dimanche 15 mars 2026

 Vous le (la) verrez parfois, interdit au milieu du parc, planté (e) devant le kiosque, comme si la musique allait sortir d'un coup de baguette du chef de la fanfare, à regarder le tourniquet aux enfants sages, et les figurines interdites aux plus de cinq ans. On dirait qu'il rêve, qu'il a l'esprit ailleurs, mais non... Il est seulement perdu, en vertige, en équilibre instable sur ses deux pattes, à se demander ce qu'il fait là, pourquoi les arbres ont perdu leurs feuilles si tôt, comment s'en retourner d'où il vient sans se faire bigorner par les carrioles qui passent sans lui prêter attention. Le Moi, n'est pas ce truc abscon dont nous rebattent les philosophes des cavernes. C'est lui. C'est elle. C'est eux, c'est vous... C'est la sève juvénile, ou les ronces du vieillard. La force, la faiblesse, la joie, ou la tristesse. C'est des regards qui se croisent, des mains qui se serrent, des lèvres qui gercent, des bruits d'alcôve, des bagarres de poulailler, ou des pianos qui jouent quand tombent les bombes. Un voyageur de passage qui raconte que "moi, je..." Peut-être des larmes qui s'apitoient sur le mauvais sort, ou un grand rire de soudard revenu de campagne. Si les histoires n'avaient pas l'épaissseur d'une feuille de papier à cigarette, si elles prenaient de l'importance dans le courant d'air, et résistaient au vent mauvais, le Moi serait le plus heureux des Moi, et la petite loupiote prendrait plus de couleurs.
Amen.


samedi 14 mars 2026

MOI ?

 Voilà le type dont vous n'entendrez jamais parler. L'ombre portée qui voulait devenir lumière, et n'a été qu'une loupiote qui n'éclairait que ses pieds. C'est celui qui se raconte des histoires pour se souvenir que la vie n'est qu'un conte, une bagatelle qu'on se murmure par-devers soi pour ne pas effrayer les voisins, ou les foutre dans l'embarras. Vous le croiserez souvent, les mains pleines de machins dont il ne sait que faire. Des fariboles qui lui font la digestion difficile. Il a la menteuse agile, les mots qui sortent en chapelets de bonnes soeurs, en grappes de raisin, à se perdre souvent dans des vendanges confuses de digressions, de reculades qui lui restent dans le tonneau. On perd beaucoup de temps à soudoyer l'autre, comme si on lisait un journal à l'envers, sans rien comprendre aux informations qu'il délivre (le journal), confondant les petites annonces (cherche un autre toi), avec les avis de décès. Les prévisions météo avec les pronostics hippiques. L'autre est toujours un inconnu, une idée, une imagerie d'ombres chinoises qui dévalent sur le toboggan, avant de finir le pif dans le sable...

                                                                     ... / ...

vendredi 13 mars 2026

 La présence du chiffre 13 dans ce texte ne veut rien dire...
 La Française des gueux va faire le plein, et les douze blaireaux
 qui cassaient la croûte, et se sont retrouvé 13 parce que le père Juju
 s'esr invité au banquet, avec des promesses dignes d'un prétendant
 à la Mairie, prêt à vendre son pote pour quelques sesterces, et une
 écharpe tricolore vont encore nous faire croire que l'on peut gagner
 le gros lot en grattant son bulletin de vote (le bulletin de santé, c'est
 mieux).
 Perso, j'ai un faible pour le 8, et ses hanches en zigzag qui font 
 rêver les paluches des vieux grigous. Je n'ai donc aucune chance
 de figurer parm les "heureux gagnants" au tirage, même pas au
 grattage.
 Bien à vous.

 


mardi 10 mars 2026

                                                                      Par respect pour mézigue,
                                                                      les renards qu'on trucide,
                                                                      je ne mange plus
                                                                      de poules...

lundi 9 mars 2026

                                                                       Par respect pour les poules,
                                                                       je ne mange que des oeufs
                                                                       bio...

dimanche 8 mars 2026

Sans titre...

 L'existence tourmentée de la Princesse Tesconneries. C'est parti... Est-ce que l'on va s'esbigner longtemps avec la donzelle ? La faire danser sur les braises de Saint-Guy, pour qu'elle vive sa vie de petite fleur, ou de ménagère derrière son fourneau ? L'histoire le dira, quand le baudet aura mis en branle la machine. Rien ne presse. Peut-être que devenue influenceuse, pétasse reconnue sur les zéros au Pays des Trouducs, elle fera la connaissance d'un bellâtre un peu idiot, mais dans l'air du temps, quittera son vieux mari dégueu, qui pour venger l'affront lancera à ses trousses une armées de nervis dignes des Tontons flingueurs, pour faire rigoler les abonnés du poulailler. Ou filera-t-elle le parfait amour sur l'ile de Lesbos avec une sous-marinière poilue, allemande de surcroit, pour finir à la Une des gazette à pérorer (?) sur l'existence des calamars des grands fonds ? La sauvegarde des pêcheurs à la ligne, ou de l'écriture manuscrite sur les murs des mairies...  On ne sait trop... Encore un matin, où tout se lémange dans ce monde de bruit, et de fureur... La faute sûrement à des lectures toxiques, à une mauvaise alimentation, ou à des pensées matinales pour le moins dégénérées.
Demain si tout va bien, je vous livrerai La triste vie d'un chat de gouttière... Ca nous promet des aventures de matou crotté.
C'est tout pour aujourd'hui.


vendredi 6 mars 2026

 Je vous ai mis un peu
 de chute libre.
 Vous verrez, ça
 rehausse le goût
 du
 vide...

 Vous le (la) verrez parfois, interdit au milieu du parc, planté (e) devant le kiosque, comme si la musique allait sortir d'un coup de b...