samedi 30 mai 2026

 Même les plus enragés, les loustics qui ont pris la vie à bras le corps,
 finissent dans un trou.
 C'est pas juste...
 Sonny Rollins.
 25/05/2026.

lundi 25 mai 2026

 - La confusion, je vous dis... Et l'ennui. Tel que vous me voyez, je suis à la fenêtre à mémoriser le pédigré, et l'immatriculation d'une carriole garée plus bas dans la rue déserte. WNJ89339 ou 38, putain de bigleux ! Le modèle m'est inconnu. Je ne suis pas spécialiste des bagnoles, et je ne conduis plus depuis longtemps... Boite auto, freins assistés, roues motrices, carburateur double chambre, puissance fiscale ou létale, selon le platane... C'est du chinois, disait ma mère quand elle ne comprenait pas pourquoi les étoiles étaient si nombreuses, pourquoi mon père rentrait si tard... La confusion toujours.
Jouurnal Confus.
Page 73.

dimanche 24 mai 2026


 

< Ce que je sais, en physique, c'est que pour un homme se tenant sur la berge, le temps passe plus vite que
   pour celui qui se trouve en bateau - surtout si ce dernier est avec sa femme >
 Woody Allen.
 L'erreur est humaine.


vendredi 22 mai 2026

                                                                          Parti sans laisser d'adresse.
                                                                          Mon épitaphe préférée...

mercredi 20 mai 2026

 Les statues de sel me plaisent bien
 parce que je peux les lècher
 longtemps...
Journal Confus
page 36.

dimanche 17 mai 2026



 Le soir, après tant de fatigue, de pirouettes dans les orties, tant de bagarres d'épée en noisetier, nous descendions à la ferme du bas chercher le lait. C'est moi qui portait le bidon cabossé, fier comme un bar-tabac. La grosse dame à forte poitrine, des mollets de mammouth enfermés dans des bottes en caoutchouc, nous donnait six oeufs, un morceau de lard, ou du boudin de la veille, que l'on faisait frire dans la vieille poêle noircie de tant de campagne... 
Journal Confus
Page 21.

vendredi 15 mai 2026

                                                                           Le pire est
                                                                           toujours pour demain,
                                                                           alors,
                                                                           profitons d'aujourd'hui.

jeudi 14 mai 2026

 Le temps file,... L'incohérence des choses. On reprend une lichette de thé qui fait pisser. Petit Paul traverse le parc, en fredonnant une rengaine dont il a le secret. Le 8 décembre 1980, le Dakota Building, et Mark David Chapman font la Une des canards du monde entier. Le barbu Class Heroes quitte la scène, et l'on Imagine que tous les Walrus en versent des larmes de pluie acide. Quelques vingt ans plus tard, Georges rangera son sitar, c'est la vie... On aimerait avoir des nouvelles de Ringo, le plus vieux de la bande. 
Arrive toujours le moment où l'on range le matos, quand on se décide pour un petit concerto qui terminera la journée. On aime le calme des violoncelles, l'absence de nouvelles, le silence du ciel. Mais voilà que sorti de nulle part, le beau Mick vous susurre Street Fighting Man, histoire de réjouir vos papilles le temps que le quatuor s'accorde... A pareil Banquet, on a du mal à quitter la table...
Journal Confus
Page 184.

mardi 12 mai 2026

 Hé ! Corona !
 Bob dieu les gars !
 C'est Hanta !
 T'es v'nu comment
 vieux chenapan ?
 Ben les frèrots,
 j'suis v'nu sur un raffiot.
 J'suis passé par la mer
 Vraiment une belle
 croisière !
 
 

dimanche 10 mai 2026

Houps !

 Voilà une jolie poitrine qui
 réjouit les mains
 d'un honnête homme...
 Voilà une jolie phrase qui
 vous fait passer illico pour
 un gros lourd. Voire un vieux
 con qui murmure au passage
 de la belle, Méchante avec de
 jolis seins...
 Tant pis pour nous. Persiflons
 restons du côté des poêtes,
 et rions un peu des Croquants
 et des croquantes, qui, l'idée 
 est bien sotte, n'ont plus rien
 dans la culotte...


vendredi 8 mai 2026

 Quand j'étais minot, que je rentrais mouillé pire un maillot de sportif, la baguette molle, et les yeux baissés, l'air penaud d'une poule, qui on le sait est souvent mouillée aussi pour d'autres raisons qui ne nous regardent pas, le Padre me traitait de couillon, de gibier de potence, toujours à patauger dans les flaques, à saloper mes godasses rien que pour faire chier le monde. Ces bottes sont faites pour marcher disait la chanson... Souvent, ça se terminait par un rire Tony Truand, une serviette ramassée au vol, un "Va te sécher, fils de rien ! " ou un coup de pompe dans le derche, selon l'humeur du Pater, ou le nombre d'apéros du matin... 
J'aimais déjà les mots, les chanteurs à rimes, et le Comte de Monte-Cristo, et valdinguant dans les escaliers, je pensais que si Edmond Dantes se mêlait de l'affaire, le vieux allait en prendre pour son grade... Je changeais vite fait de culotte, remettait au sec les pièces du bas, et reprenais mes addictions pour les livres, et ces chevelus venus de Liverpool, ou de Londres qui me chauffaient les oreille, et mettaient mes guibolles en gambille... On annonçait un avis de tempête sur la Tamise, et ça collait bien avec mes prédictions. Je me préparais des averses de bruit, et de fureur, des orages de She loves you...
Finalement, j'ai eu une enfance heureuse...
Journal Confus.
Page 8.

jeudi 7 mai 2026

 " Des poêtes prétentieux parlent de la Camarde comme d'une bonne camarade de leurs soucis d'écrivaillons, de la copine créatrice qui les fascine, ou les rebute, des senteurs de feuilles mouillées dans les compostes des cimetières, de la froideur des caveaux. Toute la mouvance champignonnière des corps, et des choses en décomposition. D'autres, et non des moindres, la mettent en chanson, la couchent sur les pages des romans noirs. Sans parler de ceux qui la craignent, planquée au coin de la rue, dans le canon d'un flingot, sous la lame d'un couteau. Et les martyrs de tous poils qui l'entourent de vérités, de croyances à la mords-moi l'noeud, justement, s'habillent de croix, ou de ceintures d'explosifs pour honorer le Saigneur, et ses sbires aux ailes de plomb... Partout, on la vénère, ou on la craint, selon qu'on est du bon, ou du mauvais côté de la hache. Les morts sont tous de braves types chantait un Poète Vénéré... C'est faux. Les moribonds sont tous des cons, donnent jamais de nouvelles... ronchonne Totor le croque-mort. Un gars qui s'y connaît en matière,
de mise
en bière "
Journal Confus
Page 100.


mardi 5 mai 2026

 Je sais pas trop quoi
 raconter comme salades.
 J'en ai la persillade qui
 me monte au nez...
 La bave aux lèvres,..
 Je laisse de drôles de traces
 sur mon passage...
Je suis pourtant un 
 escargot tout chaud...

dimanche 3 mai 2026

 Toréador prends garde à toi ! miaule Bébert le matou mélomane devant sa gamelle, un oeil sur sa maitresse, l'autre on ne sait où, sans doute perdu dans une bagarre de gouttière. Ce greffier a la couenne dure, le poil raide, et une descendance nombreuse, signe d'une santé de fer, et d'un goût certain pour le rut compulsif. Revenu de ses fredaines, il se contente aujourd'hui de ronchonner, et de sortir les griffes quand les croquettes sont en retard. Les bestioles ne pensesnt qu'à bouffer, et à baiser, comme les lapins de la fable. C'est l'Académie qui l'explique dans les revues animalières. On ne va pas la contrarier (l'Académie).
Journal Confus.
Page 18.


vendredi 1 mai 2026

1871.

 Mai,Mai, Mai..
 Paris, Mai,
 Mai, Mai, Mai,
 Paris...*
 Mais,
 qui met ce mois
 de Mai de muguet
 en rimes qui se démènent
 sur la chanson du 
 vieil Eugène...
 *Claude Nougaro.
 


Vieille Galette  Page 6..