ton kit de survie andouille !
   Sur qui ?
 - Survie, t'es sourd !
   Et toi, t'es lourd. Bien sûr
  que je l'ai. Une bouteille de raide,
  cinq paquets de tabac, et la moustache
  du rigolo que j'aime tant..
 - C'est bien, te voilà sauvé.
  Tu sais quoi ? Je me verrais bien
  avec un kilt de survie....


jeudi 20 novembre 2025

Météo...

 S'en est fallu d'un rien
 que je pointe le museau
 m'en aille faire le siège
 du comptoir au bistrot.
 S'en est falllu d'un rien
 Mais il était trop tôt
 Et puis y'avait un piège.
 Mon cher alter-ego
 m'a dit fait gaffe,
 Il neige..
 8h10.
 3°

mercredi 19 novembre 2025

A bon entendeur...

                                                                           Je pense que les français
                                                                           ne sont pas assez cons pour
                                                                           voter pour le RN.
Alain Souchon.

lundi 17 novembre 2025


De l'autre côté de la rivière, il y a des gens, qui, comme moi, vivent au jour le jour. L'été, au petit matin,  ils ouvrent grandes les fenêtres, peut-être pour écouter le chant des piafs, profiter des premiers rayons, ou faire sécher plus vite les cauchemards de la nuit. L'hiver, ils allument les loupiotes. D'abord dans la cuisine, puis le salon attenant, où des ombres traversent mon champ de vision. Les ampoules au plafond, ressemblent à ces feux follets qui tremblotent dans les allées du cimetière, diffusent une lumière de fin de vie qui filtre au travers des rideaux en crochet, le signe que ces gens-là ne sont pas de première jeunesse. 
Voilà l'odeur du café, de la première cigarette, du journal de la veille qu'on feuillette distraitement, celui qui servira à enrober les épluchures du frichti de midi, toutes ces banalités qui sèment les petits cailloux de la journée à venir. Voilà que Monsieur compte les petites pilules, pense au médecin de famille qui voudrait bien vérifier cette cicatrice d'un amour de jeunesse, jamais refermée. Voilà que Madame pense au rendez-vous chez le coiffeur, la tête mise en plis au chaud sous le casque, qui lui enlève tous ses soucis... Je sais qu'en fin d'année, les guirlandes feront des couleurs sur les murs, qu'un père noël en carton se suspendra sur le balcon, comme le pendu de la fable. mais je ne peux deviner s'ils s'offriront des cadeaux (la cravate de chez Monoprix, ou la crème de nuit Sephora), je ne sais s'ils s'embrasseront sous le gui, en faisant pèter une roteuse plus haut que leur cul, si les enfants viendront prendre le dessert avant de retourner vite fait à leurs affaires. On ne peut pas tout savoir... Et si l'on savait tout, On s'arracherait les oreilles chantait le grand Ferré, dans un opus oublié depuis longtemps. 
N'allez pas croire que je passe mon termps à mater mes semblables... Pas plus que je m'en irai cancaner autour du moloch où l'on jette les bouteilles vides, et les plastocs, parce qu'il faudrait que je trie mes déchets... Je n'ai aucune envie de prendre la barque, et de traverser la rivière... A chacun son Styx
Le trou de serrure.
(Extraits)

           

 

 

 

dimanche 16 novembre 2025

                                                                     Pâtes au logis.
                                                                     Pathologie
                                                                     de l'ennui.

vendredi 14 novembre 2025

 Faudrait pouvoir tout noter. Se scarifier dans l'histoire. Mais tu n'as jamais le bon stylo, le scalpel bien aiguisé sous la main. Garder tous les tiroirs ouverts dans l'atelier. Séparer les t'tis clous des plus grands, les vis des boulons, les fils verts des fils bleus, comme les bricolos du dimanche. Si tu ne ranges rien, tu perds tout... Le passé est illisible, le futur, ben... C'est le futur. Tu ne sais jamais si tes sauts d'antilope vont pas finir dans la fosse aux lions. Qu'est-ce qu'il y a de l'autre côté de la montagne ? Mystère, et boule de shit... La faute au guignol qui pend et fait le dandy sous la potence. Je ne fais pas non plus d'économies sur les jours à venir, je n'assure guère mes arrières. Mes photos de famille dorment au fond d'une commode dans le garage, entre deux vieux pneus, et un bidon d'huile, et j'ai oublié depuis longtemps le nom de mon premier chien. Paix à son âme.... 
Pour autant, je ne boude pas les bousculades dans le rétro. J'aime bien sauter dans les flaques, me mouiller les arpions au jus des souvenances. Je me déguste à la sauce mignonette sans états d'âme. J'évite les larmes de croco, les embrouilles de l'esprit qui te gâchent le teint pire un foie en partance. Je pense à ceux qui, comme moi, ont les neurones à la retourne, des fuites dans le carburateur. Ceux qui n'ont jamais fait attention à la cloche qui sonne à la récré, trop occupés à compter leurs billes...
Le trou se serrure
(extraits)

 - Dis-moi tu l'as ton kit ?    Mon quitte quoi ?  - Ton kit de survie andouille !    Sur qui ?  - Survie, t'es sourd !    Et toi, t...