mercredi 25 mars 2026

Cécommca...

 " Au fond de l'écriture, c'est la boiterie qui fait le rythme"...
 Nous z'y voici... Ronchon qui s'en dédie... La vilaine teigne qui me gratte l'occiput, et me fait jouer les petits canards dans la mare. 
 - Je n'aime pas que l'on empiète sur mes heures de sieste, mes nuits de labeur, le repos bien mérité d'un guerrier en fin de course. Laissez-moi mijoter tranquillement dans ma saumure, et ne prenez pas de rendez-vous en mon nom chez le merlan, le procto, l'arracheur de dents... A la rigueur, chez Madame Suzanne, la menteuse de la rue des Cheminots, où j'ai mes habitudes, à l'écouter raconter ses salades... Peut-être une partie de dés avec Mouloud, mais sans plus...
Ne venez pas non plus me tanner la couenne avec des zouaveries dans les galeries marchandes des grands magasins clinquants, des bistrots sur orbite, où l'on sert des caouas hors de prix, des jus de désintoxe au n'importe quoi, sur des tartines d'épeautre, et autres salades sans vinaigrette. Je vous préviens, je ne porterai pas votre cabas rempli des coquillettes, des rabais, et des cartes de fidélité qui font baver les ménagères en rut. Les têtes de gondoles ne m'intéressent pas plus que les caissières qui proposent des lance-pierres en promo, et soignent leur mal de vivre avec des neuroleptiques en solde.
- Sachez aussi que je ne supporte plus de grimper les chemins escarpés en bande, avec des Tamalous bavards. Sentiers qui donnent le tournis, le barda qui vous scie le dos, pire un légionnaire en campagne, pour atteindre à bout de souffle, un belvédère à la noix, la Sainte Machine posée sur son caillou qui mate dans le corsage de la vallée. Panorama grandiose sur le clocher de l'église, paumé dans les effluves dégueulasses des bouses de vache, et de la pollution des usines plastoc qui font tousser le pauvre voyageur, tandis que sa liquette lui glace les osselets, parce que bien sûr, il faudra refaire le chemin A L'ENVERS, histoire de fracasser ce qu'il reste des rotules encore en état de marche... Et y'a toujours un zinzin, un ancien des impôts, qui jacte sans cesse pour signaler que c'est vraiment un joli point de vue, qu'on  voit les monts chauves, les éoliennes qui mettent la zizanie dans le troupeau, alors que je renifle des effluves de souffre, que j'ai les poumons qui explosent sous les côtelettes... Laissez-moi tirer sur ce vieux mégot qui fait de jolis nuages, et ne m'inscrivez pas à la prochaine sortie...
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mardi 24 mars 2026

Vesoul...

                                                                T'as voulu voir
                                                                Vierzon...
                                                                Ben... Non,
                                                                plus maintenant.

dimanche 22 mars 2026

 La Confrèrerie des Chauve qui peut
 et chauves-souris nous fait savoir
 qu'elle ne soutiendra pas
 Chauve Ciotti dans la prochaine
 salade niçoise. 
 Blaguatoto.

samedi 21 mars 2026

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Je gargouille des rengaines de grognements, souffle court, bave aux lèvres, et autres machins qui poussent l'air au dehors de mes éponges, à faire douter le premier de la classe du Conservatoire des Musiques Anciennes. Si mes esgourdes sont musicales, le reste du paquet, celui que l'on promène vaille que vaille dans la fosse de l'orchestre, a du mal avec le rythme des maracas des musiciens déguisés en Mariachis mexicanos qui font danser tous les macchabés du cimetière. La flute des Andes, et la grosse caisse des fanfares me cassent le dos, me font douter du crincrins des mandolines qui flottent dans les merdes de la Sérénissime... Je n'arrive plus à mettre ma vie en musique... Je suis devenu le Fantôme de l'Opéra. 




vendredi 20 mars 2026

S.T.


D'abord mettons les choses au poing.
J'ai encore toutes les musiques dans les oreilles. Les sonneries des réveils, le son des tambours, les battements de coeur, et les soubresauts de braguettes sont inscrits sur l'almanach grivois, et le calendrier de tous les saints, et saintes depuis le début de la création. Les tam-tams du début, les cris de singe poussés parce que couches sales, et compagnie. Les piaulements de moineau parce que jolie maman, les soupirs de rhino parce que t'es la plus belle. Toute la ménagerie des sons, et lumière, pirouettes, et cascades s'engouffrent, se répandent comme lave de volcan, ruisseaux guillerets, bave de crapaud, et larmes de crocodile. Je ne suis jamais avare d'émotions à remettre sur le métier, savoir s'il existe vraiment (le métier). Je note, je coche, je bafouille au cas où j'aurais des comptes à rendre au guignol du dessus, ou du dessous, selon que la pièce tombera sur pile, ou face. Je connais des adresses d'anciens chenapans. J'ai des listes de cousins de provinces, de promesses jamais tenues. Le bruit de la mer, la cour d'école, la couleur des ciels, les éclairs au chocolat, vanille, tout ça en vrac, quand je déplie la carcasse au pied du pucier, quand j'ouvre un oeil, et me rince le dos avec la pierre ponce.
Plumages, et grattages, font bon ménage dans ma boite à cirage.
Et ce n'est pas le rimailleur de service qui dira le contraire.
J'aimerais tant pouvoir ranger les photos des copains, les cahiers d'écoliers, les plumes au chapeau, les tu te souviens Barbara, bien à l'abri dans un coffiot inviolable, à n'ouvrir qu'en cas de décès, ou d'absence prolongée. Savoir comment mettre la poussière sous les tapis sans qu'ils s'envolent (les tapis), que je reste souvent à me demander pourquoi tant de roucoulades me sont passées sous le nez. Pourquoi, je n'ai jamais réussi à chanter "juste" dans la chorale ? J'aurais fait une basse correcte avec ma voix de fumeur, tout en haut de la scène, statue de Commandeur au-dessus des castrats, droit dans ma barbe de centaure... Mais non. J'arrive juste à sortir de ma bouche des clapotis de grenouille, des paroles de menteur... Les croassements de crapaud en rut...
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jeudi 19 mars 2026

Sale type

 Permettez que je m'insurge ! Qu'encore une fois, je fasse mon sale type énervé comme un pou sur la tonsure d'un cathéchumène que les énergumènes apprécient à juste titre. Je ne vois guère que des ronchonnades d'un autre âge pour me sortir du trou... Et si je rajoute un peu de mauvaise foi, pour corser la sauce, c'est que vraiment je me sens pousser une tignasse de vilain, les serpents sur la tête de l'autre déesse à la noix dont j'ai oublié le nom, ce qui m'importe peu, Tonnerre de Zeus ! Et bien malin celui, ou celle qui saura remettre en place les crins qui partent dans tous les sens. Me voilà donc contraint de peinturer (?)  quelques pochades, pour éviter de finir en rade, comme les salades de l'escargot, le gluant tout chaud, qui à coup sûr finira en persillade dans l'assiette d'un satisfait des derniers résultats des élections. 
Auprès de mon arbre, je fais amande honorable devant l'étalage moisi qui encombre les urnes...
A plus tard sur le ring.

 

Cécommca...

 " Au fond de l'écriture, c'est la boiterie qui fait le rythme"...  Nous z'y voici... Ronchon qui s'en dédie... La...