mercredi 6 mai 2020

Ils ont dépassé la vitesse autorisée, franchi le mur du con... Roulé sur les talus, et enfoncé les barrières de sécu. Fallait voir comme ils étaient contents de filer à cheval sur des suppos qui traversaient le monde, se posaient à Oulan Bator, faisaient le plein, puis repartaient dans l'autre sens, pour voir les singes culs-nus du Congo, les baleines ou les miséreux des hauts plateaux qui n'en pouvaient plus de gaver les multis...  Faut dire qu'ils avaient des engins qui vous niquaient une forêt en moins de deux, déplaçaient les montagnes, et rebouchaient un lac en moins de temps qu'il n'en fallait au vieux Georges pour pondre un chef-d'oeuvre ( T'en a pas marre ? Si quelquefois... ). On les avait pourtant prévenu... Un jour, le bazar allait leur sauter à la gueule... Les animaux et d'autres trucs moins recommandables, allaient sortir du zoo, montrer les crocs, le poil plus hérissé que le paillasson de Gisèle, prêts à en découdre avec les spoutniks, les bombinettes et toutes les saloperies qu'ils lançaient dans le feu, parce que, disaient-ils, c'était rigolo de faire des étincelles aux quatre coins de la planète... 
Après, on sait ce qu'il advînt...
Ils finirent tous confinés pire Edmond Dantes au château d'If, sans même un Faria pour leur sauver la mise... Après quelques évasions manquées, quand on poussa les portes vers de nouvelles libertés, très peu choisirent de devenir Monte - Cristo...
Alexandre D.
Auteur à succès.
J / ?.

mardi 5 mai 2020

 Voilà que Gougeul me la fait à l'envers... Vous y croyez ! L'ami Ricon-ré de tous les foyers... L'écran ( les crans ) de nos mises en plis quotidiennes, le faiseur de rois sur les zéros zozos, le petit pornographe (?) portatif de nos soirées de branlettes, eh bien, le vilain ne répond plus... Comme Appollo 13 jadis, comme le Koursk de Vladimir de sinistre mémoire... A croire que la makine a chopé un virus qui perturbe ses gigas, embrouille ses paramètres... Elle a l'écran qui fout le camp, les bobines qui se débinent, les mises à jour pas à jour ! Pas question que je mette sous assistance cette bourrique : J'm'en va la balancer au fond du puits, reprendre ma vieille plume de canard boiteux, mes cahiers d'écolier, mes dames du temps jadis, qui, paraît-il sont de sacrées polissonnes, et me récurer le pif en loucedé, histoire de faire un peu de ménage dans mes méninges de vieux singe ou de vieux sage pour que tout cela se mélange ou se mélinge, à moins que ça se mélage (?).  C'est pas quelques clics foireux qui vont m'arrêter... Tant pis pour les lecteurs avides, les confinés du covid, et tous les machins qui se terminent en vid...
Après, je me dis que vu la situation actuelle, faut peut-être une autorisation validée par la Présidence et l'Académie, dûment approuvée par une compagnie de gabelous, pour envoyer sur la toile mes idées lumineuses, appréciées de tous, qui réjouissent toute la planète et lui font oublier ses tracas... Faudrait pas que les lecteurs toujours assoiffés de bons mots et de galéjades, se retrouvent la bosse plate pire un droma dans le désert après quinze jours de marche... Peut-être aussi, qu'aujourd'hui, faut-il avancer masqué, n'être plus alcoolo, mais ydro, écolo plutôt que zozo...  J'en sais foutrement rien...
J / Je sais plus...
                                             



lundi 4 mai 2020

                                                            Cher Antoine

Je vous apporte avec la présente, une bien mauvaise nouvelle. Quand on  cherche votre blase sur Saint-Gogueule, vous apparaissez loin derrière un patelin situé au fin fond du pays des cowboys, des indiens, et des frangins Mac Do, ces trous duc, qui ont remplacé notre jambon-beurre, nos baguettes croustillantes par un ramassis de merdouilles qui empoisonne nos chères têtes blondes, ce qui me navre au plus profond de ma tête de veau vinaigrette. Sans compter que cette bourgade texane doit voter comme un seul mulet pour la mèche folle, réclamer le déconfinement à coups de colt 45... Tout juste si on ne pend pas encore  quelques nègros comme à la belle époque... Bon, là je m'avance... Flotte encore l'ombre de David Crockett, mais les bouseux à cornes (?) sont pas réputés pour être les frangins d'Hilary, plutôt les potes à " Fox News " non ? Que Grand-Père Bob, et Cousin Bruce me pardonnent, mais comme vous, je préfère la Tour d'Auvergne, la Planche des Belles Filles, ou les Bigoudènes de Paimpol, à ce pays foutraque qui joue de la batte à la moindre occase, et emmerde le monde avec ses super-héros...
Vous savez ( ou non ) que j'apprécie depuis longtemps votre jactance, vos contrepèteries, vos turlutes, et le côté terrifié qui se cache derrière chaque blague... Votre amour des mots n'a d'égal que votre sens du dérisoire. Le désespoir affleure sous les jupons des coquettes, des culbuteuses, des saute-au-paf, expressions qui aujourd'hui feraient bondir dans les salons de la bienséance, et vous vaudraient quelques procès en sorcellerie... Il ne fait pas bon par les temps qui courent à être trop paillard, vous devenez vite, une canaille à pendre pas les pieds sur les zéros zozos...   Mais que voulez-vous :
- Les choux-fleurs poussent à présent
  Sur le charnier des Innocents
  Le trou de la pomme du pin
  N'est plus qu'un bar américain...
Tous les beaux parleurs de jargon ont replié leur blabla, et j'en conviens, s'il ne faut pas trop regarder le passé, parce qu'il fout la gerbe,et vous fait passer pour un vieux con des Neiges d'Antan, ( Et pourquoi aurait-on peur de passer pour un vioque ? Je vous le demande... ) je peux vous assurer que dans le cénacle des écrivaillons qui ont pignon sur rue aujourd'hui, pas un, n'a osé proférer des " T'assieds pas sur le compte-gouttes " des " Les eunuques ne sont jamais chauves " ou encore " Le pétomane ne répond plus ". Voilà un joli " cadavre exquis " à refiler à nos plumitifs...
Portez-vous bien Antoine, et souvenez-vous... Ici,  " Ca baigne dans le béton ".
Bien à vous.
J / ?.




dimanche 3 mai 2020

1969...

C'est un peu triste, mais aujourd'hui, mes oreilles vont plus vite que ma cervelle. Il m'a fallu une nuit blanche, quelques coups de saton à l'oreiller, et trois litres de caoua, pour retrouver le titre de cette chanson chantée ( ben oui... Une chanson ça se chante, qu'est-ce tu veux que je te dise ! ), par Elton dans le biopic "Rocketman " qui lui est consacré. Je l'avais sur le bout des orteils ( oui, j'ai les orteils plus sensibles que la langue ), mais impossible de mettre un nom sur cette rengaine... Elle était inscrite quelque part ( la rengaine ) entre Sympathie for.Machin... La danse des canards, l'intégrale de Qui vous savez, les chansons de John et tout le toutim des années de braises, mais, bon dieu de bon dieu, de nom de zeus ! j'avais le disque dur en panne, les guibolles en flanelle, et l'ombre de Monsieur Droopy ( un spécialiste ), qui ricanait doucement devant tant d'ignorance... Ca me vexait un peu le corona cette histoire, mais je m'inquiétais pas trop... J'avais mis huit jours à reconnaître Richard Anthony qui entendait siffler le train, c'est vous dire...
Je vous le donne en mille ( drôle d'expression ) ce matin, la mèche folle, les moustaches raplapla, et le dos en si bémol, la solution me traverse, tel Isaac dans sa baignoire qui regarde la pomme  lui tomber sur la fiole, ou Archi, un gars qu'a pas de principe, quand il joue de la savonnette en braillant " Euréka " ( c'est relatif, mais en physique, je mélange un peu... ). Bingo ! Me voilà fier comme un trois mai, pire un virus installé dans les bronches à Pépère... Faites trop pas les malins...
Je suis pas sûr que vous auriez trouvé cette cabriole en trois coups de cuillère à soupe... Faut avoir de la bouteille pour ça...
J / ?.


samedi 2 mai 2020

                                                            Cher  Jean,

Depuis que l'on nous a mis au cachot, prisonniers volontaires au fond des oubliettes satinées de cette absence prolongée, que l'on a resserré les écrous à grands renfort de recommandations anxiogènes, d'interdictions,  et de pan-pan cul cul promis aux mauvais élèves, aux inconscients,  mauvais citoyens, qui rêvent de courir le guilledou en effeuillant la marguerite (?), je me demande ce que Charlie Floche penserait de cette nouvelle vie ( Ripolin )...
Autiste que je suis, Brancouillu qui grimace sur le chemin de ronde du château de Montallier, craignant le coup de pied aux fesses du Baron, ses gueulantes et blasphèmes au ciel, autant que les discours des carabins de l'Académie ou les injonctions du Guet, je vous imagine, avec Tante Girafe, goguenards, matant du haut des remparts, cette " Symphonie Grabuge " qui dépasse l'imagination...
C'est vrai que nous vivons des temps difficiles, une " foirade " dirait le vieux Beckett, et que comme lui, nous grimpons sur des escabeaux pour voir le monde de nos fenêtres...
Il faut espérer que nos penchants ubuesques nous sauveront la mise, que nous atteindrons la dernière page du roman sans que nos plumes d'autruches ne se ternissent trop... En attendant la " Grande Zigouille ", je relis vos ouvrages en compagnie de Billy, de Victoire, de Farouche Ferraille, et de Billy Trompette, compagnons d'infortune et de confinement...
Manque plus que quelques vers de Maître François....
Je vous salue bien, vous souhaitant la meilleure éternité possible...
Nous, on va se débrouiller...
Contes à rebours.
J / ?.
L'ECLAIRCIE...

vendredi 1 mai 2020

Dites donc, vous m'aviez oublié ! Laissé sur le bas côté... Tous occupés que vous êtes par ce virus va t'en-guerre, mortifère... Vous toussiez dans vos mouchoirs, vos additions de macchabs, et l'ennui, jamais bien loin, qui rallongeait vos os à ronger... Et bien moi, je veillais...Tranquille comme Baptiste, je laisse tomber le participe, et m'installe dans votre présent, histoire de me rappeler à votre bon souvenir... Je sais bien que la concurrence est rude, que je n'ai pas l'air d'y toucher, et que je ne fais pas la Une des canards ou des médias hystéros... Si je ne tripouille ( premier groupe )  pas dans le pulmonaire, et les glaviots qui foutent le bourdon (?)  j'ai bien d'autres tours dans mon sac pour faire tousser le chaland... Je préfère de loin faire le guet, bien planquée sous une branche de buis, et d'un cht'it bond m'installer sans prévenir là où vous ne pourrez jamais aller me chercher, vu que vous êtes souples comme un verre de lampe... Voyez-vous braves gens, je suis toujours présente, fidèle au poste... Accrochée à vos basques, je m'active... Les saisons peuvent toujours saisonner... Je joue sur le long terme, lyme sans bruit des petites maladies qui valent bien votre machin...Surtout depuis qu'il pleut des lessiveuses, que vos sentiers sont bouchés pire les trompes à Eustache, que les pyrales pendent au bout de leur fil, s'embrouillent dans les tifs du promeneur ( encore une invention chinetoque... Pas les tifs ! Les pyrales... Suivez bon dieu ! ), que ce pays verdoyant devient merdoyant, vous pensez bien... J'allais pas louper l'occase...
Quand j'ai vu arriver ce grand benêt tout fier de se balader sans masque, sans autorisation, et sans chaussettes, comme je me suis précipitée... Caillou déplumé et moustache cégétiste, le bredin pensait sans doute trouver un brin de muguet ou un calicot brandi par des énergumènes entre Bastille et Nation, puisque les vendeurs à la sauvette, et les manifs avaient disparu. Il ne voyait pas l'ennemi plus loin que le bout de son pif le zozo... Le temps qu'il se rende compte que sa chatouille n'était pas du flan, qu'il cherche sa paire de forceps pour m'extirper de sa couenne, pensez si j'avais fait mon petit gueuleton...
Le baudet s'en gratte encore l'entre-jambe...
La Tique. 
Contes à rebours.
J / ?.

                                                                           Avouez                                                           ...