mardi 31 octobre 2023

 J'ai laissé tomber mon cabas monoprix* dans l'escalier... La faute à Voltaire, tout est tombé par terre. J'avais fait la queue avec tous les loqueteux de la fin du mois, furetant, à trouver la bonne affaire, petits pois anti inflation, prix bloqués, promo sur les cassettes pornos (?). Ca ira mieux demain dit la chanson... La routine quoi... * Monoprix m'est venu à l'esprit, d'un coup, comme le "Tonneau d'Or" ce grand hôtel du centre ville, qui avait cramé, et le Faubourg des coups de triques, cher à Alain Gerber.  J'ai ramassé le bazar, prenant soin de laisser une carotte pour le lapin de ma voisine sous son paillasson "Welcome", et une pièce de cent sous, si un pauvre s'installait dans l'escalier. On trouve toujours plus pauvre que soi. Fallait que je détende ma guibolle, redresse mon dos, et par un tour de passe-passe, retrouve mes clefs, sous peine de camper sur le palier, benêt pire un représentant d'une maison de paratonnerres, métier bien ingrat, qui fit pourtant la fortune d'un bonhomme de mari, dans une histoire d'Orage que vous connaissez bien sûr... Les souvenirs du passé sont tenaces, l'esprit malin comme un singe, et quand j'ai levé le nez vers l'avenir, arriva ce qu'il devait arriver. J'ai loupé une marche.

lundi 30 octobre 2023

 Encore un qui nous la sort bonne... Parmi tous les "spécialistes" qui défilent sur nos écrans, non pas pour vanter la dernière trouvaille du Président, ou la dernière diatribe (refusé) des nains soumis, j'ai aperçu le temps de finir la bouteille, un jeunot qui venait nous éclairer sur un conflit, que même si vous habitez au fond du poulaillier, vous ne pouvez pas rater... Il avait un CV plus chargé que celui de Jules Bonnot, et Jacques Mesrine réunis. Diplomé de je ne sais quoi, chargé de circonférence dans des trucs qui tournent en rond, et surtout, enseignant l'éthique de la guerre à la dite Sorbonne. Pardon ? Qu'ouïje ? Saperlipopette ! Ca date de quand, cette matière ? Des guerres en dentelle ? Messieurs, les Français tirez les premiers... Je n'en ferai rien... Souffrez que je vous entaille la couenne... Que je vous surine la barbaque en tout bien, tout honneur. Y'aurait donc une éthique dans la tripaille ? La meilleure façon d'étriper le bébert d'en face ? Oui, je sais... Les populations civiles, le sudoku de l'ONU, les pourparlés, et négociations sous un manteau de missiles, et blablabla, on tape dans l'tas...J'ai dû mal comprendre, peut-être que le garçon enseigne les tics de la guerre, c'est probable....
Arrêt minute.
 


dimanche 29 octobre 2023

                                                                   Les songes
                                                                   sont un mensonge.
                                                                   La mémoire
                                                                   un miroir,
                                                                   une voie sans issue.
                                                                   Et qu'importe
                                                                   la rue.

samedi 28 octobre 2023

Music box.

 Et bien sûr, sans Trenet, Villon, et Ray Ventura, il n'y aurait pas eu Qui vous savez... Et sans Qui vous savez, on serait passé à côté des trublions qui tant bien que mal, ont aligné les mots, gratté la zizique (en avant la...) pour nous laisser des pt'its coins d'paradis... Et tant pis pour le streaming, les plates formes, et les déboires des nympettes qui nous serinent dans les feuilles. La roue tourne au Moulin de la Galette...

vendredi 27 octobre 2023

Music box.


 " Sans les Beatles, les Stones n'auraient jamais existé. Nous étions le meilleur groupe de blues de Londres, mais on rêvait d'écrire des chansons pop ". K. Richards. Nous pourrions rajouter que sans ces gugus, et bien d'autres, la liste est longue, qui ont mis le feu aux poudres, et renversé la table, vous ne pourriez pas jeunes gens de ce siècle, vous gausser (refusé) des vieux chameaux qui blatèrent, et déblatèrent sans cesse, sur leur passé en peau de chagrin. Mais, bon... Le passé en peau de chagrin, ne vaut-il pas l'avenir en peau de lapin ? Comment qu't'as dit qu'y s'appelaient ? Les Rolling Stones... Les Rolling Stones, gamin...
 


jeudi 26 octobre 2023

Ronchon.

 Vous connaissez l'adage... Les cons, ça ose tout, c'est même à cela qu'on les reconnaît. Et il ne vous déçoivent jamais... Je me garderai bien de rajouter une couche au propos lumineux du père Audiard, d'émettre la moindre opinion (qui souvent vous rend con, satisfait que vous êtes d'avoir raison, d'être plus clairvoyant que tous ces cons !). Quant au roi des... je vous laisse juge. Mais si le vent mauvais souffle sous votre porte, que l'on annonce une nouvelle alerte météo sur Gaza, et que vous avez l'impression futile que les secondes rétrécissent, il est juste, et raisonnable d'avoir envie de flinguer quelques tontons. Si ça ne sert à rien, ça soulage...
Bien à vous.

mercredi 25 octobre 2023

... / ... (6)

Ce fut une époque bénie. Celle où des blancs becs se réunirent en groupe pour écouter Papa Nègre, et ses cousins, jouer le blues, inventer en trois accords, bottleneck compris, un tsunami qui allait renvoyer  tous les merlans (bien dégagé derrière les oreilles !) à leurs chères études capillaires... Epoque bénie aussi, celle où des morpions agiles, et agités, pire des chats maigres,  apprenaient ce fameux vivre ensemble dont les philosophes Nimbus nous rebattent  les oreilles.. Ces minots là n'avaient pas besoin de discours, de bienveillants curetons pédos, de psychos à bobos, qui prenaient soin d'eux. L'enfance était un champs de mines, ou de marguerites, c'était selon... La vie en croche-pattes, coups de coude, petites humiliations, ou serments de gangsters, suffisaient à leur faire pousser le poil sous les bras. Petits moricauds qui fumaient en loucedé des Parisiennes (P4) au bord du canal, tétaient les fonds de canette des "grands", qui, du premier sauterait du haut du pont, ou plongerait dans l'écluse, qui ferait le poirier, bombant le torse, en rigolant parce que Manu avait encore crevé le pneu de son vélo. Les été chauds, les vacances trop longues, pour qui ne partait pas à la mer, ou en colo, et souvent, l'envie les prenait de faire des conneries, de gueuler à tue tête les hits qui défilaient dans les transistors, d'emmerder les grandes blondes* qui promenaient des courbes interdites, et faisaient des trucs dégueu avec les musclés du coin. Il rentraient tard à la maison, chauffés à blanc, et la mère inquiète les engueulait, pendant que le père promettait des avoinées qui ne viendraient jamais. On sentait bien que quelque chose se préparait... A la rentrée prochaine, Jojo irait à l'usine, Manu reprendrait le lycée, et des "quarante cinq tours" magiques fleuriraient dans les jardinières des années de braises... Papa Nègre encaisserait les royalties, tout heureux de l'aubaine, et s'ils patientaient un peu, les petits goujons frétilleraient de la queue en écoutant I wanna be your man... C'était parti pour la grande fiesta... La Métamorphose en quelque sorte.
* Jean Echenoz.


                                                                           Avouez                                                           ...