vendredi 15 mai 2026

                                                                           Le pire est
                                                                           toujours pour demain,
                                                                           alors,
                                                                           profitons d'aujourd'hui.

jeudi 14 mai 2026

 Le temps file,... L'incohérence des choses. On reprend une lichette de thé qui fait pisser. Petit Paul traverse le parc, en fredonnant une rengaine dont il a le secret. Le 8 décembre 1980, le Dakota Building, et Mark David Chapman font la Une des canards du monde entier. Le barbu Class Heroes quitte la scène, et l'on Imagine que tous les Walrus en versent des larmes de pluie acide. Quelques vingt ans plus tard, Georges rangera son sitar, c'est la vie... On aimerait avoir des nouvelles de Ringo, le plus vieux de la bande. 
Arrive toujours le moment où l'on range le matos, quand on se décide pour un petit concerto qui terminera la journée. On aime le calme des violoncelles, l'absence de nouvelles, le silence du ciel. Mais voilà que sorti de nulle part, le beau Mick vous susurre Street Fighting Man, histoire de réjouir vos papilles le temps que le quatuor s'accorde... A pareil Banquet, on a du mal à quitter la table...
Journal Confus
Page 184.

mardi 12 mai 2026

 Hé ! Corona !
 Bob dieu les gars !
 C'est Hanta !
 T'es v'nu comment
 vieux chenapan ?
 Ben les frèrots,
 j'suis v'nu sur un raffiot.
 J'suis passé par la mer
 Vraiment une belle
 croisière !
 
 

dimanche 10 mai 2026

Houps !

 Voilà une jolie poitrine qui
 réjouit les mains
 d'un honnête homme...
 Voilà une jolie phrase qui
 vous fait passer illico pour
 un gros lourd. Voire un vieux
 con qui murmure au passage
 de la belle, Méchante avec de
 jolis seins...
 Tant pis pour nous. Persiflons
 restons du côté des poêtes,
 et rions un peu des Croquants
 et des croquantes, qui, l'idée 
 est bien sotte, n'ont plus rien
 dans la culotte...


vendredi 8 mai 2026

 Quand j'étais minot, que je rentrais mouillé pire un maillot de sportif, la baguette molle, et les yeux baissés, l'air penaud d'une poule, qui on le sait est souvent mouillée aussi pour d'autres raisons qui ne nous regardent pas, le Padre me traitait de couillon, de gibier de potence, toujours à patauger dans les flaques, à saloper mes godasses rien que pour faire chier le monde. Ces bottes sont faites pour marcher disait la chanson... Souvent, ça se terminait par un rire Tony Truand, une serviette ramassée au vol, un "Va te sécher, fils de rien ! " ou un coup de pompe dans le derche, selon l'humeur du Pater, ou le nombre d'apéros du matin... 
J'aimais déjà les mots, les chanteurs à rimes, et le Comte de Monte-Cristo, et valdinguant dans les escaliers, je pensais que si Edmond Dantes se mêlait de l'affaire, le vieux allait en prendre pour son grade... Je changeais vite fait de culotte, remettait au sec les pièces du bas, et reprenais mes addictions pour les livres, et ces chevelus venus de Liverpool, ou de Londres qui me chauffaient les oreille, et mettaient mes guibolles en gambille... On annonçait un avis de tempête sur la Tamise, et ça collait bien avec mes prédictions. Je me préparais des averses de bruit, et de fureur, des orages de She loves you...
Finalement, j'ai eu une enfance heureuse...
Journal Confus.
Page 8.

jeudi 7 mai 2026

 " Des poêtes prétentieux parlent de la Camarde comme d'une bonne camarade de leurs soucis d'écrivaillons, de la copine créatrice qui les fascine, ou les rebute, des senteurs de feuilles mouillées dans les compostes des cimetières, de la froideur des caveaux. Toute la mouvance champignonnière des corps, et des choses en décomposition. D'autres, et non des moindres, la mettent en chanson, la couchent sur les pages des romans noirs. Sans parler de ceux qui la craignent, planquée au coin de la rue, dans le canon d'un flingot, sous la lame d'un couteau. Et les martyrs de tous poils qui l'entourent de vérités, de croyances à la mords-moi l'noeud, justement, s'habillent de croix, ou de ceintures d'explosifs pour honorer le Saigneur, et ses sbires aux ailes de plomb... Partout, on la vénère, ou on la craint, selon qu'on est du bon, ou du mauvais côté de la hache. Les morts sont tous de braves types chantait un Poète Vénéré... C'est faux. Les moribonds sont tous des cons, donnent jamais de nouvelles... ronchonne Totor le croque-mort. Un gars qui s'y connaît en matière,
de mise
en bière "
Journal Confus
Page 100.


mardi 5 mai 2026

 Je sais pas trop quoi
 raconter comme salades.
 J'en ai la persillade qui
 me monte au nez...
 La bave aux lèvres,..
 Je laisse de drôles de traces
 sur mon passage...
Je suis pourtant un 
 escargot tout chaud...

dimanche 3 mai 2026

 Toréador prends garde à toi ! miaule Bébert le matou mélomane devant sa gamelle, un oeil sur sa maitresse, l'autre on ne sait où, sans doute perdu dans une bagarre de gouttière. Ce greffier a la couenne dure, le poil raide, et une descendance nombreuse, signe d'une santé de fer, et d'un goût certain pour le rut compulsif. Revenu de ses fredaines, il se contente aujourd'hui de ronchonner, et de sortir les griffes quand les croquettes sont en retard. Les bestioles ne pensesnt qu'à bouffer, et à baiser, comme les lapins de la fable. C'est l'Académie qui l'explique dans les revues animalières. On ne va pas la contrarier (l'Académie).
Journal Confus.
Page 18.


vendredi 1 mai 2026

1871.

 Mai,Mai, Mai..
 Paris, Mai,
 Mai, Mai, Mai,
 Paris...*
 Mais,
 qui met ce mois
 de Mai de muguet
 en rimes qui se démènent
 sur la chanson du 
 vieil Eugène...
 *Claude Nougaro.
 


mercredi 29 avril 2026


                                                                   Les larmes
                                                                   ne sont que 
                                                                   des fleurs séchées.
                                                                   Le rire, rien qu'une
                                                                   absurdité.

mardi 28 avril 2026

 Je n'ai d'excuses à présenter à personne dans ce siècle de mirontons. Pas de sac de cailloux, pas de pénitents flagellants, ou de croix à porter sur le dos pour expier les années glorieuses. Les files devant les cinémas pornos des années 1975, les accidents de la route, parce que tonton conduisait bourré sans ceinture, ou les crimes passionnels devenus féminicides, comme les négros, devenus gens de couleur racisés... Si j'ai connu la télé naissante, l'homme sur la lune, et Dalida en pleine forme, je ne sue pas l'amertume pour autant, ni les dessous de bras puants, ou les pieds-bots pour marcher sur les plates-bandes de l'époque. Si je collectionne les tics, et les manies de gratter là où l'on ne s'aventure plus, c'est que je me garde des benêts du village, les trouducs qui ne jurent que par un pays rempli de fromages qui puent, d'Alsaciennes en costume, ou de danses folkloriques à la noix.
 Les bisons tapent de la corne, et les indiens ont foutu le camp, lassés des grandes plaines de l'enfance, où comme tout à chacun, j'ai chevauché des licornes, avalé des couleuvres.
Homo Erectus (2)

 

lundi 27 avril 2026


 J'apprends que cette petite galette
 a cinquante ans aujourd'hui.
 Ca valait bien de se mettre 
 la tête à l'envers...

dimanche 26 avril 2026

 Faut bien l'admettre, je suis un mâle blanc, vacciné au jus de poireaux, pommes de terre, et vin rouge, qui font les yeux doux dans le bouillon du gros Bruno.Un goujat mal dégrossi, pas déconstruit du tout, resté planté dans son champ de navets. Compulser des grimoires, des Bagatelles, en matant depuis la fenêtre des caracos, des engeances féminines d'avant l'ère Me Too, ça m'occuperait bien les journées, si j'avais encore les yeux en face des trous. Je n'ai pas non plus les biscotos des couillons masculinistes, la barbe des hispsters, et les roustons qui vont avec. Pas plus que je n'affiche la tronche livide des bouffeurs de tofu, des amateurs de lentilles, buveurs de luzerne. Disons que je conserve (en boite) dans mes placards, les relents du XXe, quand on fumait dans les trains, ou les avions, que l'on vendait les peaux de lapins au bout d'un bâton, les politiques au bout d'une pique... Quand les tricots de corps racontaient l'histoire des marlous qui se lavaient à la fontaine, des poilus qui tenaient permanence dans les bars à Nez de boeufs, et que la bigote Yvonne voulait interdire une chanson rigolote.
 J'ai des chaussettes en tire-bouchon, des culottes qui flottent dans le gaz honteux des bouffeurs de tripes, et la tonsure d'un moinillon défroqué. Les bisons tapent de la corne, et les indiens ont foutu le camp, lassés des grandes plaines de l'enfance, où comme tout à chacun, j'ai chevauché des licornes, avalé des couleuvres...
Homo Erectus (1) 

samedi 25 avril 2026

 Bartaba, et Suzanne, assis sur le muret qui longe le chemin qui mène chez Tony Truand, le vieux ferrailleur qui habite l'ancienne fabrique de pipes, Deux pigeons empâtés par l'époque, qui ne savent plus où donner de la graine, comment faire pour s'envoler plus loin que le bout de leur bec, qu'ils ont bien usé, bien renfrogné pire groin de vieux sanglier pillant les patates du champ de navets. 
 Ils groovent gentiment dans le sillon, parlent de choses, et d'autres, pour parler d'autre chose. Papotent, comme jadis, les bignoles quand elles descendaient les poubelles. Aujourd'hui, il n'y a plus de bignoles, et les poubelles ne traînent plus le long des trottoirs. Sauf quand les éboueurs sont en grève, mais par chez nous, il n'y a plus d'éboueurs... Rien que des employés municipaux, gantés, masqués, casqués, comme s'ils partaient à la guerre. Les gaspards font la gueule, plus le moindre reste à se mettre sous la dent.
 Tout fout le camp, ronchonne Bartaba, en jetant son mégot sous la patte d'un caniche qui passe.
 T'as raison, renchérit Suzanne... Viens on va voir plus loin, si l'herbe est plus tendre...
 Mais y'a plus d'herbe... Rien que du gazon synthétique venu de pays lointains, imbéciles où jamais il ne pleut.
Samedi Vaudou.

jeudi 23 avril 2026

 Quand les tambours prennent
 le pouvoir,
 c'est que les barbares sont
 dans la plaine.

 

mardi 21 avril 2026

lundi 20 avril 2026

 Pionce Pilate se réveille.
 Toujours, il se lavera les mains
 des affaires du monde.
 C'est écrit dans le
 manuel.
 

dimanche 19 avril 2026

 Le Petit Conservatoire de musique est fermé. Comme le magasin de légumes, la pharmacie, et le Bar des Touristes. Personne ne s'aventurerait sur le pont, où seuls les débris de la semaine font du rab. Ils craignentt que les hommes des molochs n'arrivent trop tôt dans leurs engins poubelles, leursr souffleurs de feuilles qui font un boucan d'enfer, et rendent les musiciens aphones. Même le ratichon qui vient du bled d'à coté dans sa voiture sans permis, parce que Dieu, ne veut pas qu'il se conduise mal, traîne du côté de la Chapelle, guette les ouailles qui seraient encore intéressées par une petite bénédiction. Les grenouilles dans le bénitier qui fuite... Personne pour me dire l'heure qu'il est, si la boulangerie est ouverte. 
Comment je m'appelle... C'est dimanche que voulez-vous...
Journal Confus.


samedi 18 avril 2026

C'est dit...

 - Je ne sais pas comment se déroulera la troisième guerre mondiale, mais la quatrième se fera 
   avec des bougies, et des gourdins...
   A. Einstein.
L'Intelligence Artificielle sera un grand pas pour l'humanité, mais ce sera le dernier...
  S. Hawking.

jeudi 16 avril 2026

                                                                         C'est dans les 
                                                                         vieux chiens 
                                                                         qu'on trouve 
                                                                         les meilleurs
                                                                         os.

lundi 13 avril 2026

dimanche 12 avril 2026

match

 Bon Dieu ! Moi qui était très fier de mon patronyme à rallonge, me voilà tout contrit... 
 Je me croyais seul à posséder un blaze à coucher dehors, vieux reste de l'aristocratie d'avant les coupeurs de tête, et me trouve bien déçu de constater grâce à Paris Tache, que d'autres sont mieux lotis que moi...
 Moi, Théophile De Ferafriser, tout droit sorti de la cuisse des De Ferarepasser du côté de mon père, et des Bonnatoutfaire du côté de ma mère, une famille interlope avouons-le, fait le gros dos devant la donzelle de Bordella, le fils préféré de la tribu Adroitetoute, des rombières de la croisette, le gandin des Tic et Toc, et qui je l'espère finir benet de la farce, renvoyé à ses chers amours et ses études, par le scrutin universel... Quoique ces temps-ci, le bon peuple semble renouer avec les gars à biscottos qui pointent sur les photos people de Paris Crash, le torchon qui Match. C'est dommage pour les vieux conservateurs comme moi, issus de la noblesse en pantoufles (?).
Le Merle moqueur.

vendredi 10 avril 2026

                                                                           DEFONCE
                                                                           DE
                                                                           FUMER...
Et de faire chier
le mégotier !

mercredi 8 avril 2026

 Comme ces rêves
 qui s'effacent au réveil.
 Ces inconnus qui traversent
 dans mes clous.
 Cela ne me concerne pas
 non plus.

mardi 7 avril 2026

Le fil.

 Il m'arrive souvent de buter sur des souvenirs que je ne reconnais pas. Le nom d'une rue, d'une rivière, d'un pont, ou tous ces gens dans la grande salle des fêtes qui faisaient de la musique de chambre, jouaient d'instruments anciens qui avaient de drôles de formes. Ca m'inquiète de perdre le fil...
 Et puis, je réalise que ces souvenirs ne m'appartiennent pas. Que je les ai croisé par hasard, ou par inadvertance... Me voilà donc rassuré. Je peux continuer à faire le funambule...

lundi 6 avril 2026

Jardin d'Eden...

 Bande de zinzins !
 Je vous avais bien dit
 de ne pas toucher aux oeufs au fond
 du jardin ! Bon Dieu, c'est que des
 débris de missiles, et mines anti-personnelles !
 On fait quoi, maintenant, de toutes ces merdes ?
 Joyeuses Paques !

vendredi 3 avril 2026

                                                                            R.A.F.

Rien à faire...

jeudi 2 avril 2026

Chantons ?

 Bon, je sais... Vous allez me trouver encore bien hargneux ce matin... Mais la tronche de Céline Dondon sur tous les écrans, sur la Tour Eiffel, et son discours à la noix diffué sur tous les zéros, comme si le Bon Dieu descendait sur terre pour ramasser un peu de pognon à swinguer sur des ballades, des chansonnettes pouet pouet, à faire dresser les oreilles des ânes qui font la queue aux stations-service, c'est  pas un peu trop de tapage dans les chaumières ? 
J'apprends aussi que notre J.J.G. national va lui écrire une chanson... Perso, j'ai toujours préféré son demi-frangin,  le Pierrot gaucho bien allumé des années du Sac, et de Pasqua, mais c'est une autre histoire... N'empêche, je me mettrais bien sur la liste de courses de la donzelle... Je m'essaierais bien à pondre quelques vers, vite fait, sur le gaz, parce que c'est plus facile de faire miauler la gonzesse, que d'écrire La Supplique pour être enterré sur la plage de Sète, et que question droits d'auteur, c'est mieux que le chèque énergie... A vos marques, prêt ? Partez...
Le Merle moqueur.

mercredi 1 avril 2026

                                                                     Il faut que l'on arrête
                                                                     de penser pour ne
                                                                     rien dire...

mardi 31 mars 2026

Ce (5)

 ... / ...

- Si je m'écoutais, ce qui n'est pas simple vu que je suis moitié sourd, je vous torcherais bien encore quelques balourdises de mon cru, pas cuit. Des ronchonnades comme on en fait plus, des piqures de rappel, à vous chauffer la couenne, à vous faire oublier que l'éternité n'existe pas... Le "bien-être" non plus. Toutes les salades, les nids de conneries, la résilience des peuples, que des faiseurs de tisanes, des gourous en carton, des "coachs de vie" pignons, et pognon sur rue, planqués dans les zéros salauds, vous envoient des paradis fiscaux qui croulent sous les pétro-dollars. Tout ça, c'est du vent qui ne secoue même pas mes feuilles... Le "lâcher prise", les embrassades aux arbres, les curés de jouvence, tous les ceusses qui vous posent les mains sur le derche pour vous aider à trouver la sérénité, et les autres... Priez petits Evangélistes chanteurs, Mormons de la fin du monde, Témoins que rien, et crachez au bassinet des pasteurs en or massif ! Tous dans le même bénitier des vendeurs de paradis, ou d'apocalypse dans le creux des églises, des temples, ou des yourtes mongoles... Et pis de vache, c'était bien la peine que le Grand du dessus envoie le fiston à épines qui marchait sur l'eau (Vous y croyez à une histoire pareille ?) se faire clouer sur un morceau de bois comme les chouettes du moyen-âge pour sauver (de quoi ?) les gugus que papa avait fait à son image. Avouez, y'a de quoi s'essuyer les patounes sur un tapis de prière, se secouer la nouille devant le mur entre deux versets magiques, et les papillotes de Moïse le touriste de la Mer Morte ! Salutations donc aux papounets, imans, rabbins, tondus en serviette de bain, chapeaux pointus turlututu ! Toujours je préfèrerai les histoires de soubrettes, les oeillades de la marchande des quatre saisons, ou les manières en sucre de la baronne qui se tape le garde-chasse. Ce sont les Dieux, et leurs croyances qui font de nous des tueurs en série...
... / ...
- Ne riez pas cousins ! Ne me faite pas dire ce que je répète à l'envi. Ne jamais suivre le moindre joueur de flutiau. Vous savez où ça mène les enfants ! Vous pouvez toujours vous ramollir la face avec les petits instruments qui causent tout seuls, vous envoient des images de votre fiole, points noirs, et gros tarin, sourire niais, à penser que... Pas croyable que je sois si joli (e) posé devant ce décor de mer, ces falaises d'outre-tombe, les gondoles à Venise, et le Machu Picchu, pour montrer à tous comment j'ai voyagé dans ce monde uberisé... Planté devant la maison de famille avec toute la smala endimanchée, les cousins de province, ou tenant par le bec la pintade qui fait des selfies de joueur de foot, et s'imagine qu'elle est la plus belle devant le miroir... Vous me voyez bien contrit de ne pas être dans l'album familial, entre le tonton bourré, et le Pater qu'est mort d'une glissade. J'aurais tellement aimé naître dans une roulote de gitan, avec une mère tireuse de cartes, et un père trapéziste. Posé sur le parvis d'une église, élevé par un curé de campagne, amateur de vin de messe, mais raconteur de belles histoires. Que n'ai-je pas été oublié au fond d'un couloir, dans un nid d'un aigle. Ah !  Que n'ai-je vécu bon sang entre quatorze, et quinze cent, chantait un Moustachu célèbre,  que les moins de vingt ans feraient bien de connaître, ça les changerait des pouet pouet qui encombrent leurs jeunes oreilles...
... / ...
Vous allez penser que je suis un sale type. Que franchement, on ne donnerait pas un morceau de couenne au cochon qui râle du groin à tort et à travers. Je vous l'accorde. Je me fous d'être ange, ou démon. Ne reste pas en place quand je mesure la connerie ambiante, le temps qu'il me reste à rougner en me tirant les tifs. Je ne porte de jugement sur personne. Ne me mélange pas c'est tout. Je suis pas né pour aimer mes frères, et ne suis pas le seul... Tout à chacun a son puits sans fond, où il noie les chats qu'il n'aime pas... Le genre humain, comme le genre animal sont des choses mystérieuses, suspectes, mais il faut faire avec. Terminons sur une bonne impression, avant de replier les ailes du moulin. Si un jour vous me rendez visite, n'oubliez pas de prendre les patins. Je suis maniaque de la propreté des sols, des fonds de gamelles, et de tiroirs. Evitez de dessiner des zébus, des rébus à cornes, des mammouths, ou les nichons de la taulière sur les murs, et surtout refermez bien la porte de la caverne en repartant. Je ne crains pas les voleurs, mais qu'un représentant en encyclopédies merdouilleuses se pointe, ,essaye de me convaincre du goût de l'os, je ne pardonnerai rien...
... / ..
Je vous aime bien quand même... Profitez du beau temps...

                                                                          


lundi 30 mars 2026

Ce... (4)

 ... / ...

- Ne me cherchez pas non plus sur les stades. Je ne suis inscrit dans aucune salle de sport, supporteur d'aucun club, fut-il celui de mon patelin. Je suis absent à la buvette, aux lotos de soutien, au financement de Pétaouchnoc. Je ne sponsorise que le vent dans les branches des arbres bouffés de scolyte. Faut couper au-dessus des racines, enlever les membres touchés par les bestioles du diable... Du coup, les rencontres de tronçonneuses, c'est ça notre sport national à nous. Ca nous fait des J.O. de déserts, des monts pelés. Des amas de branches mortes, des gugus dopés au jus de gentiane qui retroussent leurs manches pour améliorer leur score, et passer en finale... Vous ne me trouverez pas non plus autour des tapis verts, de la belote, ou du tarot, et je ne joue plus aux courtines depuis longtemps. Mes vieux parents pensaient qu'une tournée d'atout, ou un pari sur Ménopause III sur l'hippodrome de Vincennes, allaient leur rapporter un peu de caillasse pour réchauffer la gamelle. Je les vois encore les dimanches à feuilleter les journaux, à poinçonner les tickets gagnants, puis à tout foutre à la poubelle parce que les cannassons faisaient faux bond... Mauvais joueurs, pronostics à la noix, pas de martingale qui fait trembler le casino.... Frères humains, vous qui jouez, n'ayez contre nous... Ouvrez vos manuels à la page V si vous ne comprenez pas...
- C'est comme cette histoire de saisons. J'en ai vu passer un nombre incalculable depuis qu'on m'a coupé le cordon, mais j'entends qu'il n'y a guère que celles d'Antonio (1678/1741) le Vivaldi des ascenseurs, des cabinets d'assurances, des salles d'attente des toubibs mélomanes, ou des salons parfumés des merlans, qu tiennent la route. Pensez ! Quatre saisons ! Rien de plus simple à mettre en musique ! Il s'est pas foulé le gars... Le Tonio a pondu sûrement les premiers tubes planétaires, number one au Hit-parade des siècles à venir, plus que My Way, ou Yesterday, qui sont pourtant des machines à pognon... Tous les orchestres du monde, les fanfares du kiosque à musique, ont tapé dans le Printemps, ou l'Hiver du bonhomme, comme ils ont dansé le Boléro à Momo, écrit à Elise, ou valsé sur les rombières embagousées de l'opéra de Vienne... Ca fait un sacré boucan qui nous casse les oreilles depuis l'invention du cornet à piston... 
Je dois me résoudre, avec une certaine mauvais foi, et pour faire plaisir aux lecteurs atrabilaires, mauvais coucheurs, à conchier (un peu) la musique d'aujourd'hui, et les sérénade d'hier, par pure ronchonnade. Il n'est pas question de remettre les grenouilles dans la mare quand on les a tellement aimées (les grenouilles) en persillade... C'est bien la chose musicale qui m'a aidé à tenir debout pendant tout ce tango. Qu'il pleuve, qu'il vente, à la plage, ou aux cabinets, jamais je n'ai rechigné à mettre les tsf, les platines, les concerts, les symphonies, gavottes, chansons, ou poésies en route pour danser la java. J'en ai de ces souvenirs qui font rigoler les jeunots gavés de blagues numériques siliconées, de rappeures enroués, ou du sirop des pépètes qui secouent leurs miches sur les tic, et toc... Je suis plus assez agile pour de telles cabrioles. Regrette tout l'attirail des années qui faisaient chauffer Marcel, mettaient le feu aux poudres des minots de l'An II, et deviendraient les momies enfouies dans le crâne des tondus de la feuille... C'est bien le XXe qui nous amena un tombereau de partoches à faire pâlir les Grands Anciens. Qu'il en soit remercié... 
... / ...


dimanche 29 mars 2026

                                                                       Plus le temps passe
                                                                       plus l'on devient
                                                                       précieux...                                                   

samedi 28 mars 2026

 Le proverbe a raison,
 " Tant va la cruche à l'eau,
    qu'à la fin
    je suis propre "

vendredi 27 mars 2026

Ce... (3)

 ... / ..

- J'ai bien du mal à me foutre en rogne ce matin.
  Pourtant, c'est pas les occasions qui manquent...
... / ...



jeudi 26 mars 2026

Ce...(2)

 ... / ...

- Tant pis pour les âmes sensibles.
  Je n'ai pas le souvenir d'être tombé amoureux d'un roman de gare. Ces pelures où la femme de ménage soupire devant sa serpillière en attendant que le fils du Baron vienne la trousser avec son violon d'ingre, ou sa flute enchantée. Pas plus que je n'émarge sur la liste des coeurs brisés, des regrets éternels, ou des Cupidons d'opérette qui miaulent sous le balcon de la donzelle du huitième... Aujourd'hui, que j'ai passé l'âge des fredaines, j'échange volontiers mes amours d'antan contre un plat de lentilles... Tant pis pour le poète... Roméo est-il un mâle Alfa, et mes jeux de mots sont-ils si mauvais que personne ne rigole ? M'en fous, je ronchonne... De toute façon, j'ai sauté le ruisseau. Celui qui pisse le plus loin, ce n'est plus de mon ressort... Déclare forfait pour la course aux dindons suite à une série de faux départs, de blessures mal soignées, et de poulettes bancales... Je ne me plains pas non plus... J'y vois clair dans toutes les sarabandes, les menuets, et les javas dans la sciure.
- Pareil pour les repas de famille, les réunions du syndicat, le thé à cinq heures, la tartiflette, le barbuc, ou la messe du dimanche. J'aime pas trop m'essuyer sur le paillasson des autres, trinquer avec quelqu'un qui ne me convient pas, ou me laver les pognes dans un lavabo inconnu. A chacun ses microbes... Ne m'invitez pas aux mariages, aux anniversaires, aux bat-mitsvah, pas pour moi le Grand Pardon... Aux enterrements de vie de garçons, de filles, je préfère l'air compassé des croque-morts, la carriole des pompes funèbres garée dans l'allée du cimetière, et le maccabée qui compte les grains de chapelet... Mais je ne goûte pas trop le sirop de la Camarde, c'est ballot... La promesse d'un beau voyage en Italie, d'une visite dans la plus belle ville du monde, ou d'une franche rigolade autour d'un feu de camp à chanter des trucs de scout, avec des poilus du torse, m'indiffèrent plus que l'avenir des koalas, ou des dauphins. D'ailleurs, en aparté, je déteste les dauphins, ces psychopates sympatiques, alors pas de visites au parc aquatique non plus. Je ne lancerai pas de sardines à ces connes d'otaries à cheval sur un ballon. A la rigueur, une soirée au Cabaret des Pousse-mégots, un french-cancan au Moulin. Mais là aussi, j'ai des doutes... Les joyeusetés autour d'une roteuse me foutent des crampes d'estomac, et y'a belle lurette que je ne touche plus au grisbi...
... / ...

mercredi 25 mars 2026

Cécommca...

 " Au fond de l'écriture, c'est la boiterie qui fait le rythme"...
 Nous z'y voici... Ronchon qui s'en dédie... La vilaine teigne qui me gratte l'occiput, et me fait jouer les petits canards dans la mare. 
 - Je n'aime pas que l'on empiète sur mes heures de sieste, mes nuits de labeur, le repos bien mérité d'un guerrier en fin de course. Laissez-moi mijoter tranquillement dans ma saumure, et ne prenez pas de rendez-vous en mon nom chez le merlan, le procto, l'arracheur de dents... A la rigueur, chez Madame Suzanne, la menteuse de la rue des Cheminots, où j'ai mes habitudes, à l'écouter raconter ses salades... Peut-être une partie de dés avec Mouloud, mais sans plus...
Ne venez pas non plus me tanner la couenne avec des zouaveries dans les galeries marchandes des grands magasins clinquants, des bistrots sur orbite, où l'on sert des caouas hors de prix, des jus de désintoxe au n'importe quoi, sur des tartines d'épeautre, et autres salades sans vinaigrette. Je vous préviens, je ne porterai pas votre cabas rempli des coquillettes, des rabais, et des cartes de fidélité qui font baver les ménagères en rut. Les têtes de gondoles ne m'intéressent pas plus que les caissières qui proposent des lance-pierres en promo, et soignent leur mal de vivre avec des neuroleptiques en solde.
- Sachez aussi que je ne supporte plus de grimper les chemins escarpés en bande, avec des Tamalous bavards. Sentiers qui donnent le tournis, le barda qui vous scie le dos, pire un légionnaire en campagne, pour atteindre à bout de souffle, un belvédère à la noix, la Sainte Machine posée sur son caillou qui mate dans le corsage de la vallée. Panorama grandiose sur le clocher de l'église, paumé dans les effluves dégueulasses des bouses de vache, et de la pollution des usines plastoc qui font tousser le pauvre voyageur, tandis que sa liquette lui glace les osselets, parce que bien sûr, il faudra refaire le chemin A L'ENVERS, histoire de fracasser ce qu'il reste des rotules encore en état de marche... Et y'a toujours un zinzin, un ancien des impôts, qui jacte sans cesse pour signaler que c'est vraiment un joli point de vue, qu'on  voit les monts chauves, les éoliennes qui mettent la zizanie dans le troupeau, alors que je renifle des effluves de souffre, que j'ai les poumons qui explosent sous les côtelettes... Laissez-moi tirer sur ce vieux mégot qui fait de jolis nuages, et ne m'inscrivez pas à la prochaine sortie...
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mardi 24 mars 2026

Vesoul...

                                                                T'as voulu voir
                                                                Vierzon...
                                                                Ben... Non,
                                                                plus maintenant.

dimanche 22 mars 2026

 La Confrèrerie des Chauve qui peut
 et chauves-souris nous fait savoir
 qu'elle ne soutiendra pas
 Chauve Ciotti dans la prochaine
 salade niçoise. 
 Blaguatoto.

samedi 21 mars 2026

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Je gargouille des rengaines de grognements, souffle court, bave aux lèvres, et autres machins qui poussent l'air au dehors de mes éponges, à faire douter le premier de la classe du Conservatoire des Musiques Anciennes. Si mes esgourdes sont musicales, le reste du paquet, celui que l'on promène vaille que vaille dans la fosse de l'orchestre, a du mal avec le rythme des maracas des musiciens déguisés en Mariachis mexicanos qui font danser tous les macchabés du cimetière. La flute des Andes, et la grosse caisse des fanfares me cassent le dos, me font douter du crincrins des mandolines qui flottent dans les merdes de la Sérénissime... Je n'arrive plus à mettre ma vie en musique... Je suis devenu le Fantôme de l'Opéra. 




vendredi 20 mars 2026

S.T.


D'abord mettons les choses au poing.
J'ai encore toutes les musiques dans les oreilles. Les sonneries des réveils, le son des tambours, les battements de coeur, et les soubresauts de braguettes sont inscrits sur l'almanach grivois, et le calendrier de tous les saints, et saintes depuis le début de la création. Les tam-tams du début, les cris de singe poussés parce que couches sales, et compagnie. Les piaulements de moineau parce que jolie maman, les soupirs de rhino parce que t'es la plus belle. Toute la ménagerie des sons, et lumière, pirouettes, et cascades s'engouffrent, se répandent comme lave de volcan, ruisseaux guillerets, bave de crapaud, et larmes de crocodile. Je ne suis jamais avare d'émotions à remettre sur le métier, savoir s'il existe vraiment (le métier). Je note, je coche, je bafouille au cas où j'aurais des comptes à rendre au guignol du dessus, ou du dessous, selon que la pièce tombera sur pile, ou face. Je connais des adresses d'anciens chenapans. J'ai des listes de cousins de provinces, de promesses jamais tenues. Le bruit de la mer, la cour d'école, la couleur des ciels, les éclairs au chocolat, vanille, tout ça en vrac, quand je déplie la carcasse au pied du pucier, quand j'ouvre un oeil, et me rince le dos avec la pierre ponce.
Plumages, et grattages, font bon ménage dans ma boite à cirage.
Et ce n'est pas le rimailleur de service qui dira le contraire.
J'aimerais tant pouvoir ranger les photos des copains, les cahiers d'écoliers, les plumes au chapeau, les tu te souviens Barbara, bien à l'abri dans un coffiot inviolable, à n'ouvrir qu'en cas de décès, ou d'absence prolongée. Savoir comment mettre la poussière sous les tapis sans qu'ils s'envolent (les tapis), que je reste souvent à me demander pourquoi tant de roucoulades me sont passées sous le nez. Pourquoi, je n'ai jamais réussi à chanter "juste" dans la chorale ? J'aurais fait une basse correcte avec ma voix de fumeur, tout en haut de la scène, statue de Commandeur au-dessus des castrats, droit dans ma barbe de centaure... Mais non. J'arrive juste à sortir de ma bouche des clapotis de grenouille, des paroles de menteur... Les croassements de crapaud en rut...
... / ...

jeudi 19 mars 2026

Sale type

 Permettez que je m'insurge ! Qu'encore une fois, je fasse mon sale type énervé comme un pou sur la tonsure d'un cathéchumène que les énergumènes apprécient à juste titre. Je ne vois guère que des ronchonnades d'un autre âge pour me sortir du trou... Et si je rajoute un peu de mauvaise foi, pour corser la sauce, c'est que vraiment je me sens pousser une tignasse de vilain, les serpents sur la tête de l'autre déesse à la noix dont j'ai oublié le nom, ce qui m'importe peu, Tonnerre de Zeus ! Et bien malin celui, ou celle qui saura remettre en place les crins qui partent dans tous les sens. Me voilà donc contraint de peinturer (?)  quelques pochades, pour éviter de finir en rade, comme les salades de l'escargot, le gluant tout chaud, qui à coup sûr finira en persillade dans l'assiette d'un satisfait des derniers résultats des élections. 
Auprès de mon arbre, je fais amande honorable devant l'étalage moisi qui encombre les urnes...
A plus tard sur le ring.

 

mardi 17 mars 2026

                                                                            Quand on n'y pense
                                                                            et tant pis pour les 
                                                                            poëtes, les rëveurs,
                                                                            la nuit, le jour, c'est
                                                                            pas grand-chose...
                                                                            Juste la terre qui
                                                                            tourne.
Jean Bombeur
revenu des Enfers.

dimanche 15 mars 2026

 Vous le (la) verrez parfois, interdit au milieu du parc, planté (e) devant le kiosque, comme si la musique allait sortir d'un coup de baguette du chef de la fanfare, à regarder le tourniquet aux enfants sages, et les figurines interdites aux plus de cinq ans. On dirait qu'il rêve, qu'il a l'esprit ailleurs, mais non... Il est seulement perdu, en vertige, en équilibre instable sur ses deux pattes, à se demander ce qu'il fait là, pourquoi les arbres ont perdu leurs feuilles si tôt, comment s'en retourner d'où il vient sans se faire bigorner par les carrioles qui passent sans lui prêter attention. Le Moi, n'est pas ce truc abscon dont nous rebattent les philosophes des cavernes. C'est lui. C'est elle. C'est eux, c'est vous... C'est la sève juvénile, ou les ronces du vieillard. La force, la faiblesse, la joie, ou la tristesse. C'est des regards qui se croisent, des mains qui se serrent, des lèvres qui gercent, des bruits d'alcôve, des bagarres de poulailler, ou des pianos qui jouent quand tombent les bombes. Un voyageur de passage qui raconte que "moi, je..." Peut-être des larmes qui s'apitoient sur le mauvais sort, ou un grand rire de soudard revenu de campagne. Si les histoires n'avaient pas l'épaissseur d'une feuille de papier à cigarette, si elles prenaient de l'importance dans le courant d'air, et résistaient au vent mauvais, le Moi serait le plus heureux des Moi, et la petite loupiote prendrait plus de couleurs.
Amen.


samedi 14 mars 2026

MOI ?

 Voilà le type dont vous n'entendrez jamais parler. L'ombre portée qui voulait devenir lumière, et n'a été qu'une loupiote qui n'éclairait que ses pieds. C'est celui qui se raconte des histoires pour se souvenir que la vie n'est qu'un conte, une bagatelle qu'on se murmure par-devers soi pour ne pas effrayer les voisins, ou les foutre dans l'embarras. Vous le croiserez souvent, les mains pleines de machins dont il ne sait que faire. Des fariboles qui lui font la digestion difficile. Il a la menteuse agile, les mots qui sortent en chapelets de bonnes soeurs, en grappes de raisin, à se perdre souvent dans des vendanges confuses de digressions, de reculades qui lui restent dans le tonneau. On perd beaucoup de temps à soudoyer l'autre, comme si on lisait un journal à l'envers, sans rien comprendre aux informations qu'il délivre (le journal), confondant les petites annonces (cherche un autre toi), avec les avis de décès. Les prévisions météo avec les pronostics hippiques. L'autre est toujours un inconnu, une idée, une imagerie d'ombres chinoises qui dévalent sur le toboggan, avant de finir le pif dans le sable...

                                                                     ... / ...

vendredi 13 mars 2026

 La présence du chiffre 13 dans ce texte ne veut rien dire...
 La Française des gueux va faire le plein, et les douze blaireaux
 qui cassaient la croûte, et se sont retrouvé 13 parce que le père Juju
 s'esr invité au banquet, avec des promesses dignes d'un prétendant
 à la Mairie, prêt à vendre son pote pour quelques sesterces, et une
 écharpe tricolore vont encore nous faire croire que l'on peut gagner
 le gros lot en grattant son bulletin de vote (le bulletin de santé, c'est
 mieux).
 Perso, j'ai un faible pour le 8, et ses hanches en zigzag qui font 
 rêver les paluches des vieux grigous. Je n'ai donc aucune chance
 de figurer parm les "heureux gagnants" au tirage, même pas au
 grattage.
 Bien à vous.

 


mardi 10 mars 2026

                                                                      Par respect pour mézigue,
                                                                      les renards qu'on trucide,
                                                                      je ne mange plus
                                                                      de poules...

lundi 9 mars 2026

                                                                       Par respect pour les poules,
                                                                       je ne mange que des oeufs
                                                                       bio...

dimanche 8 mars 2026

Sans titre...

 L'existence tourmentée de la Princesse Tesconneries. C'est parti... Est-ce que l'on va s'esbigner longtemps avec la donzelle ? La faire danser sur les braises de Saint-Guy, pour qu'elle vive sa vie de petite fleur, ou de ménagère derrière son fourneau ? L'histoire le dira, quand le baudet aura mis en branle la machine. Rien ne presse. Peut-être que devenue influenceuse, pétasse reconnue sur les zéros au Pays des Trouducs, elle fera la connaissance d'un bellâtre un peu idiot, mais dans l'air du temps, quittera son vieux mari dégueu, qui pour venger l'affront lancera à ses trousses une armées de nervis dignes des Tontons flingueurs, pour faire rigoler les abonnés du poulailler. Ou filera-t-elle le parfait amour sur l'ile de Lesbos avec une sous-marinière poilue, allemande de surcroit, pour finir à la Une des gazette à pérorer (?) sur l'existence des calamars des grands fonds ? La sauvegarde des pêcheurs à la ligne, ou de l'écriture manuscrite sur les murs des mairies...  On ne sait trop... Encore un matin, où tout se lémange dans ce monde de bruit, et de fureur... La faute sûrement à des lectures toxiques, à une mauvaise alimentation, ou à des pensées matinales pour le moins dégénérées.
Demain si tout va bien, je vous livrerai La triste vie d'un chat de gouttière... Ca nous promet des aventures de matou crotté.
C'est tout pour aujourd'hui.


vendredi 6 mars 2026

 Je vous ai mis un peu
 de chute libre.
 Vous verrez, ça
 rehausse le goût
 du
 vide...

jeudi 5 mars 2026

Déja vu...


 Je vous parle des années 2000. Bien avant toutes les guerres, bien avant que les chiens ne meurent, et qu'on oublie jusqu'à leur nom... Je vous parle des hivers qui vous tombaient sur la tête, et l'on bénissait le ciel qu'il reste bien en place, et qu'il oublie (le ciel) les avions fous, annonciateurs des mauvais jours. Peut-être le début des décennies de bruit, et de fureur. Je vous parle des lettres que l'on envoyait par la poste, les petits dessins nous faisaient friser de rire les dessous d'bras, la musique s'ennuyait déjà,  et toujours les filles... Je vous parle, mais je vois que vous n'écoutez pas...Tant pis, pour moi. Tant pis, pour vous...

mercredi 4 mars 2026

                                                                      Tuer le temps,
                                                                      le crime
                                                                      parfait...

mardi 3 mars 2026

 Se relevant d'une sévère fluxion de poitrine, le baudet fit quelques pas dans le monde des "non fumeurs ". C'était étrange... Il ne se passait rien. Un océan de vide sans toux intempestive, sans glaviots rocailleux, ni reniflements louches au niveau du pif... Une mare sans tritons, sans glouglous pour vous faire tourner la tête, ou raccourcir le souffle qui grimpe l'escalier. On devait vite s'emmerder dans ce monde indolore, incolore, sans les petites ronces logées au fond des éponges qui vous piquent le matin au réveil, sans cette envie folle de rouler entre les doigts le vieux mégot du Grand Jacques, l'Higelin qui mourut d'une glissade, comme son compère le Grand Belge, tous les deux accros aux clous de cercueil, et aux chansons couillues...
Et la jolie couleur du tabac qui s'enflamme, le grésillement de la pipe d'opium du peuple, les brins minuscules qui s'égarent sur le paletot, font des pellicules sur le plastron entre les taches de vin, et la joie de vivre... Il faut vite penser à autre chose, se dit l'énergumène cathéchumène (?)... 
Dis, Bijou, tu sais pas où j'ai mis mes cigarettes ?
Les brunes, ou les blondes ?
Qu'est-ce que je t'aime toi !!!
Bartabac.

lundi 2 mars 2026

Copinage...

 Puis Targé, le ministre de l'intérieur, annonce que Louise Michel vient de lui écrire. Là, aujourd'hui, le jour où Hugo s'en va ! Elle refuse d'être graciée au 14 juillet comme c'était annoncé, elle veut rester à Saint-Lazare, elle fera ses six années, elle considère toute grâce comme une insulte s'il n'y a pas amnistie générale pour tous les crimes politiques, car c'est bien un crime politique que d'avoir manifesté pour les sans-travail et pillé trois boulangeries pour distribuer le pain. L'obstinée ! disent-ils. La folle aussi. On le dit vite d'une femme.
- Elle a raison, Louise, lâche bruyamment Lisbonne.
Louise est son amie. Ils ont été déportés ensemble. Et il est venu au Palais de justice, il y a deux ans, quand ils l'ont condamnée pour cette histoire des boulangeries. Il la revoit debout face à ses juges, le président lui demande ; Vous prenez donc part à toutes les manifestations ?
- Hélas oui, lui répondit-elle, je suis toujours avec les misérables.
Victor Hugo vient de mourir.
Judith Perrignon.

-

dimanche 1 mars 2026

 Dites-donc, j'entends que Martine a perdu quinze kilos, en lavant plus blanc que blanc son linge couleur sans le faire bouillir dans la marmite, pendant que Gérard nous montre sa taille de guèpe, et ses nouveaux biceps au volant de la dernière carriole à piles qui va révolutionner le changement climatique... Roger, quant à lui, dévale l'escalier à cheval sur le fauteuil à roulettes qui soulage les rotules, pendant que Kevin, le benêt de service, lui change le pare-brise, et lui offre deux balais pour essuyer ses glaces... 
Découvrez à petit prix les bouffeurs de phoques qui sauront vous divertir, ou les kangourous qui vous feront les poches, et nos dernières promos sur les fins de séries des Barbus en turban... Ainsi vont sur mes écrans, toutes les offfres nouvelles, les téléfons félés qui vous tirent le portrait avant la chute des cheveux, heureusement ralentie pas les mousses qui font des bulles...
A part ça, rien de bien neuf sur lsa planéte.
Pour plus d'infos, consultez La Maison Blanche.
0,99 euros la minute.

samedi 28 février 2026

Feu !

 Dis papa, c'est quoi une frappe préventive ?
 Attends,
 J'men vais t'en mettre une...
 Tu m'diras ce que tu en penses...


vendredi 27 février 2026

                                                                      Faut pas trop gratter
                                                                      le fond des
                                                                      marmites...
Paul Bocuse.

mardi 24 février 2026

 Je vois sur le générique un nom pour le moins bizarre, qui me rappelle quelque chose, ou quelqu'un... Montage : Alain Velon. Ca ne vous dit rien ? Comme ce film mexicain, où le premier rôle était tenu par Juan Paulo Quelmoundo... Les choses de l'esprit sont malicieuses, ou foutrement dingotes, comme on veut... 

lundi 23 février 2026

 Voilà un type dont vous n'entendrez jamais parler. Un zigoto qui cherche la lumière avec une loupiote qui n'éclaire que ses pieds... Vous me direz que c'est bien pratique, ce petit cercle de lumière entre les orteils... Ca évite de se prendre les pieds dans le tapis quand, la nuit vous allez pisser, ou finir le canon oublié sur la table. Pour les nez aux phites, un canon est un restant de pinard, une lichette d'absinthe oubliés au fond d'un verre, parce que les J.O. d'hiver sont terminés, et que ça se fête ! Foutre de dieu ! Tous ces gugus sur des planches qui slaloment pire des hommes saouls, ces danseuses en tutu sur la glace, c'est fatiguant à la longue... Ca vous donne des envies de surf sous les palmiers... 
D'un autre côté, cette chandelle, ce n'est pas non plus les illuminations de Noël, ou la Vierge en plastoc qui s'allume quand on passe devant sans faire génuflexion, comme c'est indiqué sur le mode d'emploi. Mode d'emploi rédigé en chinetoque, en javanais, ou en sanscrit mongolien, mais vous l'avez sûrement remarqué, petits Rouletabille à deux balles que vous êtes, jamais dans la langue du pays. Ca vous apprendra à acheter n'importe quoi chez Ali Baba et ses voleurs, à préférer un livré sans frais dans les deux minutes, plutôt que de pinailler chez l'arabe du coin, entre les épices, et les babouches made in Oussama... Alors quand il faut changer l'ampoule, mettre les piles en place, c'est pire qu'écrire ces bétises qui me viennent comme le pet du lapin d'Alice, sans queue ni tête, avec seulement le Chat du Cheshire, ou le Chapelier fou, comme compagnie. Maudit soit ce Lewis ! Et ne soufflez pas dans mes vieilles oreilles que Carol n'est qu'une foutue chanson de Chuck, secouée par Johnny B Good. Ce serait trop simple...
Ce type, si vous le croisez un jour, les mains pleines de machins dont il ne sait que faire, la menteuse lourde de mensonges dignes d'un faussaire, de fautes de goût, ou d'orthographe, ne vous laissez pas berner. Retournez à vos affaires. Laissez-le tourner bourrique, ou offrez-lui une frontale de spéléo, qu'il puisse s'y retrouver dans sa grotte...


dimanche 22 février 2026

 J'ai éternué si fort dans le wagon, qu'ils se sont tous mis à rire. Les plus trouillards, ont  ressorti des masques des années restées dans toutes les mémoires, quand on nous avait fait croire que la peste était de retour. D'autres, ont retenu leur chapeau de peur qu'il ne s'envole dans le courant d'air. Les plus bredins, les ceusses qui rêvent d'un monde charmant, et compassionel, m'ont dit en souriant " A vos souhaits !". Ceux-là ont disparu d'un coup, et je ne sais toujours pas pourquoi. Sans doute, des souhaits mal venus...

vendredi 20 février 2026

Qui

 se souvient de cette photo du chien datée du 26 décembre 2012 ?
 Personne.
 C'est dommage, c'était un joli portrait...
 Qui se souvient du portrait de l'homme daté du 26 décembre 2012 ?
 Personne.
 C'est dommage, c'était une jolie photo....

jeudi 19 février 2026

                                                                 Je vais faire
                                                                 ce qu'il me reste
                                                                 à faire. Et ce que
                                                                 je sais faire. Ce que
                                                                 je sais défaire...

mercredi 18 février 2026

C'est dit...

 Même si je n'écris que deux,  ou trois mots par jour, ça me suffit...
 Faut pas se fâcher avec l'inspiration... Lui laisser le temps. C'est comme avec une femme qu'on aime, faut jamais se fâcher... Le reste vient tout seul..
Michel Jonasz.

lundi 16 février 2026

Souffle coupé

                                                                MICHEL PORTAL
                                                                     1935 / 2026.

dimanche 15 février 2026

 Il pleuvait dru. J'étais trempé, parce qu'encore une fois, sans parapluie, et sans toit pour m'abriter. Je me demandais en traversant le pont, de la flotte plein les yeux, façon Nougaro, s'il était bien convenable de commencer la journée par "il pleuvait dru". Un autre plus à cheval sur le style, plus talentueux aussi, aurait écrit "Il pleuvait fort". Encore une histoire de pébroque, de donzelle sur la grand'route, d'amis, et de coin d'Paradis... Je vous la fais courte, vous connaissez. Sinon tant pis. Vous serez recalés, mis au ban de ma société... J'enverrai mes spadassins (?) vous couper les oreilles, et le kiki, pour vous apprendre à écouter n'importe quoi... Parce que même rincé, éclaboussé de partout, sali de crottes de chien, et la morve au pif, sachez que je ne perds jamais le nord ! Mes troupes en cadence vont de gibets,  en mauvaise réputation, toujours une rime qui goutte au bord du chapeau. Toujours un coin de moustache mouillé... D'ailleurs, quand j'arrive chez moi, le vieux clebard qui loge dans l'entrée, me dit " Tu sens l'Brassens mouillé ! " C'est comme ça.


vendredi 13 février 2026

RONCHON

 Je sais pas vous... Mais, moi, j'ai l'impression qu'on devient molasses pire une partie de curling...
 Nous voilà tous souffrant d'Incontinence Agravée sans que l'on n'y  prenne garde. On fuite de tous les côtés, on s'abrutit bien peinards, entre deux sailllies Trumpiennes, deux menaces Poutiniennes, et trois pendaisons Iraniennes... Quelques histoires de fesses, de pognon planqué dans l'ile aux enfants, et le Comité Olympique qui interdit les cloches suisses dans les compètes suffisent à combler notre vide sidéral devant les écrans de l'I.A. Ca c'est de l'inédit. La cloche n'est-elle pas aussi importante pour nos amis Helvètes, que le pis de la vache ? Qu'est-ce qu'on rigole ! Et c'est pas fini ! On va tous tirer la queue du Marsupilani aux prochaines érecttions. Ca va faire du chambard, je vous le dis ! Va y'en avoir du grain à moudre dans cette triste farine... Les charençons vont pas manquer !
Vous voulez mon avis ? Sinon, tant pis, je vous le donne...
On est tous des punks à chiens, dit Benoît dans le grand soir. Reste plus qu'à trouver les nonos à ronger... Mais, pas sûr, qu'on n'ait encore les crocs bien aiguisés, à trop bouffer de chamallows...

jeudi 12 février 2026

 Un euro de différence sur la demi-livre de beurre frais. Les oeufs sortis du cul de la poule dans leurs petites boites en carton, et tiens ! je vous en mets deux de plus, j'vois qu'vous avez une tranche lard qui dépasse de votre cabat... Les étals du marché font les fiers, même si ta tempête gronde, que les bâches s'envolent, avec les pébroques des violettes. Voilà les fruits de saison, les poireaux pommes de terre, la bonne soupe qui se prépare au coin des cuisinières à bois, qui gardent au chaud les tourtes, et les ragoûts qui mijotent... On se bouscule devant le gourbi du poissonnier, qui fait ses promos sur les filets de lottes, les têtes de merlan frit, et la Mère Michelle qui rameute des Lustrucru qui reniflent la piiste de son matou. C'est l'histoire banale de la foire aux jambons, des marchés de Provence, ou de la braderie chaque premier jour du mois. On sait bien, toutes les saloperies du monde, les saucisses guerrières qui nous pendent au nez... Mais que faire ? La petite musique du ras-le-bol qui penche du mauvais côté, et on ne sait pas ce qu'il adviendra de notre façon de penser... Les virus sont partout. La preuve, j'en ai un qui goutte sous le nez... Grand temps de se mettre au chaud, en attendant les bombes...
          Journal Confus. 

 

        

       

        

           

 

mercredi 11 février 2026

 J'entends mélomane pointu,
 et comprends
 mélanome plein d'pus...
 La reprise s'annonce 
difficile... 
J'entends Didier Lokwood,
et comprends
Didier Lokwood, 
tout va bien....
Nous sommes prêts.
 

mardi 10 février 2026

 Bien sûr, qu'aujourd'hui, nous fêtons la réouverture du magasin. Nous savons que cette longue fermeture, dûe sans doute à quelques manipulations honteuses, de celles qui retombent dans la bouche pâteuse, des amateurs de chansons couillues, mais néanmoins talentueuses, (consultez vos manuels, page E, comme Epave), a perturbé les curieux de la prose bloggeuse à cent sous, pareille à cette fille, qu'un auteur éclairé avait gardé par-devers lui, en vers, et contre tous...
Nous ne ferons pas de promos, pas d'apéro avec les autorités du coin, et nous nous passerons de la bénédiction de l'Evêché, conscients de la fidélité de nos lecteurs, les gentils grouillots de l'Empreinte, qui gardent une trace de nos âneries, sans les étaler sur ces zéros salauds (revenus eux aussi) et ne nous couvrent pas d'insanités, comme c'est l'usage aujourd'hui.  
Qu'il en soit ainsi jusqu'à la prochaine parution, et chantons tous ensemble, l'Epave, ou la fille à cent sous, pour fêter l'évènement.
Allez, et Chantez, en paix. 



dimanche 8 février 2026

                                                                           Le pire est                                                      ...