mardi 31 mars 2026

Ce (5)

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- Si je m'écoutais, ce qui n'est pas simple vu que je suis moitié sourd, je vous torcherais bien encore quelques balourdises de mon cru, pas cuit. Des ronchonnades comme on en fait plus, des piqures de rappel, à vous chauffer la couenne, à vous faire oublier que l'éternité n'existe pas... Le "bien-être" non plus. Toutes les salades, les nids de conneries, la résilience des peuples, que des faiseurs de tisanes, des gourous en carton, des "coachs de vie" pignons, et pognon sur rue, planqués dans les zéros salauds, vous envoient des paradis fiscaux qui croulent sous les pétro-dollars. Tout ça, c'est du vent qui ne secoue même pas mes feuilles... Le "lâcher prise", les embrassades aux arbres, les curés de jouvence, tous les ceusses qui vous posent les mains sur le derche pour vous aider à trouver la sérénité, et les autres... Priez petits Evangélistes chanteurs, Mormons de la fin du monde, Témoins que rien, et crachez au bassinet des pasteurs en or massif ! Tous dans le même bénitier des vendeurs de paradis, ou d'apocalypse dans le creux des églises, des temples, ou des yourtes mongoles... Et pis de vache, c'était bien la peine que le Grand du dessus envoie le fiston à épines qui marchait sur l'eau (Vous y croyez à une histoire pareille ?) se faire clouer sur un morceau de bois comme les chouettes du moyen-âge pour sauver (de quoi ?) les gugus que papa avait fait à son image. Avouez, y'a de quoi s'essuyer les patounes sur un tapis de prière, se secouer la nouille devant le mur entre deux versets magiques, et les papillotes de Moïse le touriste de la Mer Morte ! Salutations donc aux papounets, imans, rabbins, tondus en serviette de bain, chapeaux pointus turlututu ! Toujours je préfèrerai les histoires de soubrettes, les oeillades de la marchande des quatre saisons, ou les manières en sucre de la baronne qui se tape le garde-chasse. Ce sont les Dieux, et leurs croyances qui font de nous des tueurs en série...
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- Ne riez pas cousins ! Ne me faite pas dire ce que je répète à l'envi. Ne jamais suivre le moindre joueur de flutiau. Vous savez où ça mène les enfants ! Vous pouvez toujours vous ramollir la face avec les petits instruments qui causent tout seuls, vous envoient des images de votre fiole, points noirs, et gros tarin, sourire niais, à penser que... Pas croyable que je sois si joli (e) posé devant ce décor de mer, ces falaises d'outre-tombe, les gondoles à Venise, et le Machu Picchu, pour montrer à tous comment j'ai voyagé dans ce monde uberisé... Planté devant la maison de famille avec toute la smala endimanchée, les cousins de province, ou tenant par le bec la pintade qui fait des selfies de joueur de foot, et s'imagine qu'elle est la plus belle devant le miroir... Vous me voyez bien contrit de ne pas être dans l'album familial, entre le tonton bourré, et le Pater qu'est mort d'une glissade. J'aurais tellement aimé naître dans une roulote de gitan, avec une mère tireuse de cartes, et un père trapéziste. Posé sur le parvis d'une église, élevé par un curé de campagne, amateur de vin de messe, mais raconteur de belles histoires. Que n'ai-je pas été oublié au fond d'un couloir, dans un nid d'un aigle. Ah !  Que n'ai-je vécu bon sang entre quatorze, et quinze cent, chantait un Moustachu célèbre,  que les moins de vingt ans feraient bien de connaître, ça les changerait des pouet pouet qui encombrent leurs jeunes oreilles...
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Vous allez penser que je suis un sale type. Que franchement, on ne donnerait pas un morceau de couenne au cochon qui râle du groin à tort et à travers. Je vous l'accorde. Je me fous d'être ange, ou démon. Ne reste pas en place quand je mesure la connerie ambiante, le temps qu'il me reste à rougner en me tirant les tifs. Je ne porte de jugement sur personne. Ne me mélange pas c'est tout. Je suis pas né pour aimer mes frères, et ne suis pas le seul... Tout à chacun a son puits sans fond, où il noie les chats qu'il n'aime pas... Le genre humain, comme le genre animal sont des choses mystérieuses, suspectes, mais il faut faire avec. Terminons sur une bonne impression, avant de replier les ailes du moulin. Si un jour vous me rendez visite, n'oubliez pas de prendre les patins. Je suis maniaque de la propreté des sols, des fonds de gamelles, et de tiroirs. Evitez de dessiner des zébus, des rébus à cornes, des mammouths, ou les nichons de la taulière sur les murs, et surtout refermez bien la porte de la caverne en repartant. Je ne crains pas les voleurs, mais qu'un représentant en encyclopédies merdouilleuses se pointe, ,essaye de me convaincre du goût de l'os, je ne pardonnerai rien...
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Je vous aime bien quand même... Profitez du beau temps...

                                                                          


lundi 30 mars 2026

Ce... (4)

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- Ne me cherchez pas non plus sur les stades. Je ne suis inscrit dans aucune salle de sport, supporteur d'aucun club, fut-il celui de mon patelin. Je suis absent à la buvette, aux lotos de soutien, au financement de Pétaouchnoc. Je ne sponsorise que le vent dans les branches des arbres bouffés de scolyte. Faut couper au-dessus des racines, enlever les membres touchés par les bestioles du diable... Du coup, les rencontres de tronçonneuses, c'est ça notre sport national à nous. Ca nous fait des J.O. de déserts, des monts pelés. Des amas de branches mortes, des gugus dopés au jus de gentiane qui retroussent leurs manches pour améliorer leur score, et passer en finale... Vous ne me trouverez pas non plus autour des tapis verts, de la belote, ou du tarot, et je ne joue plus aux courtines depuis longtemps. Mes vieux parents pensaient qu'une tournée d'atout, ou un pari sur Ménopause III sur l'hippodrome de Vincennes, allaient leur rapporter un peu de caillasse pour réchauffer la gamelle. Je les vois encore les dimanches à feuilleter les journaux, à poinçonner les tickets gagnants, puis à tout foutre à la poubelle parce que les cannassons faisaient faux bond... Mauvais joueurs, pronostics à la noix, pas de martingale qui fait trembler le casino.... Frères humains, vous qui jouez, n'ayez contre nous... Ouvrez vos manuels à la page V si vous ne comprenez pas...
- C'est comme cette histoire de saisons. J'en ai vu passer un nombre incalculable depuis qu'on m'a coupé le cordon, mais j'entends qu'il n'y a guère que celles d'Antonio (1678/1741) le Vivaldi des ascenseurs, des cabinets d'assurances, des salles d'attente des toubibs mélomanes, ou des salons parfumés des merlans, qu tiennent la route. Pensez ! Quatre saisons ! Rien de plus simple à mettre en musique ! Il s'est pas foulé le gars... Le Tonio a pondu sûrement les premiers tubes planétaires, number one au Hit-parade des siècles à venir, plus que My Way, ou Yesterday, qui sont pourtant des machines à pognon... Tous les orchestres du monde, les fanfares du kiosque à musique, ont tapé dans le Printemps, ou l'Hiver du bonhomme, comme ils ont dansé le Boléro à Momo, écrit à Elise, ou valsé sur les rombières embagousées de l'opéra de Vienne... Ca fait un sacré boucan qui nous casse les oreilles depuis l'invention du cornet à piston... 
Je dois me résoudre, avec une certaine mauvais foi, et pour faire plaisir aux lecteurs atrabilaires, mauvais coucheurs, à conchier (un peu) la musique d'aujourd'hui, et les sérénade d'hier, par pure ronchonnade. Il n'est pas question de remettre les grenouilles dans la mare quand on les a tellement aimées (les grenouilles) en persillade... C'est bien la chose musicale qui m'a aidé à tenir debout pendant tout ce tango. Qu'il pleuve, qu'il vente, à la plage, ou aux cabinets, jamais je n'ai rechigné à mettre les tsf, les platines, les concerts, les symphonies, gavottes, chansons, ou poésies en route pour danser la java. J'en ai de ces souvenirs qui font rigoler les jeunots gavés de blagues numériques siliconées, de rappeures enroués, ou du sirop des pépètes qui secouent leurs miches sur les tic, et toc... Je suis plus assez agile pour de telles cabrioles. Regrette tout l'attirail des années qui faisaient chauffer Marcel, mettaient le feu aux poudres des minots de l'An II, et deviendraient les momies enfouies dans le crâne des tondus de la feuille... C'est bien le XXe qui nous amena un tombereau de partoches à faire pâlir les Grands Anciens. Qu'il en soit remercié... 
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dimanche 29 mars 2026

                                                                       Plus le temps passe
                                                                       plus l'on devient
                                                                       précieux...                                                   

samedi 28 mars 2026

 Le proverbe a raison,
 " Tant va la cruche à l'eau,
    qu'à la fin
    je suis propre "

vendredi 27 mars 2026

Ce... (3)

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- J'ai bien du mal à me foutre en rogne ce matin.
  Pourtant, c'est pas les occasions qui manquent...
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jeudi 26 mars 2026

Ce...(2)

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- Tant pis pour les âmes sensibles.
  Je n'ai pas le souvenir d'être tombé amoureux d'un roman de gare. Ces pelures où la femme de ménage soupire devant sa serpillière en attendant que le fils du Baron vienne la trousser avec son violon d'ingre, ou sa flute enchantée. Pas plus que je n'émarge sur la liste des coeurs brisés, des regrets éternels, ou des Cupidons d'opérette qui miaulent sous le balcon de la donzelle du huitième... Aujourd'hui, que j'ai passé l'âge des fredaines, j'échange volontiers mes amours d'antan contre un plat de lentilles... Tant pis pour le poète... Roméo est-il un mâle Alfa, et mes jeux de mots sont-ils si mauvais que personne ne rigole ? M'en fous, je ronchonne... De toute façon, j'ai sauté le ruisseau. Celui qui pisse le plus loin, ce n'est plus de mon ressort... Déclare forfait pour la course aux dindons suite à une série de faux départs, de blessures mal soignées, et de poulettes bancales... Je ne me plains pas non plus... J'y vois clair dans toutes les sarabandes, les menuets, et les javas dans la sciure.
- Pareil pour les repas de famille, les réunions du syndicat, le thé à cinq heures, la tartiflette, le barbuc, ou la messe du dimanche. J'aime pas trop m'essuyer sur le paillasson des autres, trinquer avec quelqu'un qui ne me convient pas, ou me laver les pognes dans un lavabo inconnu. A chacun ses microbes... Ne m'invitez pas aux mariages, aux anniversaires, aux bat-mitsvah, pas pour moi le Grand Pardon... Aux enterrements de vie de garçons, de filles, je préfère l'air compassé des croque-morts, la carriole des pompes funèbres garée dans l'allée du cimetière, et le maccabée qui compte les grains de chapelet... Mais je ne goûte pas trop le sirop de la Camarde, c'est ballot... La promesse d'un beau voyage en Italie, d'une visite dans la plus belle ville du monde, ou d'une franche rigolade autour d'un feu de camp à chanter des trucs de scout, avec des poilus du torse, m'indiffèrent plus que l'avenir des koalas, ou des dauphins. D'ailleurs, en aparté, je déteste les dauphins, ces psychopates sympatiques, alors pas de visites au parc aquatique non plus. Je ne lancerai pas de sardines à ces connes d'otaries à cheval sur un ballon. A la rigueur, une soirée au Cabaret des Pousse-mégots, un french-cancan au Moulin. Mais là aussi, j'ai des doutes... Les joyeusetés autour d'une roteuse me foutent des crampes d'estomac, et y'a belle lurette que je ne touche plus au grisbi...
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mercredi 25 mars 2026

Cécommca...

 " Au fond de l'écriture, c'est la boiterie qui fait le rythme"...
 Nous z'y voici... Ronchon qui s'en dédie... La vilaine teigne qui me gratte l'occiput, et me fait jouer les petits canards dans la mare. 
 - Je n'aime pas que l'on empiète sur mes heures de sieste, mes nuits de labeur, le repos bien mérité d'un guerrier en fin de course. Laissez-moi mijoter tranquillement dans ma saumure, et ne prenez pas de rendez-vous en mon nom chez le merlan, le procto, l'arracheur de dents... A la rigueur, chez Madame Suzanne, la menteuse de la rue des Cheminots, où j'ai mes habitudes, à l'écouter raconter ses salades... Peut-être une partie de dés avec Mouloud, mais sans plus...
Ne venez pas non plus me tanner la couenne avec des zouaveries dans les galeries marchandes des grands magasins clinquants, des bistrots sur orbite, où l'on sert des caouas hors de prix, des jus de désintoxe au n'importe quoi, sur des tartines d'épeautre, et autres salades sans vinaigrette. Je vous préviens, je ne porterai pas votre cabas rempli des coquillettes, des rabais, et des cartes de fidélité qui font baver les ménagères en rut. Les têtes de gondoles ne m'intéressent pas plus que les caissières qui proposent des lance-pierres en promo, et soignent leur mal de vivre avec des neuroleptiques en solde.
- Sachez aussi que je ne supporte plus de grimper les chemins escarpés en bande, avec des Tamalous bavards. Sentiers qui donnent le tournis, le barda qui vous scie le dos, pire un légionnaire en campagne, pour atteindre à bout de souffle, un belvédère à la noix, la Sainte Machine posée sur son caillou qui mate dans le corsage de la vallée. Panorama grandiose sur le clocher de l'église, paumé dans les effluves dégueulasses des bouses de vache, et de la pollution des usines plastoc qui font tousser le pauvre voyageur, tandis que sa liquette lui glace les osselets, parce que bien sûr, il faudra refaire le chemin A L'ENVERS, histoire de fracasser ce qu'il reste des rotules encore en état de marche... Et y'a toujours un zinzin, un ancien des impôts, qui jacte sans cesse pour signaler que c'est vraiment un joli point de vue, qu'on  voit les monts chauves, les éoliennes qui mettent la zizanie dans le troupeau, alors que je renifle des effluves de souffre, que j'ai les poumons qui explosent sous les côtelettes... Laissez-moi tirer sur ce vieux mégot qui fait de jolis nuages, et ne m'inscrivez pas à la prochaine sortie...
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mardi 24 mars 2026

Vesoul...

                                                                T'as voulu voir
                                                                Vierzon...
                                                                Ben... Non,
                                                                plus maintenant.

dimanche 22 mars 2026

 La Confrèrerie des Chauve qui peut
 et chauves-souris nous fait savoir
 qu'elle ne soutiendra pas
 Chauve Ciotti dans la prochaine
 salade niçoise. 
 Blaguatoto.

samedi 21 mars 2026

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Je gargouille des rengaines de grognements, souffle court, bave aux lèvres, et autres machins qui poussent l'air au dehors de mes éponges, à faire douter le premier de la classe du Conservatoire des Musiques Anciennes. Si mes esgourdes sont musicales, le reste du paquet, celui que l'on promène vaille que vaille dans la fosse de l'orchestre, a du mal avec le rythme des maracas des musiciens déguisés en Mariachis mexicanos qui font danser tous les macchabés du cimetière. La flute des Andes, et la grosse caisse des fanfares me cassent le dos, me font douter du crincrins des mandolines qui flottent dans les merdes de la Sérénissime... Je n'arrive plus à mettre ma vie en musique... Je suis devenu le Fantôme de l'Opéra. 




vendredi 20 mars 2026

S.T.


D'abord mettons les choses au poing.
J'ai encore toutes les musiques dans les oreilles. Les sonneries des réveils, le son des tambours, les battements de coeur, et les soubresauts de braguettes sont inscrits sur l'almanach grivois, et le calendrier de tous les saints, et saintes depuis le début de la création. Les tam-tams du début, les cris de singe poussés parce que couches sales, et compagnie. Les piaulements de moineau parce que jolie maman, les soupirs de rhino parce que t'es la plus belle. Toute la ménagerie des sons, et lumière, pirouettes, et cascades s'engouffrent, se répandent comme lave de volcan, ruisseaux guillerets, bave de crapaud, et larmes de crocodile. Je ne suis jamais avare d'émotions à remettre sur le métier, savoir s'il existe vraiment (le métier). Je note, je coche, je bafouille au cas où j'aurais des comptes à rendre au guignol du dessus, ou du dessous, selon que la pièce tombera sur pile, ou face. Je connais des adresses d'anciens chenapans. J'ai des listes de cousins de provinces, de promesses jamais tenues. Le bruit de la mer, la cour d'école, la couleur des ciels, les éclairs au chocolat, vanille, tout ça en vrac, quand je déplie la carcasse au pied du pucier, quand j'ouvre un oeil, et me rince le dos avec la pierre ponce.
Plumages, et grattages, font bon ménage dans ma boite à cirage.
Et ce n'est pas le rimailleur de service qui dira le contraire.
J'aimerais tant pouvoir ranger les photos des copains, les cahiers d'écoliers, les plumes au chapeau, les tu te souviens Barbara, bien à l'abri dans un coffiot inviolable, à n'ouvrir qu'en cas de décès, ou d'absence prolongée. Savoir comment mettre la poussière sous les tapis sans qu'ils s'envolent (les tapis), que je reste souvent à me demander pourquoi tant de roucoulades me sont passées sous le nez. Pourquoi, je n'ai jamais réussi à chanter "juste" dans la chorale ? J'aurais fait une basse correcte avec ma voix de fumeur, tout en haut de la scène, statue de Commandeur au-dessus des castrats, droit dans ma barbe de centaure... Mais non. J'arrive juste à sortir de ma bouche des clapotis de grenouille, des paroles de menteur... Les croassements de crapaud en rut...
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jeudi 19 mars 2026

Sale type

 Permettez que je m'insurge ! Qu'encore une fois, je fasse mon sale type énervé comme un pou sur la tonsure d'un cathéchumène que les énergumènes apprécient à juste titre. Je ne vois guère que des ronchonnades d'un autre âge pour me sortir du trou... Et si je rajoute un peu de mauvaise foi, pour corser la sauce, c'est que vraiment je me sens pousser une tignasse de vilain, les serpents sur la tête de l'autre déesse à la noix dont j'ai oublié le nom, ce qui m'importe peu, Tonnerre de Zeus ! Et bien malin celui, ou celle qui saura remettre en place les crins qui partent dans tous les sens. Me voilà donc contraint de peinturer (?)  quelques pochades, pour éviter de finir en rade, comme les salades de l'escargot, le gluant tout chaud, qui à coup sûr finira en persillade dans l'assiette d'un satisfait des derniers résultats des élections. 
Auprès de mon arbre, je fais amande honorable devant l'étalage moisi qui encombre les urnes...
A plus tard sur le ring.

 

mardi 17 mars 2026

                                                                            Quand on n'y pense
                                                                            et tant pis pour les 
                                                                            poëtes, les rëveurs,
                                                                            la nuit, le jour, c'est
                                                                            pas grand-chose...
                                                                            Juste la terre qui
                                                                            tourne.
Jean Bombeur
revenu des Enfers.

dimanche 15 mars 2026

 Vous le (la) verrez parfois, interdit au milieu du parc, planté (e) devant le kiosque, comme si la musique allait sortir d'un coup de baguette du chef de la fanfare, à regarder le tourniquet aux enfants sages, et les figurines interdites aux plus de cinq ans. On dirait qu'il rêve, qu'il a l'esprit ailleurs, mais non... Il est seulement perdu, en vertige, en équilibre instable sur ses deux pattes, à se demander ce qu'il fait là, pourquoi les arbres ont perdu leurs feuilles si tôt, comment s'en retourner d'où il vient sans se faire bigorner par les carrioles qui passent sans lui prêter attention. Le Moi, n'est pas ce truc abscon dont nous rebattent les philosophes des cavernes. C'est lui. C'est elle. C'est eux, c'est vous... C'est la sève juvénile, ou les ronces du vieillard. La force, la faiblesse, la joie, ou la tristesse. C'est des regards qui se croisent, des mains qui se serrent, des lèvres qui gercent, des bruits d'alcôve, des bagarres de poulailler, ou des pianos qui jouent quand tombent les bombes. Un voyageur de passage qui raconte que "moi, je..." Peut-être des larmes qui s'apitoient sur le mauvais sort, ou un grand rire de soudard revenu de campagne. Si les histoires n'avaient pas l'épaissseur d'une feuille de papier à cigarette, si elles prenaient de l'importance dans le courant d'air, et résistaient au vent mauvais, le Moi serait le plus heureux des Moi, et la petite loupiote prendrait plus de couleurs.
Amen.


samedi 14 mars 2026

MOI ?

 Voilà le type dont vous n'entendrez jamais parler. L'ombre portée qui voulait devenir lumière, et n'a été qu'une loupiote qui n'éclairait que ses pieds. C'est celui qui se raconte des histoires pour se souvenir que la vie n'est qu'un conte, une bagatelle qu'on se murmure par-devers soi pour ne pas effrayer les voisins, ou les foutre dans l'embarras. Vous le croiserez souvent, les mains pleines de machins dont il ne sait que faire. Des fariboles qui lui font la digestion difficile. Il a la menteuse agile, les mots qui sortent en chapelets de bonnes soeurs, en grappes de raisin, à se perdre souvent dans des vendanges confuses de digressions, de reculades qui lui restent dans le tonneau. On perd beaucoup de temps à soudoyer l'autre, comme si on lisait un journal à l'envers, sans rien comprendre aux informations qu'il délivre (le journal), confondant les petites annonces (cherche un autre toi), avec les avis de décès. Les prévisions météo avec les pronostics hippiques. L'autre est toujours un inconnu, une idée, une imagerie d'ombres chinoises qui dévalent sur le toboggan, avant de finir le pif dans le sable...

                                                                     ... / ...

vendredi 13 mars 2026

 La présence du chiffre 13 dans ce texte ne veut rien dire...
 La Française des gueux va faire le plein, et les douze blaireaux
 qui cassaient la croûte, et se sont retrouvé 13 parce que le père Juju
 s'esr invité au banquet, avec des promesses dignes d'un prétendant
 à la Mairie, prêt à vendre son pote pour quelques sesterces, et une
 écharpe tricolore vont encore nous faire croire que l'on peut gagner
 le gros lot en grattant son bulletin de vote (le bulletin de santé, c'est
 mieux).
 Perso, j'ai un faible pour le 8, et ses hanches en zigzag qui font 
 rêver les paluches des vieux grigous. Je n'ai donc aucune chance
 de figurer parm les "heureux gagnants" au tirage, même pas au
 grattage.
 Bien à vous.

 


mardi 10 mars 2026

                                                                      Par respect pour mézigue,
                                                                      les renards qu'on trucide,
                                                                      je ne mange plus
                                                                      de poules...

lundi 9 mars 2026

                                                                       Par respect pour les poules,
                                                                       je ne mange que des oeufs
                                                                       bio...

dimanche 8 mars 2026

Sans titre...

 L'existence tourmentée de la Princesse Tesconneries. C'est parti... Est-ce que l'on va s'esbigner longtemps avec la donzelle ? La faire danser sur les braises de Saint-Guy, pour qu'elle vive sa vie de petite fleur, ou de ménagère derrière son fourneau ? L'histoire le dira, quand le baudet aura mis en branle la machine. Rien ne presse. Peut-être que devenue influenceuse, pétasse reconnue sur les zéros au Pays des Trouducs, elle fera la connaissance d'un bellâtre un peu idiot, mais dans l'air du temps, quittera son vieux mari dégueu, qui pour venger l'affront lancera à ses trousses une armées de nervis dignes des Tontons flingueurs, pour faire rigoler les abonnés du poulailler. Ou filera-t-elle le parfait amour sur l'ile de Lesbos avec une sous-marinière poilue, allemande de surcroit, pour finir à la Une des gazette à pérorer (?) sur l'existence des calamars des grands fonds ? La sauvegarde des pêcheurs à la ligne, ou de l'écriture manuscrite sur les murs des mairies...  On ne sait trop... Encore un matin, où tout se lémange dans ce monde de bruit, et de fureur... La faute sûrement à des lectures toxiques, à une mauvaise alimentation, ou à des pensées matinales pour le moins dégénérées.
Demain si tout va bien, je vous livrerai La triste vie d'un chat de gouttière... Ca nous promet des aventures de matou crotté.
C'est tout pour aujourd'hui.


vendredi 6 mars 2026

 Je vous ai mis un peu
 de chute libre.
 Vous verrez, ça
 rehausse le goût
 du
 vide...

jeudi 5 mars 2026

Déja vu...


 Je vous parle des années 2000. Bien avant toutes les guerres, bien avant que les chiens ne meurent, et qu'on oublie jusqu'à leur nom... Je vous parle des hivers qui vous tombaient sur la tête, et l'on bénissait le ciel qu'il reste bien en place, et qu'il oublie (le ciel) les avions fous, annonciateurs des mauvais jours. Peut-être le début des décennies de bruit, et de fureur. Je vous parle des lettres que l'on envoyait par la poste, les petits dessins nous faisaient friser de rire les dessous d'bras, la musique s'ennuyait déjà,  et toujours les filles... Je vous parle, mais je vois que vous n'écoutez pas...Tant pis, pour moi. Tant pis, pour vous...

mercredi 4 mars 2026

                                                                      Tuer le temps,
                                                                      le crime
                                                                      parfait...

mardi 3 mars 2026

 Se relevant d'une sévère fluxion de poitrine, le baudet fit quelques pas dans le monde des "non fumeurs ". C'était étrange... Il ne se passait rien. Un océan de vide sans toux intempestive, sans glaviots rocailleux, ni reniflements louches au niveau du pif... Une mare sans tritons, sans glouglous pour vous faire tourner la tête, ou raccourcir le souffle qui grimpe l'escalier. On devait vite s'emmerder dans ce monde indolore, incolore, sans les petites ronces logées au fond des éponges qui vous piquent le matin au réveil, sans cette envie folle de rouler entre les doigts le vieux mégot du Grand Jacques, l'Higelin qui mourut d'une glissade, comme son compère le Grand Belge, tous les deux accros aux clous de cercueil, et aux chansons couillues...
Et la jolie couleur du tabac qui s'enflamme, le grésillement de la pipe d'opium du peuple, les brins minuscules qui s'égarent sur le paletot, font des pellicules sur le plastron entre les taches de vin, et la joie de vivre... Il faut vite penser à autre chose, se dit l'énergumène cathéchumène (?)... 
Dis, Bijou, tu sais pas où j'ai mis mes cigarettes ?
Les brunes, ou les blondes ?
Qu'est-ce que je t'aime toi !!!
Bartabac.

lundi 2 mars 2026

Copinage...

 Puis Targé, le ministre de l'intérieur, annonce que Louise Michel vient de lui écrire. Là, aujourd'hui, le jour où Hugo s'en va ! Elle refuse d'être graciée au 14 juillet comme c'était annoncé, elle veut rester à Saint-Lazare, elle fera ses six années, elle considère toute grâce comme une insulte s'il n'y a pas amnistie générale pour tous les crimes politiques, car c'est bien un crime politique que d'avoir manifesté pour les sans-travail et pillé trois boulangeries pour distribuer le pain. L'obstinée ! disent-ils. La folle aussi. On le dit vite d'une femme.
- Elle a raison, Louise, lâche bruyamment Lisbonne.
Louise est son amie. Ils ont été déportés ensemble. Et il est venu au Palais de justice, il y a deux ans, quand ils l'ont condamnée pour cette histoire des boulangeries. Il la revoit debout face à ses juges, le président lui demande ; Vous prenez donc part à toutes les manifestations ?
- Hélas oui, lui répondit-elle, je suis toujours avec les misérables.
Victor Hugo vient de mourir.
Judith Perrignon.

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dimanche 1 mars 2026

 Dites-donc, j'entends que Martine a perdu quinze kilos, en lavant plus blanc que blanc son linge couleur sans le faire bouillir dans la marmite, pendant que Gérard nous montre sa taille de guèpe, et ses nouveaux biceps au volant de la dernière carriole à piles qui va révolutionner le changement climatique... Roger, quant à lui, dévale l'escalier à cheval sur le fauteuil à roulettes qui soulage les rotules, pendant que Kevin, le benêt de service, lui change le pare-brise, et lui offre deux balais pour essuyer ses glaces... 
Découvrez à petit prix les bouffeurs de phoques qui sauront vous divertir, ou les kangourous qui vous feront les poches, et nos dernières promos sur les fins de séries des Barbus en turban... Ainsi vont sur mes écrans, toutes les offfres nouvelles, les téléfons félés qui vous tirent le portrait avant la chute des cheveux, heureusement ralentie pas les mousses qui font des bulles...
A part ça, rien de bien neuf sur lsa planéte.
Pour plus d'infos, consultez La Maison Blanche.
0,99 euros la minute.

                                                                         C'est dans les                                                 ...