mercredi 7 janvier 2015

DE QUOI J'ME MÊLE..

- Jean vous dites être sorti d'une grosse dépression en lisant Céline, c'est pas courant non.. 
- Ah ! Ma chère ! Mais c''est que lire Céline, c'est comme entrer dans une patisserie de luxe... Chaque phrase, chaque mot, c'est une mignardise, un délice pour le palais...
J'ai eu la chance de le rencontrer à Meudon. Une personne que j'aimais prenait des cours de danse avec son épouse. J'étais un jeunot en ce temps-là. Il m'a regardé, renfrogné comme un chien qui ne voudrait pas d'un os.  J'en garde un souvenir ému...
Entretien Jean Rochefort.
France Culture. ( De mémoire ).

lundi 5 janvier 2015

PRISE D'OTAGE

 A SAINT-FRUSQUIN. C''est un grand gars mélancolique. Quand je dis grand, c'est que sous la toise, il frôle les deux cent... Quand je dis mélancolique, c'est qu'il porte sur les épaules toute la farine du monde. S'appelle Maurice - Pour ses potes ou sa bourgeoise c'est peut-être " Momo " - J'en sais rien, je suis pas assez intime... Pour tout le monde on dit Le Maurice comme on dirait La Montserrat ou La Callas... C'est bizarre cette manie qu'on a de détourner les prénoms à croire que ça ne sert pas à grand-chose de s'appeler Raymonde ou Tartempion... A croire qu'on devrait faire des " mises à jour ", changer de blaze, je sais pas moi, chaque semaine, chaque saison, chaque fois qu'il pleut ou qu'il fait soleil... Un jour, Benoît, Méluzine... Le lendemain Bob ou Charlie... Ca ferait du fouin dans l'étable... Ne jamais savoir comment on se pré-nomme voilà un sacré panari...
Maurice, il vend et répare des instruments de musique. Guitares, xylos, pianos, cornes de brumes ou tambours du Bronx... Fait pas dans le détail.. La spécialité du pays... Si tu veux un bignou, une cornemuse, un sitar, si tôt ( pardon ! ) ou un djambe du désert pas de problème. Il te regarde avec son air bâton de guimauve ( Maurice fait partie de ces grands-mous qui savent jamais où se mettre, qui se plient et se déplient comme ce con de roseau dans la fable... ) et passe commande à des commanditaires mystérieux qui sont sûrement pas francs du collier vu les prix que notre décrocheur d'étoiles pratique.
Moi, je vais voir l'arsouille parce que mon pt'it clavier s'est mis à tousser pire que Suzanne après sa troisième clop. Ça sent pas bon en début d'année... On est à peine au péage que déjà les emmerdes commencent ( Je suis pas d'un naturel optimiste ! ). Comment je vais m'égosiller dans la poudreuse si le bastringue rend son âme au diable je vous le demande... Déjà que j'ai arrêté le sport et que la contemplation des crocus au fond des bois me gavent pire qu'un interviewwww du ministre de la défense...
Machin, fuyant comme un garenne m'a dit que Faut voir... Qu'il a jamais vu ça... Bizarre, bizarre... Que je suis sûr du truc... Faudrait pas non plus que... Bon.. Ben... On va essayer... Pire qu'un garagiste véreux qu'a trafiqué le compteur d'une vieille caisse... Qu'un louchebem qui te vendrait du lard pour du cochon... Qu'un allumeur de réverbère te fourguerait des vessies pour des lanternes ( Complétez y'a plein d'exemples, vous verrez c'est marrant ! )
Momo fais quelque chose que je lui braille en levant la tête à hauteur de son nombril,  sinon je te prends en otage toi, tes tubas et tous tes bouzouquis... ( Il a de tout je vous dis )...

dimanche 4 janvier 2015

DE QUOI J'ME MÊLE...

" DITES-MOI FRANCHEMENT,
   VOUS N'AVIEZ PAS ENTENDU QUAND J'AI COMMANDE
   MON PT'IT POT D'EAU CHAUDE
   OU C'ETAIT SEULEMENT POUR ME FAIRE CHIER... "
J.¨P Marielle.
Les Acteurs. B. Blier.

samedi 3 janvier 2015

LES CABINETS ( Chanson Sentimentale )

Et voilà Mary Lou qui rentre dans le trocson/Qui fait faire aux matous/Des pt'its tours et des bonds/Des bonds dans leurs godasses/Qu'en peuvent plus de bailler/Quand la jolie blondasse/Commande une tasse de thé/
Et voilà May Lou qui rentre dans le trocson/Qui secoue les matous/Jusqu'dans leurs pantalons/Dans leurs futals en berne/Qu'en peuvent plus de miauler/
QUAND MARY D'UNE VOIX FERME
DEMANDE
OU SONT LES CABINETS...

vendredi 2 janvier 2015

CAMBROUSSE ET CIE ( SUITE )

Cette photo volée le prouve Kommissaire ! Carbonisés qu'y sont les bestiaux après une nuit de beuverie et d'os à moelle...
A minuit, la nouvelle est tombée. On pouvait rajouter un chiffre sur notre calendrier à nous les " Deux-pattes ". Ils nous ont autorisé à nous embrasser vite fait sous le gui, avant que Crocs d'Acier nous enchaîne et nous conduise à nos niches respectives. La légende veut que ce bâtard pervers ait forcé le cerf dans la forêt de Brocéliande, mené des meutes et des attelages contre l'ours et le tigre à grandes dents. On raconte même qu'il fût à la tête d'un régiment de loups-garous, qu'il participa à la grande chiennerie menée par Bichon 1er avant que celui-ci ne s'étrangle avec un os de dinde lors de la prise de Fort Ala-homme...
L'histoire retiendra que, pendant cette nuit glaciale ( ils nous avaient coupé le chauffage parce que j'avais osé dire qu'il allait faire " un temps de chien ") ils se bâfrèrent de pâtés d'alouette, de croquettes de Mouton-Rote child, braillèrent des paillardes où les chiennes n'étaient pas en reste, firent quelques misères au matou qui n'en menait pas large au milieu de ces ogres...
Et ce matin, quand ils nous ont désentravé, mis dehors pour que l'on puisse faire nos besoins et finir les gamelles, je rêve moi, l'Hommus Erectilus d'une insurrection, d'une révolte où les cabots retrouvaient leur place... Je crains qu'il ne soit trop tard...
Comme disait un poète des îles lointaines " Le chien n'est pas l'avenir de l'Homme "
Bonne année à tous (aux autres aussi ).

Vieille galette.