mardi 23 octobre 2012

samedi 20 octobre 2012

jeudi 18 octobre 2012

NESTOR

Bon, mettons les choses au clair ( de lune ). Moi, Charbon de bois que l'oteur fait passer pour un ours qui boufferait de la viande crue et boirait du vinaigre ( Il en est capable le bougre ! ), je suis pas celle que vous croyez...Vous fiez pas à mon physique de Raspoutine cabossé... A mes paluches d'ogre et à ma bedaine de ténor... Sous la broussaille, bien planqué sous la couenne de croco, y'a jamais qu'un gars qui vous ressemble... Quatre extrémités, un carillon qui résonne et une boite à malice, qui, chez moi, n'en fait qu'à sa tête, bien que j'y applique chaque jour qui passe une couche de savoir-vivre parmi mes frèrots humains... Je la houspille quand elle sort des clous, et la remet droite quand elle fait son cheval à bascule... Comme vous, je vous dis...Comme vous, je cours après les mêmes carottes, fais la queue chez le boulanger et rêve de gagner à la Loterie Nationale... Alors quand l'autre Affreux me fait bouffer des entrailles de lapin et savater Boccuse mon clèbard adoré, vous avouerez qu'il déraille grave dans sa caboche à lui... Je suis un gars ben ordinaire dirait Robert.
Bref, revenons à nos croutons... Que je vous narre dans le détail...
L'ote soir, je finissais peinard une petite fiole de produit toxique devant la téloche. Nini était sortie avec la Belle Hortense ( Ouais, elles sont devenues copines, je vous raconterai plus tard... ), pour assister à la finale d'un concours de catch féminin, discipline qu'elles pratiquent toutes les deux les jours de solde. Je venais de me cogner l'extinction des feux de broussaille en Nouvelle-Zélande, l'inaptitude des tueurs en série à participer aux oeuvres de bienfaisance et deux sociologues qui jactaient sur l'influence du sado-masochisme chez les seniors, quand je tombe ( accidentellement ) sur la bouille de ce bon Léo. Le papa à Nestor qui raconte sa life... Des mirettes qui pétillent derrière ses pare-brises, et une classe pas possible quand tu le regardes tirer sur sa bouffarde... L'art de laisser cramer l'allumette tout en dégoisant sur son copinage avec Eluard, et au dernier moment, l'enflammer sur le culot... Un gros nuage de fumée bleue qui fait tousser l'interwwwouwwweur... 
Un mec sympa, lucide et un peu réac comme je les aime... Je savais pas qu'il avait été pote avec les surréalistes, inventé le " décollage", écrit des poèmes et signé des manifestes pour sauver Léon Troski...  Il a fait pas mal de conneries qui, dans ces années-là ne vous envoyaient pas forcément en camp de rétention... Juste un coup de pied dans le derche et tu repartais tapiner sur la lande.... Faut dire que c'était avant la guerre... La deuxième, celle qui ferait s'enflammer les guignols de tous poils... Il parle de Breton, Dali, Magritte et les autres comme des voisins de palier qui prennent l'apéro ensembles... Sacrée fréquentation quand même... Autre chose que l'Oteur qui nous rebat les feuilles avec les aventures de Sylvain et Sylvette...
Vous lui direz à l'Oteur que j'ai passé une bonne soirée, qu'il arrête de me prendre pour le croque-mitaine... Je compte sur vous ( et sur les doigts de ma main gauche, celle de Django ).


mercredi 17 octobre 2012

ON

PEUT DIRE CE QUE L'ON VEUT,
LE BIGNOU À CHARLIE C'ETAIT PAS DU PIPEAU.
SI JE SERINE TOUJOURS LA MÊME CHANSON,
C'EST QUE CE VIEUX BEBOP ME SWINGUE DANS
LES MOULURES QUAND JE MARMOTTE AU FONDS
DU CANAPE.

dimanche 14 octobre 2012

RETOUR EN FORCE ( 4 )

Je finissais mon verre de blanc en regardant s'égoutter la vaisselle.. Ouais, figurez-vous qu'il y a encore des gars qui prennent plaisir à voir les empilements de tasses et d'assiettes sur le bord de l'évier... Qui seraient prêts à parier que la pile va se casser la margoulette au premier courant d'air, quand les deux bredins sont entrés. Comment j'en sais rien... Z'ont même pas sonné, pas toctoqué à la porte comme y'a marqué dans les livres de bonnes manières... J'suis pas sûr qu'ils aient seulement poussé la lourde...
Deux types assez zarbis. Pas le genre que t'irais embrasser sur les deux joues en demandant " Alors ça boum ? ". Un grand qui semblait avoir des heures de vol au compteur, l'air moitié Merlin l'enchanteur ( de variétés ) moitié Moïse en quête de tablettes... L'autre, l'air vachard du taureau qui va sabrer la poupée en paillettes qui lui secoue son paillasson rouge sous les naseaux... Vous dire l'ambiance... J'ai cru un moment qu'ils allaient me planter contre le mur comme des empailleurs d'animaux morts... Le temps de remplir mon godet, voilà le vieux qui se met à baraguiner :
- " Ma longévité m'a donné la connaissance du Tout " qu'il soupire notre druide gaulois en crachant sur ses sandales ( Va savoir pourquoi ? ).
- " Et ma charognerie la reconnaissance de Tous " renchérit le gnome enragé en crachant des étincelles sur mon linoléum qu'a pas besoin de ça pour ressembler à un village Syrien dans la tourmente...
- Bon, d'accord, mais moi votre charabia j'y comprends rien... Et puis je vous signale que vous êtes sur un territoire sacré, que vous me marchez sur les pinceaux sans avoir eu le tact de vous présenter...
- T'occupe ! C'est nous qui posons les questions et nos fafs sont restés dans la boîte à gants..
- On veut juste quelques tuuuyyyaux sur James et sa bande... Paraîtrait qu'on a vu le Grand Michel et sa radasse d'Hortense sapés comme des milords sortir d'une bagnole que même le prix tu l'imagines pas dans ta tête de piaf... Un carrosse teuton, sûrement un engin à go fast... Tu vois le genre... Z'ont pas dû sucer que des cailloux dans l'autre monde... On parle de détournement de fonds publics, de trafic d'influence,  de blanchiment de pognon comme n'importe quel élu du XIIIe.. Alors, tu comprends, faut qu'on intervienne, qu'on mette un peu d'ordre dans le poulailler... D'autant que la brigade de gendarmerie du sieur Trouille est fermée pour cause d'overdose massive... Faudrait pas décevoir Manu le Grand, lui qui se donne tant de mal... T'as dû en entendre parler non ? Tu nous rencardes en on repart comme on est venus.. Par la fenêtre, ça amusait Belbézuth...
Merde... Charbon de Bois avait raison. Les ruffians sont sur le sentier de la guerre et ça promet une bidouille digne du concours Lépine... Comme dit Monsieur Droopy dans ses oeuvres, les Jours Tranquilles à Clichy ( ou ailleurs, sacré Riton ! Que des bons souvenirs ! ) c'est pas pour demain... Si même les Dieux s'en mêlent, ou va-t-on, je vous le demande...

 Chaque jour qui passe  est suspect de n'avoir  pas su  retenir la journée de la  veille.