dimanche 25 octobre 2015

7H 29. ( Ancienne Heure )

TIGNOUS
1) Retrouvé dans mon fatras ce dessin de Tignous. Une couv parue au moment où la connerie faisait des pirouettes jusque dans nos assiettes... Juste pour pas oublier... Ou peut-être oublier justement, renfiler sa culotte et recommencer, poser un autre regard... Comme un matin tout neuf... Faut pas rêver non plus me dit Suzanne devant sa brosse à dents...
2 ) " Savoir qu'il y a des choses qui ne bougent pas dans un monde qui change et se dégrade " a écrit un auteur dont j'ai oublié ( oups ! ) le nom... C'est un espingouin je crois... C'est vrai ça ! Le jour qui se lève avec son petit côté frisquet, son " bientôt Novembre, renfile ton pull ", y se fout pas mal du changement d'heure... Comme les gengivites, les gammes chromatiques, les tueurs en série, les clebards qui braillent au milieu de la nuit et piquent des roupillons d'enfer dans la journée, les exhibitionnistes, etc... Je vous fais un aveu... Même ma pendule, elle a pas bronché quand ce matin, j'ai tripoté ses aiguilles... Pour être à l'heure, justement...
3 ) Qu'est-ce qui fait qu'en ce siècle où on se gratte les arpions à distance, où l'on mate le trou du cul des exoplanètes comme des voyeurs impénitents que nous sommes, on soit pas capables d'empêcher des catastrophes pas naturelles... Doit bien y avoir un moyen pour éviter qu'un accident d'autobus rôtisse des braves gens en moins de temps qu'il n'en faut pour remettre nos portables à jour...
4 ) Je laisserai pas à ma descendance de maison familiale, un coffiot bien garni ou cette charmante bicoque sur l'île de Ré qu'on avait acheté, ta mère et moi, quand les mouettes pataugeaient pas encore dans les hydro-carbures... J'en suis pas plus fier pour autant... Quand mon heure sera venue ( je compte bien la trafiquer celle-là ! ) si je laisse quelques bons souvenirs, ce sera déjà pas si mal...
5 ) Je vous donnerais bien la recette du calamar en persillade mais je sais que vous vous en foutez... Bande de céphalopodes...
6 ) Bon Dimanche à vous...

samedi 24 octobre 2015

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Vous moquez pas... Nous voilà revenus au tout début... Quelques millénaires avant l'apparition  du salopard qu'a zigouillé un pôvre mouton plutôt que son rejeton, du zigoto à frisettes, du hare krisna de mes deux, et du mahomet le couscous au four et la toile cirée sur ta femme,  qui ont  donné plein d'idées géniales pour le futur...   Après l'âge du tekno, du tangstène et des bigotes qui font toujours recette au fond de nos sacristies, vous me voyez ici présent,  dans la grotte avec un stylet, un morceau de défense de mammouth noirci entre les pognes,  à gribouiller ces quelques mots qui vous enchantent, vous interpellent et vous donnent envie ( quelquefois ) de suspendre votre internet à un crochet de boucher et d'aller barboter dans la mare la plus proche...  Vous  qui êtes restés ( par confort, abnégation et sens de l'orientation ) dans ce XXIe siècle, qui, soyez-en sûr sera décrié par les générations futures, comme nous rigolâmes ( dirais-je ! ) - Tout fiers de nos klics, de nos klacs, nos pilules et nos guerres propres - des machines à vapeur, des corsets et des beaux militaires aux moustaches cirées... Le spahis en grand uniforme, ç'avait quand même une autre gueule qu'un torchon Versache... Désolé...
Déjà que je suis absent de la " toile " pour cause de je sais pas quoi, voilà que ce matin mon gentil téléfon à rendu l'âme. C'est pas qu'il me serve beaucoup remarquez...  Je commande rarement des pizzas, et j'ai laissé tomber les filles au pair depuis longtemps... " Faut qu'tu téléphones au gars " qu'elle me dit Suzanne... Ben voyons ! Et avec quoi ? Grosse maligne ! Faire brûler un cierge aussi ! Manquerait plus que le bistroquet ferme la lourde, que mon épicier se barre avec la caisse, que mon dealer finisse avec les pinces.. Ça vous torcherait une toile telle que Géricault grimperait vite fait sur son radeau, médusé qu'il serait ( ? ).
Grandeur et Décadence ! me susurre mon voisin le sapiens ( que je soupçonne d'être un peu homo d'ailleurs ! ). Retour à la caverne... Dans la grotte, autour du feu... Un sacrée invention le feu... Ça vous réchauffe la couenne, ça fait sécher les pelures de Marinette et les flammes occupent gentiment les mômes les soirs de tempête et les empêchent de penser aux bienfaits de " l'évolution ". Z'ont plus que ce mot à la bouche, ces petits cons... Se voient déjà marcher sur deux pattes, inventer la roue, le jeux de mille francs, la pince-monseigneur et le téléphone qui cause beaucoup de soucis à ceux qu'en n'ont plus...
Vivement le Moyen-Age !



vendredi 23 octobre 2015

PITHE......

Arrive un matin où il faut se rendre à l'évidence. Reprendre la plume, le stylo, le crayon et rechercher la trousse où séjournaient un compas et une gomme oubliés depuis l'arrivée de Mister Mac et son Klavier magique... Rangée soigneusement au fond du placard avec les morts, la chaîne d'arpenteur, une truelle, quelques boulons, une poignée de frein pleine d'huile, un scoubidou et la photo dédicacée de Georgette Lemaire, elle s'étiolait gentiment, prenait la poussière du temps. Mais toujours alerte, prête à reprendre du service,  la voilà qui frétille de la fermeture éclair quand tu approches une main baladeuse... Compte bien retrouver sa place sur le bureau encombré la gredine... Entre le presse-papier ( reproduction exacte du Lion de Belfort en véritable pyrex ), le presse-purée et la presse du jour que tu te dois de consulter tous les matins pour faire le compte des moribonds de la veille...
C'est vrai qu'à force d'avoir l'Azerty au bout des pognes, pire que le crochet du Capitaine - Tu te grattes le joufflu avec deux consonnes et te cures le pif avec trois voyelles - tu reste stupéfait ( et démuni   comme après le passage de l'huissier de justice ! ) quand la makine t'envoie au fraises, dit niet... Plus question d'aller voir la météo marine, de mater les dernières roueries de Nadine ou de batifoler avec la blondasse à gros nichons qui fait des trucs que la morale récuse... Fini les internets... Tu retombes à l'âge de pierre, aux tonsurés qui faisaient de la bd sur parchemin et aux enluminures... Te voilà sans amis sur facebook, sans Suzanne qui t'injuriait dans ses mails, sans les précieux conseils de Faîtes-le-vous-même... Toute la poudre de perlin pimpin qui te scotchait sur l'écran... Fataliste, tu restes néanmoins sans peur et sans reproches, fier comme le coq gaulois ( la crête au vent et les pieds dans la m.... ) pèteux comme les étoiles sur le képi du Général...  Si tu veux écrire Pithécanthrope sans te prendre les pinceaux dans l'orthographe, t'as plus que le vieux dictionnaire qui grogne chaque fois que tu réveilles une de ses pages...
Tu vas me dire, cher Lecteur, que Pithécanthrope tu l'écris pas tous les jours... 
Je suis d'accord.

jeudi 22 octobre 2015

C'EST DIT...

- Quand je pense que je vais mourir, et que je ne serai plus là...
  Je me manque déjà...
  P. Richard.
- Les plus belles années d'une vie sont celles qu'on n'a pas encore vécues..
  J.C Brialy ( Robert-Robert. ).
- Ne nous emballons  pas Laurent... Ce n'est que du rugby après tout...
  B. Laporte ( TF1 ).
- Putain de sciatique...
  L'Oteur.

lundi 19 octobre 2015

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Le seul à tirer son épingle du magma, de cette Family Life, des dimanches tristes et des parties de cartes, c'était le grand-père. Un tout vieux qui avait sillonné les guerres - deux comme acteur, les autres comme spectateur sep-tic ( tac ), conscient de la pouillerie des hommes, mais avare des grandes diatribes que les autres aimaient tant... Les z'ôtres... Moins couillus, mais tellement plus hâbleurs, les sabreurs de l'arrière, les gueules même pas cassées... Qui glosaient à n'en plus finir,  jusqu'à perdre salive et idées propres, sur Dien Ben Fou ( pardon Phu ! ) ou les Vingt ans dans les Aurès ( cherchez pas, c'est du cinoche ancien et une guerre de voyous ! ). Je jette pas la pierre remarquez... Eux aussi avaient encore les mains dans le cambouis des décennies précédentes... Ils mettaient comme ils pouvaient l'avenir dans nos poches de jeunes branleurs...  La politique les tenait au ventre et leur donnait soif... Les bouteilles défilaient... On s'arsouillait en bonne ou mauvaise compagnie, ça sentait la baffe, les rancoeurs, les brêmes volaient pour un atout... Et puis on emmenait le "pt'it au bout " et on se rabibochait à l'apéro du soir autour des tranches de rôti froid, des cornichons et de la mayonnaise que j'avais " monté " tout seul comme un grand... Nous les mômes au milieu du bordel ambiant, on mettait le doigt dans le nez de la cousine en regardant Don Diego et le sergent Garcia sur la télé qui crachouillait parce que l'antenne au toit était jamais à la bonne place...
Aujourd'hui que je frise l'âge du Vieux, je le revois roulant son gris entre ses doigts d'arthrite ( une tradition transmise de pères en fils, pas l'arthrite, le tabac ! bande de malfaisants ! ) ou faisant briller le coupe-choux devant la petite glace posée de guingois sur l'évier en pierre... L'eau chaude au robinet n'était qu'une idée - pour laver les arpions et les goublis-goublis ( Marque déposée ) fallait faire chauffer la lessiveuse sur un coin de la cuisinière - et les chiottes, je vous raconte même pas... Même topo pour le chauffage : Valait mieux éviter la mauvaise saison, le vieux bougre prenait des boules de neige comme combustible... T'avais les mitaines du soir au matin et la brique chaude de rigueur dans le pucier... 
Ses ablutions terminées ( sans prière ! ), l'ancien remontait sa liquette, fermait le pantalon et remettait en place la paire de bretelles qui tenait en place la carcasse... Maintenait le dos droit et les idées claires...
Bon Dieu ! Ça me revient maintenant ! C'est des bretelles dont je voulais vous parler avant que l'autre corniaud ne vienne me bassiner au bigophon avec sa complémentaire santé ! 
J'en ai récupéré une paire pour maintenir ma ventrouille et continuer vaille que vaille la filiation... Peut-être aussi à cause du bonhomme que je vis comme une moitié de sauvage va savoir...

dimanche 18 octobre 2015

THIS IS RADIO

Ca y est ! J'ai franchi un cap ! Renoué avec la saga familiale et les points d'exclamation ! Frileux comme un jeune matou, j'avais quelquefois envisagé d'enfiler quelques pelures du passé... Mais c'était comme de sur-jouer un mauvais rôle... Futile et cabotin... Faire des moulinets dans l'arbre généalogique, c'était pas trop mon truc... Me souvenait seulement de l'huile que je versais dans le bol pour préparer la mayonnaise du dimanche,  du poêle à charbon et du grand cerf qui me faisait de l'oeil sur le tapis où mes Dinky Toys prenaient des virolos d'enfer... Des trucs de môme quoi...  J'avais rayé les repas de famille, les baptêmes, enterrements, les cuites des hommes et le regard des femmes... Oublié la ribambelle d'oncles, de tantes, de cousins et autres facéties qui mettaient en rage le vieil Hugo et régalaient l'Emile de la communale... Rougon ou Macquart, c'est la question à cent sous...  Le chignon de grand-mère me foutait encore bien les jetons les nuits de pleine lune, mais devenu ce qu'on appelle dans le jargon un " homme-adulte " je cavalais dans les vertes prairies sans scories, même si mes ailes d'anges s'alourdissaient parfois de cérémonies et de grimaces sociétales ( dirais-je ! ). Ces pantomines qui me vibrionnaient le coccyx pire que le vibro de madame Bobinneau..
La bobinette cherra ( ? ) et le téléfon sonna. Du coup, revenu d'une longue discute avec un empêcheur d'écrire en rond,  le gars oublia l'objet de sa fabouille... Par les saintes huiles ! De quoi voulais-je donc bien causer se dit notre baudet en se grattant l'occiput droit... Absences et turbulences ne font pas bon ménage au pays du raconteur d'histoires...
La makine diffusait THE CLASH... Une armée de prolos british lavaient leurs pognes graisseuses en gueulant après cette Maggie qui leur avait lubrifié le fion... Un peu plus tard, dans la matinée, le DOCTEUR FEELGOOD ses ordonnances bidouillées, la patte folle de IAN DURY et l'ombre tutélaire du WCH * clôtureraient le débat... Mais impossible de retrouver l'objet du délit !
* Working class héro.

Vieille galette.