lundi 28 septembre 2026

 INTERLUDE (3)
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Aujourd'hui, froisser la page blanche autour de la photocopieuse, ne me pose pas de problème, mais me laisse le goût amer des petits noirs pris sur le pouce au Grand Café Lyonnais, quand devenu marlou de comptoir, je voyais Bob traverser la rue mouillée, une Télécaster sous le bras, et que le chef de la bande nous faisait des mots d'excuse de ne pas être les premiers de la classe.
Il faudrait tout mettre dans la broyeuse à papier.  Brûler les négatifs des photos du maître-chanteur, décrocher les posters du mur des lamentations ordinaires. Ma vie ne vaut pas tripette, mais reste accrrochée dans le rétro d'une Cadillac qui file sur la Route 66, capote baissée, et Maybellene assise sur le siège arrière qui refait son rouge à fièvre...
Que l'oubli se charge du reste...

                      

        


dimanche 27 septembre 2026

Ronchon...

 Les cloches ont sonné si fort, qu'elles ont fait frissonner le petit Mozart dans la boite à musique, rendu foldingues les sangliers qui campaient dans le parc, et les mécréants qui buvaient leur vin de fesses au bar des Touristes, lesquels touristes, ont déserté la contrée depuis la séparation de l'Eglise, et de l'Etat... Dans nos vertes campagnes, les vaches ont bousé des paroles d'évangile, accompagnées des mostiquos toujours gaillards, qui ont entamé un Ave Maria tonitruant...
La faute au Vieux Léon venu dans le pays faire la nique question audience à Céline Dondon, la Madone du Titanic. Et tout le monde de se rallier à sa blanche calotte, comme si le Papounet allait faire des miracles, changer l'eau en essence pas chère, ressusciter John Lennon, rendre Vladimir Kgb plus conciliant, ou Trump moins con. Ne blâmons pourtant pas trop les "croyants". Paraît que le diable se niche dans les détails. Nous attendons la suite avec impatience...

samedi 26 septembre 2026

vendredi 25 septembre 2026

 INTERLUDE (2)
 L*))?

 Comme je ne passais pas les vacances en bord de mer, que jamais je ne poserais sur la commode un galet ramené de l'océan, ou un grain de sable de la plage de Sète, pas plus que je ne traînais autour des souvenirs d'une grand-mère à tricot, tarte aux pommes, baisers cafouilleux... A demain mon chéri, dors bien, fais de beaux rêves... Je n'avais pas grand-chose à raconter. Mes pauvres géniteurs, coincés dans des cambuses de fortune, ne m'inspiraient pas plus, qu'ils ne m'emmenaient en camping, m'apprenaient le piano, ou me faisaient faire des balades en forêt pour reconnaître les champignons. Nous avions la vie au ras du gravier, l'ignorance crasse des gens de peu, et les étoiles n'étaient pour nous que des lucioles qu'on regardait parfois en levant le nez, parce que la Grande Ourse faisait des siennes dans nos rêves tartempions...

                                                                               ... / ...


 


jeudi 24 septembre 2026

                                                                 La mort donne des ailes.
                                                                 Laissons tomber
                                                                 les anges.
Journal Confus.
Page 135.

mercredi 23 septembre 2026

Ronchon...

 Voilà qu'on nous bassine avec la prochaine rave-party du papounet qui cache des Nike sous sa soutane... Les culs-bénis de la paroisse vont être à la fête, mais gageons qu'il n'y aura pas de miracles....

mardi 22 septembre 2026

 INTERLUDE (1)
 ('rsW.

 J'ai laissé tomber dans ma corbeille au pied du bureau des mots incongrus. Des mouchoirs en papier à lettre, des locutions latrines, des bafouilles amoureuses en feuilles mortes de l'automne, des fabouilles coincées dans la porte du bonhomme, des quatrains, axelandrins, et autres tagadas tsouin tsouin, plus un morceau de Saint-Axe qu'un vieil instituteur gris utilisait pour me tirer les oreilles quand ma plume Sergent Pepper's faisait des pâtés sur la première rédac de la rentrée. Le vieux grigou me tapait sur les doigts, m'apostrophait en petits poings à la ligne, pour finir s'en retourner chez lui boire des petits godets de vin doux à la santé de l'Honoré De... ou du Père Hugo.

                                                                          ...  / ...
 



 

samedi 19 septembre 2026

 J'ai profité des "Journées du Patrimoine" pour faire visiter mon gourbi. Cuisine, salle de bain, et plus si affinités... J'avais des envies de changement, de déménagement... De terrasse ombragée, ou d'un petit lopin de luzerne pour faire brouter les biques que j'achèterais au Père Seguin, histoire de faire quelques fromages que je vendrais à prix d'or à tous les zozos qui ne jurent que par les produits du terroir...
 Emoustillé pire S. Berne devant la paire de balloches flapies d'un descendant de Louis Machin, j'envisageais aussi de céder ma vieille compagne encore guillerette, qui n'avait pas servi depuis le dernier millénaire, et restait enjouée, et bonne cuisinière. Et puis j'ai réfléchi... Comme le glorieux Moustachu qui regrettait son arbre, sa vieille pipe en bois, et celle qui avait le nez au milieu de la figure, qu'après toutes ces années, ça n'était pas une sinécure, si je lâchais le peu, je n'aurais plus rien...
 J'ai donc refermé ma porte aux importuns, aux touristes en goguette, et aux amateurs de fesses d'antan...
 Et c'est très bien ainsi.

vendredi 18 septembre 2026

 Le cheik Omar Sel Demer a quitté son royaume du Kelsaltan, parti à la recherche de matrones à deux bosses... Ne m'en demandez plus, c'est la reprise...
Ce matin le réveil est plus foutraque que les singeries de Céline Fion devant ses fans décérébrés...
Heureusement, nous reste dans le coeur le souvenir de Catherine Mitsouko...


mercredi 9 septembre 2026

 Ce matin,
 il pleut des vaches.
 Les arbres et les parapluies
 sont contents.
 Les vaches moins,
 elles tombent
 de haut...

mardi 8 septembre 2026

 Paraît qu'on a changé de fréquence. Que la radio publique (qu'en reste-t-il ?) améliore l'écoute, mais sabre allègrement dans le merdier audio. La preuve, mes petits musiciens du matin, les zozos qui s'échinaient à nous pondre des symphonies, et autres barcaroles, les gars en perruque qui me faisaient swinguer ont disparu, remplacés par une radio-jambon qui braille des animateurs sous coke dans ma tsf anémique. C'est con comme mes pieds, et encore mes pieds quelquefois réfléchissent quand je marche. Ils me disent, va plus loin... Maudits soient tous ces malfaisants du bien-vivre !
 Paraît qu'on peut grace à l'I.A. s'inventer une bite de mammmouth, la poster sur les zéros, et faire l'admiration des micro-pénis.
 Parait que ça bombarde partout dans le monde, que les néo-nazis arrivent petit à petit (Deutschland Uber Alles !) partout en Europe (On est chez nous !)...
 Parait que les glaciers du Népal fondent comme des sucettes, et ratiboisent les vallées. Que les mers montent, que les mouches piquent, et que les moustiques pètent...
 Nous vivons une époque épique disait Monsieur Porc-épic !
 Et Dieu dans tout ça ? rigolait un humoriste mort y'a bien longtemps...
 Journal Confus.
 Ce jour.


dimanche 6 septembre 2026

 Est-ce que je suis devenu ce petit vieux qui fait chier tout le monde dans la file à la boulange  ? Parce que je voudrais une demi baguette pas trop cuite, mais bien brune quand même. Le débris qui cherche sa monnaie, combien vous m'avez dit ? Pardon, je vous retarde hein... Ou ce ronchon qui râle après tout, qui bave un peu, et maudit les morpions en trottinette qui lui foutent la trouille sur le trottoir...
 Si c'est le cas, je vous assure. Je n'y suis pour rien...
Journal Confus.
Page 82.
  

jeudi 3 septembre 2026

 Si tu n'es pas autour de la table,
 c'est que tu es au menu...
 Sage conseil...


mercredi 2 septembre 2026

 Pardi !
 Un cercueil
 garanti 
 à vie. 
 C'est de 
l'arnaque ou
du déni...
 

lundi 31 août 2026

 Bon, voilà que les fenêtres à peine ouvertes, un piaf s'engouffre dans le gourbi. Va se poser sur la porte, et quand il voit ma tronche, il maudit son Gps qui a encore déconné. C'est farceur un Gps. Farceur, et souvent inutile. Con pour tout dire... Vous cherchez la route du port, et il vous envoie à la foire aux cochons... On en vient à regretter les vieilles cartes routières, qu'on ne sait jamais comme les replier, une fois dépliées, mais qui vous annoncent qu'après Rochebiotte, et le carrefour des vaches, vous ne serez plus bien loin de l'arrivée.  Le moineau a fait trois petits tours, s'est étonné devant ma collection de plumes de paon, avant de s'envoler prévenir les potes qu'un drôle d'oiseau vivait dans un drôle de nid.
Le bougre m'a rendu service. Je n'avais rien à écrire, pas envie de me secouer les crins. Mais devant un tel évènement, j'en avais pour la journée à gribouiller des aventures à tire d'ailes. Les lecteurs seraient contents... 
Journal Confus.
Ce jour. 7h25.

jeudi 27 août 2026

 J'ai jeté par le fenêtre le papillon qui faisait la danse de St Guy dans la gourbi. Un piaf qui faisait ses courses l'a gobé d'un coup de bec, et s'est posé sur le mur, où le matou de la Mère Michelle faisait le guet. On se doute de la suite... D'un coup de griffe, le greffier salaud a mis fin à la digestion du moineau. Rappelez-vous, il  avait boulotté le papillon...
Y'a que ce benêt de clebard qui n'a pas profité de la chaîne alimentaire... Faut dire, qu'il (le chien) s'était gavé de croquettes bon marché, et d'un restant d'os de cochon, découpé par la feuille d'un artisan-boucher sûr de son fait... La vie suit son cours, et la camarde rigole...
Conte à rebours.


mercredi 26 août 2026

Necro...

 - La mort est une punition qui nous ampute des gens qu'on aime...
 - Voilà bien une phrase à Neuneu... Tu veux parler de Philippe Bouvard ?
 - Non... De Dolly Parton. La cheftaine de l'Amérique qu'on adorait avant
   qu'elle ne devienne (l'Amérique) le tas de boue que l'on connais...
   Bye bye Dolly...


lundi 24 août 2026

Copinage...

 La naissance, cette engouffrance dans la vie, on ne s'en remet jamais.
 Les seules vacances de l'homme sont les neuf mois qu'il passe dans le sein maternel.
 Frédéric Dard.
 Je le jure.

samedi 22 août 2026

 Au secours ! Ils reviennent ! Après les incendies, et les pompiers qui disaient de faire gaffe à nos mégots, le soleil qui a cramé nos couennes, et asséché nos rivières, les zinzins pyromanes de la politique recommencent leur danse de la pluie, les pitreries habituelles des " Universités " qui tous les ans nous bassinent du même blabla. Rien qu'à voir leurs tronches, j'en ai la bouillabaisse qui me monte...
J'm'en vais me refaire l'intégrale de Tournez manège... Au moins les gogos qui s'affichent sur l'écran, me font rigoler...
Journal Confus.
Ce jour.

vendredi 21 août 2026

 Qu'on le veuille ou non, je suis un mâle blanc, vacciné au jus de poireaux, pommes de terre, et vin rouge. Je fais les yeux doux dans le bouillon du gros Bruno tord-boyaux, du vieux, mais néamoins sympathique Perret... Je reste un goujat mal dégrossi, pas déconstruit du tout, ronchon qui grince des dents, sceptique devant la connerie ambiante. Planté dans mon champ de navets, je compulse des grimoires, des Bagatelles de chien mouillé qui lorgne depuis sa fenêtre des caracos, des mini-zupes, des engeances féminines d'avant l'ère Me Too.
Je n'ai pas les biscotos des couillons masculinistses, la barbe des hipsters, et les roustons qui vont avec. Pas plus que je n'ai la tronche livide des bouffeurs de tofu, des amateurs de lentilles, buveurs de jus de luzerne. Disons que je conserve dans mes placards les relents du XXe quand on fumait dans les trains, que l'on vendait les peaux de lapins au bout d'un bâton, et les politiques au bout d'une pique. Quand les tricots de corps, les "marcel" un peu crades, racontaient l'histoire des marlous qui se lavaient à la fontainre, tenaient permanence au comptoir, quand la bigote Yvonne, la donzelle du Général aux grandes oreilles, voulait interdire une chanson rigolote du gentil Pierrot... Notons, pour les étourdis, que notre Vénéré fut lui aussi victime des ciseaux de la censure, mais c'est une autre histoire... Pour résumer, le temps des scoubidous, et des doigts dans le pif. J'ai des chaussettes tire-bouchon, des culottes qui flottent dans le gaz honteux des bouffeurs de tripes, et la tonsure d'un moinillon défroqué. Les bisons tapent de la corne, et les indiens ont foutu le camp, lassés des grandes plaines de l'enfance, ou comme tout à chacun, j'ai chevauché des licornes, avalé des couleuvres...
Après, vous savez ce que l'on dit " Petits cons de la dernière averse, vieux cons des neiges d'antan..."
Journal Confus.
Page 1.


jeudi 20 août 2026

                                                                                   On lit
                                                                                   comme
                                                                                   on se
                                                                                   couche...

mercredi 19 août 2026

 J'ai résilié mon contrat
 de vie éternelle.
 Avec une lettre accusé
 de déception. Bien sûr...
 

mardi 18 août 2026

 Ce matin, vous me voyez très en retard. Cette nuit, j'ai pioncé comme un chacal repu, charognard qui digère une journée d'antilope. Vieille charogne éteinte, ou bougie vacillante dans le noir. Sans doute des rêves à ranger au fond du garage, une absence prolongée, une prise de bec au néant. Un rab d'éternité pris en loucedé sur ce qu'il nous reste à être éveillé.
Journal Confus.
Page 172.

dimanche 16 août 2026

                                                                            Je n'ai jamais eu
                                                                            grand-chose, mais,
                                                                            je n'ai jamais
                                                                            manqué de rien.

vendredi 14 août 2026

                                                                          J'écris des textes          
                                                                          sans tête, dont je
                                                                          n'arrive pas à 
                                                                          tirer
                                                                          la queue.

jeudi 13 août 2026

Mémento...

 Je me souviens de Dieppe. D'un matin glacial, pluvieux.  D'une petite place, et d'une rue venteuse qui menait au port. Je revois la marchande de fruits, et légumes, qui se gelait dans sa doudoune, mais gardait le sourire... Le ciel bas, chargé de mouettes criardes, et les façades pauvres, grises comme l'ennui. On pense à Fellini, à Bergman, pour la tristesse des choses... A un paysage bizarre, où les personnages se déplacent au ralenti. Nous avons acheté deux pommes, une pour chacun... Je m'en souviens bien...
Mais foutre dieu, où sont passées mes cigarettes ! Quel est le nom du type qui m'a serré la louche sur le pont ?
Al, remets le compteur au présent , où je te raconte les grandes falaises, et la mer, toujours recommencée...
Al.
Ce jour.

mercredi 12 août 2026

Fou chantant...

 Allez, on le tente...
 On ose...
 " Le soleil a rendez-vous avec la lune "
 Et puis, on s'éclipse vite fait...

mardi 11 août 2026

 A part ça, mon lardon, ça chie partout ! On prépare la guerre, on astique les pétoires, chauds comme des têtes de missiles ! On ne compte plus les cataclysmes, les épidémies, les incendies qui crament les écureuils, les coups de chaud, et les migrants qui flottent !
 Ne changez rien, la nature se chargera du reste !
 Autres Contes.
 Page 32.

dimanche 9 août 2026

 - Que fait Julien quand il a un point noir
    sur le nez ?                                                                                                   
                                                                                                                                        Julien
                                                                                                                                        Lepers.
Burger Quiz.

  

samedi 8 août 2026


 Les forêts brulent.
 Les moustiques pètent,
 La grenouille météo fait le
 boeuf dans la mare asséchée,
 et les champignons poussent
 dans les pots de fleur.
 Y'a plus de climat !

lundi 3 août 2026

                                                                           Avouez
                                                                           qu'un ogre
                                                                           anorexique
                                                                           cela n'est pas
                                                                           courant. Mais que,
                                                                           ça ne manque pas
                                                                           de charme...

samedi 1 août 2026

 Quand Gazette entre dans la yourte, faut que je fasse gaffe à mes abatis de vieux yack. Elle qui connaît tout de la steppe d'Oulan Bator aux bleds les plus paumés du pays, ceux où jamais un homme censé ne mettra les pieds, serait bien capable de me lancer un sort qui me transformerait en nain mongol, pendant que le gand Khan rase la moitié du monde.
Journal Confus.
Page 10.

jeudi 30 juillet 2026

                                                                         Les absents n'ont pas
                                                                         toujours tort.
                                                                         On ne les reconnait
                                                                         plus,
                                                                         c'est tout.
Journal Confus.
Page 205.

lundi 27 juillet 2026

 Le mouton a cinq pattes
 accidentellement,
 s'étant cassé une patte
 put marcher
 normalement...
 R. Devos.
 Piqure de rappel.

samedi 25 juillet 2026

 Arrivait toujours l'instant où les 11'23'' de Sed Eyed Lady vous mangeaient la laine sur le dos. Chanson improbable qui filait sur la face D du premier double-album de l'histoire, coiffant sur le fil Rainy Day woman 12§35, et les autres brulots qui chauffaient le cire des deux galettes. Comme toujour, Bobby tire la tronche dans son duffle-coat, l'écharpe autour de son cou de dindon, et les cheveux en pagaille. Le coquin met sur les rails tous les maigrichons de la planète devant un tel potage, instille le poison dans la soupe de canards. Une année après, les Quatre garçons dans le vent, feraient un pied de nez à Blonde on BLonde sous leurs moustaches, et la question posée par le truculent Iggy "Pouquoi ces moustaches ?" fait encore sourire dans les cours de récré. La suite ? Deux cocktails à déguster sans modération.
Journal Confus.
Page 63.



vendredi 24 juillet 2026

 Déjà assommés de déflagrations qui les laissaient sur le flan, Bastien, Babette, et les autres, restaient scotchés de nuits blanches, papillons prêts à cramer leurs ailes dans de nouvelles explosions. Ils étaient pourtant gâtés en ces temps de foire d'empoigne, et de Piccadilly Circus. La musique ras la touffe des jeunes pousses emportait ailleurs les choucroutes du vieux monde, que le petite homme à bouclettes montrait du doigt. Les temps changent (en français dans le texte) poussaient les vieux bardes à se couper la barbe.
Journal Confus
Page 62.


jeudi 23 juillet 2026

Désolè (2)

Jamais de la vie
on ne l'oubliera
la première fille
qu'on a pris dans
ces bras...
Ben non... 

mercredi 22 juillet 2026

Désolé..

 Si je n'ai jamais trouvé chaussure à mon pied,
 c'est que je déteste qu'on me cire les pompes...


mercredi 15 juillet 2026

                                                              On est dans ce
                                                              ce qui s'en va...

Le chant de la forêt.
       

samedi 11 juillet 2026

 Le monde des non-fumeurs est bien étrange...
 Il ne se passe
 rien...
Vite, rallumons le vieux mégot ...

vendredi 10 juillet 2026

                                                              Si tu coupes le fil,
                                                              rien ne dit que tu ne
                                                              retrouvera pas 
                                                              Ariane... C'est des
                                                              conneries tout ça...
 

jeudi 9 juillet 2026

 Ce matin, j'ai borgnolé (?) ma première mouche de la journée. Me voilà devenu moucheronicide, promis au gibet de la justice. Je ne sais pas si j'aurai un bracelet comme Mareine Lapine ou si un jeune juge en bois brut me clouera au pilori. Pour ma défense, j'avais prévenu plusieurs fois, l'insecte diptère d'éviter les croutes de claquos, mais comme moi devant la tête de veau sauce gribiche, ou les choux chantilly, la bestiole salivait devant les restes de calendos, et de gauffrettes. Elle pouvait pas se douter que la mort rôde partout, et par tous les temps...
La prochaine fois que je m'approche trop près d'une andouillette à la crème, faudra que je fasse gaffe qu'un géant de l'espace végane, ne m'écrase comme une merde parce que je lui chatouille les mandibules...
Jean Foutre.

mercredi 8 juillet 2026

 La mouche ne prend jamais rendez-vous avec l'araignée,
comme la gazelle évite le rencard avec la lionne.
C'est pour ça que je reste prudent quand on me demande
de monter sur un ring. Je ne suis pas trouillard, mais la 
sagesse s'impose...
Chaman's Band.

samedi 4 juillet 2026

Allez France...

 - Notre équipe de France encensée
   pour son jeu. Les spécialistes du foot
   ne tarissent pas d'éloges...
- Le capitaine des Blacks qui considére
  que nos rugbymans sont les meilleurs
  joueurs de la planète...
- Manquerait plus qu'à la prochaine,
  on élise un Président de Gauche...

jeudi 2 juillet 2026

 < Les hommes n'ont qu'une seule vie, mais quand ils s'en rendent compte,
    c'est une deuxième qui commence >
 Chaman's Band.

mercredi 1 juillet 2026

 "Quand on s'est rencontré, j'ai tout de suite senti qu'elle transmettait des images mentales qui correspondaient parfaitement à l'univers que je voulais créer en mettant en scène "Le trou dans la serrure"
C'était la clef qu'il me fallait.... .


mardi 30 juin 2026

 Il pleuvait dru. J'étais trempé, parce qu'encore une fois sans parapluie, et sans toit pour m'abriter. Je me demandais en traversant le pont, de la flotte plein les yeux, façon Nougaro, s'il était bien convenable de commencer la journée par " il pleuvait dru ". Un autre plus à cheval sur le style, plus talentueux aussi, aurait écrit " il pleuvait fort "... Encore une histoire de pébroque, de donzelle sur la grand'route. Pas besoin de vous faire un dessin, vous connaissez l'histoire. Sinon tant pis. Vous serez recalés, mais au ban de ma société. Parce que même rincé, éclaboussé de partout, sachez que je ne perds jamais de vue les histoires de Paradis....
Journal Confus.
Page 134.


samedi 27 juin 2026

 Avant mon sevrage, je me couchais tôt, fatigué d'avoir picolé toute la journée.
 J'ai loupé un nombre incalculable de films que je voulais voir, qui sont sortis de ma mémoire.
 Devenu sobre, je me couche tôt. Les films déroulent toujours leur peloche sans moi.
 J'apprends à mes dépens que l'alcool n'était pour rien dans mes absences...
 C'est le cinéma qui m'ennuyait...
 Jean Foutre.

vendredi 26 juin 2026

                                                                   C'est dans les vieux clébards
                                                                   qu'on trouve les meilleurs
                                                                   os.

mercredi 24 juin 2026

                                                                           Ne me cherchez pas 
                                                                           des poux dans la paille
                                                                           sinon, je fous le feu
                                                                           à la grange...

mardi 23 juin 2026

De circonstance...

 " Il faisait si chaud le lendemain qu'on avait fermé les écoles. Dans les rues, où l'air ne bougeait pas plus que l'eau d'une mare, on voyait les hommes porter leur veston sur le bras, des traînées de sueur assombrir les robes des femmes dans le milieu du dos ; la vie de Paris s'était mise au ralenti, et les autobus semblaient coller au goudron amolli dont l'odeur prenait à la gorge. Ce qui m'a le plus frappé, c'est l'agent de police de la place Clichy qui avait déployé un mouchoir derrière son képi comme les fantassins en campagne pour se protéger la nuque "
Le Grand Bob.
Georges Simenon.
1954.

lundi 22 juin 2026

 Et que serions-nous sans les femmes ? A qui ferions-nous des simagrées sous le balcon. Roméo n'est qu'un âne sans Juliette, et Cyrano un baudet sans Roxanne, comme The Police qui fit de la donzelle un hit mondial. Et la classe par-dessus tout ça ! Les courbes de Vénus, le pif de Cléopâtre (des montagnes !), les gambettes de Mistinguett (e), les yeux de Garbo, la blondeur de Marylin, les tailleurs de Jackie, la voix de Janis, ou de Callas, les hanches de ma voisine de palier quand elle danse la rumba, sans parler des poulets d'Yvonne De Gaulle... Quelle chance, et quelle malédiction à la fois ! Restons comme Notre Ami à tous, A l'ombre des maris...
Journal Confus.
Page 59.


vendredi 19 juin 2026

                                                                            D'autres
                                                                            le font pour
                                                                            nous...

jeudi 18 juin 2026

                                                                            Bon...
                                                                            On n'en parle
                                                                            pas...

mercredi 17 juin 2026

                                                                            Bon...
                                                                            On parle de
                                                                            foot ?

mardi 16 juin 2026

 La géographie est ces temps-ci très bizarre. Les couillons à bombinettes voudraient se partager le monde, comme on coupe un pamplemousse en trois, en quatre... Vision apocalyptique d'un avenir en peau d'orange qui finira on ne sait comment. Le peu de vie qui me reste me serine de profiter pleinement, ou de la fermer carrément. Rester au fond de la niche à Médor avec quelques nonos à ronger, planqué sous une coquille anti-cons. Mais de l'escargot, je n'ai que les cornes, et la bave qui laisse des traces dans les mouchoirs de morve, l'hiver quand la grippe me prend.  Je mate, à droite, à gauche, en espérant que la salade ne soit jamais trop loin, que l'on nous laisse à moi, et aux autres, un coin de laitue qui ne soit pas trop pourri, plutôt que de nous rêver en persillade...
Journal Confus.
Page 172.

vendredi 12 juin 2026

Météo...

 32° prévus à Brive-la-Gaillarde...
 Gageons que quelques douzaines de gaillardes
 vont chauffer des gendarmes mal inspirés...
 Piqure de rappel.

jeudi 11 juin 2026

 Voilà  que l'on nous parle des agriculteurs qui bloquent les routes. Les éleveurs crèvent la dalle sur leur tas de fumier, et le rouquemoute imbécile qui veut acheter le Groenland pour piller les phoques, et les ours blancs. Comment peut-on admettre une telle engeance à la tête d'un pays ? Mystère et boules de pus... Et les Chinetoques qui après Le Bon Marché lorgnent sur Taïwan... Vous allez voir qu'un jour, les Belges vont se payer la baraque à frites du clown Patate... Un jour on va se retrouver avec tous ces malfaisants au fond du plumard à faire gaffe à nos panards. Ces malotrus seraient capables de nous couper les pattes ! Vilaine mayonnaise ! Dans le déni, vaut mieux bafouiller des conneries dans son petit coin de coincoin, moitié chauve, la morve au pif, plutôt que se coltiner toutes les coiffures de Guerre des mondes, dixit Mr H. G. Wells...
Journal Confus.
Page 149.


mercredi 10 juin 2026

                                                                  Ceci
                                                                  n'est pas
                                                                  une
                                                                  phrase.

lundi 8 juin 2026

                                                                            C'est quand tu ne peux
                                                                            plus monter sur l'arbre,
                                                                            qu'il te prends des envies
                                                                            de cerises...

vendredi 5 juin 2026

 L'ennui est la pire des maladies pour le vieillard récalcitrant. Vous imaginez le kroumir qui tourne en rond dans la cambuse, qui va de la fenêtre aux cabinets parce que sa prostate lui joue des tours, du lit au fauteuil, et puis du lit au lit...
Rendons au Grand Jacques, ce qui est à Brel, et remercions le de nous avoir fait vibrer avec l'accordéon de Marcel, du côté de Vesoul...
Journal Confus.
Page 134.


mercredi 3 juin 2026

 J'aime les humoristes, les caricaturistes, les chansons de corps de garde, les jeux de mots couillons, les surréalistes. Moins les philatélistes, je ne sais pourquoi. Sans doute parce que si j'étais un tibmbre-poste, je ne saurais jamais de quel côté me coller sur l'enveloppe.
Journal Confus.
Page 110.


samedi 30 mai 2026

 Même les plus enragés, les loustics qui ont pris la vie à bras le corps,
 finissent dans un trou.
 C'est pas juste...
 Sonny Rollins.
 25/05/2026.

lundi 25 mai 2026

 - La confusion, je vous dis... Et l'ennui. Tel que vous me voyez, je suis à la fenêtre à mémoriser le pédigré, et l'immatriculation d'une carriole garée plus bas dans la rue déserte. WNJ89339 ou 38, putain de bigleux ! Le modèle m'est inconnu. Je ne suis pas spécialiste des bagnoles, et je ne conduis plus depuis longtemps... Boite auto, freins assistés, roues motrices, carburateur double chambre, puissance fiscale ou létale, selon le platane... C'est du chinois, disait ma mère quand elle ne comprenait pas pourquoi les étoiles étaient si nombreuses, pourquoi mon père rentrait si tard... La confusion toujours.
Jouurnal Confus.
Page 73.

dimanche 24 mai 2026


 

< Ce que je sais, en physique, c'est que pour un homme se tenant sur la berge, le temps passe plus vite que
   pour celui qui se trouve en bateau - surtout si ce dernier est avec sa femme >
 Woody Allen.
 L'erreur est humaine.


vendredi 22 mai 2026

                                                                          Parti sans laisser d'adresse.
                                                                          Mon épitaphe préférée...

mercredi 20 mai 2026

 Les statues de sel me plaisent bien
 parce que je peux les lècher
 longtemps...
Journal Confus
page 36.

dimanche 17 mai 2026



 Le soir, après tant de fatigue, de pirouettes dans les orties, tant de bagarres d'épée en noisetier, nous descendions à la ferme du bas chercher le lait. C'est moi qui portait le bidon cabossé, fier comme un bar-tabac. La grosse dame à forte poitrine, des mollets de mammouth enfermés dans des bottes en caoutchouc, nous donnait six oeufs, un morceau de lard, ou du boudin de la veille, que l'on faisait frire dans la vieille poêle noircie de tant de campagne... 
Journal Confus
Page 21.

vendredi 15 mai 2026

                                                                           Le pire est
                                                                           toujours pour demain,
                                                                           alors,
                                                                           profitons d'aujourd'hui.

jeudi 14 mai 2026

 Le temps file,... L'incohérence des choses. On reprend une lichette de thé qui fait pisser. Petit Paul traverse le parc, en fredonnant une rengaine dont il a le secret. Le 8 décembre 1980, le Dakota Building, et Mark David Chapman font la Une des canards du monde entier. Le barbu Class Heroes quitte la scène, et l'on Imagine que tous les Walrus en versent des larmes de pluie acide. Quelques vingt ans plus tard, Georges rangera son sitar, c'est la vie... On aimerait avoir des nouvelles de Ringo, le plus vieux de la bande. 
Arrive toujours le moment où l'on range le matos, quand on se décide pour un petit concerto qui terminera la journée. On aime le calme des violoncelles, l'absence de nouvelles, le silence du ciel. Mais voilà que sorti de nulle part, le beau Mick vous susurre Street Fighting Man, histoire de réjouir vos papilles le temps que le quatuor s'accorde... A pareil Banquet, on a du mal à quitter la table...
Journal Confus
Page 184.

mardi 12 mai 2026

 Hé ! Corona !
 Bob dieu les gars !
 C'est Hanta !
 T'es v'nu comment
 vieux chenapan ?
 Ben les frèrots,
 j'suis v'nu sur un raffiot.
 J'suis passé par la mer
 Vraiment une belle
 croisière !
 
 

dimanche 10 mai 2026

Houps !

 Voilà une jolie poitrine qui
 réjouit les mains
 d'un honnête homme...
 Voilà une jolie phrase qui
 vous fait passer illico pour
 un gros lourd. Voire un vieux
 con qui murmure au passage
 de la belle, Méchante avec de
 jolis seins...
 Tant pis pour nous. Persiflons
 restons du côté des poêtes,
 et rions un peu des Croquants
 et des croquantes, qui, l'idée 
 est bien sotte, n'ont plus rien
 dans la culotte...


vendredi 8 mai 2026

 Quand j'étais minot, que je rentrais mouillé pire un maillot de sportif, la baguette molle, et les yeux baissés, l'air penaud d'une poule, qui on le sait est souvent mouillée aussi pour d'autres raisons qui ne nous regardent pas, le Padre me traitait de couillon, de gibier de potence, toujours à patauger dans les flaques, à saloper mes godasses rien que pour faire chier le monde. Ces bottes sont faites pour marcher disait la chanson... Souvent, ça se terminait par un rire Tony Truand, une serviette ramassée au vol, un "Va te sécher, fils de rien ! " ou un coup de pompe dans le derche, selon l'humeur du Pater, ou le nombre d'apéros du matin... 
J'aimais déjà les mots, les chanteurs à rimes, et le Comte de Monte-Cristo, et valdinguant dans les escaliers, je pensais que si Edmond Dantes se mêlait de l'affaire, le vieux allait en prendre pour son grade... Je changeais vite fait de culotte, remettait au sec les pièces du bas, et reprenais mes addictions pour les livres, et ces chevelus venus de Liverpool, ou de Londres qui me chauffaient les oreille, et mettaient mes guibolles en gambille... On annonçait un avis de tempête sur la Tamise, et ça collait bien avec mes prédictions. Je me préparais des averses de bruit, et de fureur, des orages de She loves you...
Finalement, j'ai eu une enfance heureuse...
Journal Confus.
Page 8.

jeudi 7 mai 2026

 " Des poêtes prétentieux parlent de la Camarde comme d'une bonne camarade de leurs soucis d'écrivaillons, de la copine créatrice qui les fascine, ou les rebute, des senteurs de feuilles mouillées dans les compostes des cimetières, de la froideur des caveaux. Toute la mouvance champignonnière des corps, et des choses en décomposition. D'autres, et non des moindres, la mettent en chanson, la couchent sur les pages des romans noirs. Sans parler de ceux qui la craignent, planquée au coin de la rue, dans le canon d'un flingot, sous la lame d'un couteau. Et les martyrs de tous poils qui l'entourent de vérités, de croyances à la mords-moi l'noeud, justement, s'habillent de croix, ou de ceintures d'explosifs pour honorer le Saigneur, et ses sbires aux ailes de plomb... Partout, on la vénère, ou on la craint, selon qu'on est du bon, ou du mauvais côté de la hache. Les morts sont tous de braves types chantait un Poète Vénéré... C'est faux. Les moribonds sont tous des cons, donnent jamais de nouvelles... ronchonne Totor le croque-mort. Un gars qui s'y connaît en matière,
de mise
en bière "
Journal Confus
Page 100.


mardi 5 mai 2026

 Je sais pas trop quoi
 raconter comme salades.
 J'en ai la persillade qui
 me monte au nez...
 La bave aux lèvres,..
 Je laisse de drôles de traces
 sur mon passage...
Je suis pourtant un 
 escargot tout chaud...

dimanche 3 mai 2026

 Toréador prends garde à toi ! miaule Bébert le matou mélomane devant sa gamelle, un oeil sur sa maitresse, l'autre on ne sait où, sans doute perdu dans une bagarre de gouttière. Ce greffier a la couenne dure, le poil raide, et une descendance nombreuse, signe d'une santé de fer, et d'un goût certain pour le rut compulsif. Revenu de ses fredaines, il se contente aujourd'hui de ronchonner, et de sortir les griffes quand les croquettes sont en retard. Les bestioles ne pensesnt qu'à bouffer, et à baiser, comme les lapins de la fable. C'est l'Académie qui l'explique dans les revues animalières. On ne va pas la contrarier (l'Académie).
Journal Confus.
Page 18.


vendredi 1 mai 2026

1871.

 Mai,Mai, Mai..
 Paris, Mai,
 Mai, Mai, Mai,
 Paris...*
 Mais,
 qui met ce mois
 de Mai de muguet
 en rimes qui se démènent
 sur la chanson du 
 vieil Eugène...
 *Claude Nougaro.
 


mercredi 29 avril 2026


                                                                   Les larmes
                                                                   ne sont que 
                                                                   des fleurs séchées.
                                                                   Le rire, rien qu'une
                                                                   absurdité.

mardi 28 avril 2026

 Je n'ai d'excuses à présenter à personne dans ce siècle de mirontons. Pas de sac de cailloux, pas de pénitents flagellants, ou de croix à porter sur le dos pour expier les années glorieuses. Les files devant les cinémas pornos des années 1975, les accidents de la route, parce que tonton conduisait bourré sans ceinture, ou les crimes passionnels devenus féminicides, comme les négros, devenus gens de couleur racisés... Si j'ai connu la télé naissante, l'homme sur la lune, et Dalida en pleine forme, je ne sue pas l'amertume pour autant, ni les dessous de bras puants, ou les pieds-bots pour marcher sur les plates-bandes de l'époque. Si je collectionne les tics, et les manies de gratter là où l'on ne s'aventure plus, c'est que je me garde des benêts du village, les trouducs qui ne jurent que par un pays rempli de fromages qui puent, d'Alsaciennes en costume, ou de danses folkloriques à la noix.
 Les bisons tapent de la corne, et les indiens ont foutu le camp, lassés des grandes plaines de l'enfance, où comme tout à chacun, j'ai chevauché des licornes, avalé des couleuvres.
Homo Erectus (2)

 

lundi 27 avril 2026


 J'apprends que cette petite galette
 a cinquante ans aujourd'hui.
 Ca valait bien de se mettre 
 la tête à l'envers...

dimanche 26 avril 2026

 Faut bien l'admettre, je suis un mâle blanc, vacciné au jus de poireaux, pommes de terre, et vin rouge, qui font les yeux doux dans le bouillon du gros Bruno.Un goujat mal dégrossi, pas déconstruit du tout, resté planté dans son champ de navets. Compulser des grimoires, des Bagatelles, en matant depuis la fenêtre des caracos, des engeances féminines d'avant l'ère Me Too, ça m'occuperait bien les journées, si j'avais encore les yeux en face des trous. Je n'ai pas non plus les biscotos des couillons masculinistes, la barbe des hispsters, et les roustons qui vont avec. Pas plus que je n'affiche la tronche livide des bouffeurs de tofu, des amateurs de lentilles, buveurs de luzerne. Disons que je conserve (en boite) dans mes placards, les relents du XXe, quand on fumait dans les trains, ou les avions, que l'on vendait les peaux de lapins au bout d'un bâton, les politiques au bout d'une pique... Quand les tricots de corps racontaient l'histoire des marlous qui se lavaient à la fontaine, des poilus qui tenaient permanence dans les bars à Nez de boeufs, et que la bigote Yvonne voulait interdire une chanson rigolote.
 J'ai des chaussettes en tire-bouchon, des culottes qui flottent dans le gaz honteux des bouffeurs de tripes, et la tonsure d'un moinillon défroqué. Les bisons tapent de la corne, et les indiens ont foutu le camp, lassés des grandes plaines de l'enfance, où comme tout à chacun, j'ai chevauché des licornes, avalé des couleuvres...
Homo Erectus (1) 

samedi 25 avril 2026

 Bartaba, et Suzanne, assis sur le muret qui longe le chemin qui mène chez Tony Truand, le vieux ferrailleur qui habite l'ancienne fabrique de pipes, Deux pigeons empâtés par l'époque, qui ne savent plus où donner de la graine, comment faire pour s'envoler plus loin que le bout de leur bec, qu'ils ont bien usé, bien renfrogné pire groin de vieux sanglier pillant les patates du champ de navets. 
 Ils groovent gentiment dans le sillon, parlent de choses, et d'autres, pour parler d'autre chose. Papotent, comme jadis, les bignoles quand elles descendaient les poubelles. Aujourd'hui, il n'y a plus de bignoles, et les poubelles ne traînent plus le long des trottoirs. Sauf quand les éboueurs sont en grève, mais par chez nous, il n'y a plus d'éboueurs... Rien que des employés municipaux, gantés, masqués, casqués, comme s'ils partaient à la guerre. Les gaspards font la gueule, plus le moindre reste à se mettre sous la dent.
 Tout fout le camp, ronchonne Bartaba, en jetant son mégot sous la patte d'un caniche qui passe.
 T'as raison, renchérit Suzanne... Viens on va voir plus loin, si l'herbe est plus tendre...
 Mais y'a plus d'herbe... Rien que du gazon synthétique venu de pays lointains, imbéciles où jamais il ne pleut.
Samedi Vaudou.

jeudi 23 avril 2026

 Quand les tambours prennent
 le pouvoir,
 c'est que les barbares sont
 dans la plaine.

 

mardi 21 avril 2026

lundi 20 avril 2026

 Pionce Pilate se réveille.
 Toujours, il se lavera les mains
 des affaires du monde.
 C'est écrit dans le
 manuel.
 

dimanche 19 avril 2026

 Le Petit Conservatoire de musique est fermé. Comme le magasin de légumes, la pharmacie, et le Bar des Touristes. Personne ne s'aventurerait sur le pont, où seuls les débris de la semaine font du rab. Ils craignentt que les hommes des molochs n'arrivent trop tôt dans leurs engins poubelles, leursr souffleurs de feuilles qui font un boucan d'enfer, et rendent les musiciens aphones. Même le ratichon qui vient du bled d'à coté dans sa voiture sans permis, parce que Dieu, ne veut pas qu'il se conduise mal, traîne du côté de la Chapelle, guette les ouailles qui seraient encore intéressées par une petite bénédiction. Les grenouilles dans le bénitier qui fuite... Personne pour me dire l'heure qu'il est, si la boulangerie est ouverte. 
Comment je m'appelle... C'est dimanche que voulez-vous...
Journal Confus.


samedi 18 avril 2026

C'est dit...

 - Je ne sais pas comment se déroulera la troisième guerre mondiale, mais la quatrième se fera 
   avec des bougies, et des gourdins...
   A. Einstein.
-  L'Intelligence Artificielle sera un grand pas pour l'humanité, mais ce sera le dernier...
  S. Hawking.

jeudi 16 avril 2026

                                                                         C'est dans les 
                                                                         vieux chiens 
                                                                         qu'on trouve 
                                                                         les meilleurs
                                                                         os.

lundi 13 avril 2026

dimanche 12 avril 2026

match

 Bon Dieu ! Moi qui était très fier de mon patronyme à rallonge, me voilà tout contrit... 
 Je me croyais seul à posséder un blaze à coucher dehors, vieux reste de l'aristocratie d'avant les coupeurs de tête, et me trouve bien déçu de constater grâce à Paris Tache, que d'autres sont mieux lotis que moi...
 Moi, Théophile De Ferafriser, tout droit sorti de la cuisse des De Ferarepasser du côté de mon père, et des Bonnatoutfaire du côté de ma mère, une famille interlope avouons-le, fait le gros dos devant la donzelle de Bordella, le fils préféré de la tribu Adroitetoute, des rombières de la croisette, le gandin des Tic et Toc, et qui je l'espère finir benet de la farce, renvoyé à ses chers amours et ses études, par le scrutin universel... Quoique ces temps-ci, le bon peuple semble renouer avec les gars à biscottos qui pointent sur les photos people de Paris Crash, le torchon qui Match. C'est dommage pour les vieux conservateurs comme moi, issus de la noblesse en pantoufles (?).
Le Merle moqueur.

 INTERLUDE (3)  n)ù%) Aujourd'hui, froisser la page blanche autour de la photocopieuse, ne me pose pas de problème, mais me laisse le go...