dimanche 10 mai 2026

Houps !

 Voilà une jolie poitrine qui
 réjouit les mains
 d'un honnête homme...
 Voilà une jolie phrase qui
 vous fait passer illico pour
 un gros lourd. Voire un vieux
 con qui murmure au passage
 de la belle, Méchante avec de
 jolis seins...
 Tant pis pour nous. Persiflons
 restons du côté des poêtes,
 et rions un peu des Croquants
 et des croquantes, qui, l'idée 
 est bien sotte, n'ont plus rien
 dans la culotte...


vendredi 8 mai 2026

 Quand j'étais minot, que je rentrais mouillé pire un maillot de sportif, la baguette molle, et les yeux baissés, l'air penaud d'une poule, qui on le sait est souvent mouillée aussi pour d'autres raisons qui ne nous regardent pas, le Padre me traitait de couillon, de gibier de potence, toujours à patauger dans les flaques, à saloper mes godasses rien que pour faire chier le monde. Ces bottes sont faites pour marcher disait la chanson... Souvent, ça se terminait par un rire Tony Truand, une serviette ramassée au vol, un "Va te sécher, fils de rien ! " ou un coup de pompe dans le derche, selon l'humeur du Pater, ou le nombre d'apéros du matin... 
J'aimais déjà les mots, les chanteurs à rimes, et le Comte de Monte-Cristo, et valdinguant dans les escaliers, je pensais que si Edmond Dantes se mêlait de l'affaire, le vieux allait en prendre pour son grade... Je changeais vite fait de culotte, remettait au sec les pièces du bas, et reprenais mes addictions pour les livres, et ces chevelus venus de Liverpool, ou de Londres qui me chauffaient les oreille, et mettaient mes guibolles en gambille... On annonçait un avis de tempête sur la Tamise, et ça collait bien avec mes prédictions. Je me préparais des averses de bruit, et de fureur, des orages de She loves you...
Finalement, j'ai eu une enfance heureuse...
Journal Confus.
Page 8.

jeudi 7 mai 2026

 " Des poêtes prétentieux parlent de la Camarde comme d'une bonne camarade de leurs soucis d'écrivaillons, de la copine créatrice qui les fascine, ou les rebute, des senteurs de feuilles mouillées dans les compostes des cimetières, de la froideur des caveaux. Toute la mouvance champignonnière des corps, et des choses en décomposition. D'autres, et non des moindres, la mettent en chanson, la couchent sur les pages des romans noirs. Sans parler de ceux qui la craignent, planquée au coin de la rue, dans le canon d'un flingot, sous la lame d'un couteau. Et les martyrs de tous poils qui l'entourent de vérités, de croyances à la mords-moi l'noeud, justement, s'habillent de croix, ou de ceintures d'explosifs pour honorer le Saigneur, et ses sbires aux ailes de plomb... Partout, on la vénère, ou on la craint, selon qu'on est du bon, ou du mauvais côté de la hache. Les morts sont tous de braves types chantait un Poète Vénéré... C'est faux. Les moribonds sont tous des cons, donnent jamais de nouvelles... ronchonne Totor le croque-mort. Un gars qui s'y connaît en matière,
de mise
en bière "
Journal Confus
Page 100.


mardi 5 mai 2026

 Je sais pas trop quoi
 raconter comme salades.
 J'en ai la persillade qui
 me monte au nez...
 La bave aux lèvres,..
 Je laisse de drôles de traces
 sur mon passage...
Je suis pourtant un 
 escargot tout chaud...

dimanche 3 mai 2026

 Toréador prends garde à toi ! miaule Bébert le matou mélomane devant sa gamelle, un oeil sur sa maitresse, l'autre on ne sait où, sans doute perdu dans une bagarre de gouttière. Ce greffier a la couenne dure, le poil raide, et une descendance nombreuse, signe d'une santé de fer, et d'un goût certain pour le rut compulsif. Revenu de ses fredaines, il se contente aujourd'hui de ronchonner, et de sortir les griffes quand les croquettes sont en retard. Les bestioles ne pensesnt qu'à bouffer, et à baiser, comme les lapins de la fable. C'est l'Académie qui l'explique dans les revues animalières. On ne va pas la contrarier (l'Académie).
Journal Confus.
Page 18.


Houps !

  Voilà une jolie poitrine qui  réjouit les mains  d'un honnête homme...   Voilà une jolie phrase qui  vous fait passer illico pour  un ...