vendredi 6 février 2015

C'EST DIT...

- CE N'EST PAS UNE MINCE AFFAIRE
  D'ETRE SAOUL TOUT LE TEMPS.
  TOUT LE MONDE LE SERAIT SI
  C'ETAIT FACILE...
Tyrion Lannister.
Le Trône de Fer.

jeudi 5 février 2015

mercredi 4 février 2015

L'IMPARFAIT DU SUB...

 Le type me dit que s'il vit seul, c'est pour pas s'embrouiller avec la compagnie. Ne pas devoir taper le plus fort possible avec sa jambe de bois pour se faire entendre parmi les autres jambes de bois. Je veux me faire des minutes de silence qui ne commémorent rien qu'il me dit. Faire des voyages où tu arrives très vite sans t'emmerder à faire la queue au guichet.  Je demande pas de participer aux banquets de cul-de-jatte, je rentre pas dans les églises, je suis pas invité aux baptêmes. Je fermente tranquille, c'est suffisant. Ma vie, tu comprends, c'est un paillasson. Elle s'use si on s'essuie trop dessus...
Bon que je lui dis, mais quand même... Avoir une loupiote qui t'accompagne vers le bout du tunnel, c'est pas mal non..
Encore faut-il qu'elle fasse un peu de lumière ta lanterne qu'il me répond..
C'est bien de partager un dernier bout de tarte, ramasser les dernières miettes que je lui dis...
Encore faut-il qu'elle soit bien cuite la tarte et sucrée comme il faut et ça c'est jamais gagné...  Qu'il  me répond...
Comme disait mon père quand je butais sur la table de neuf  ou l'imparfait du subjonctif " On n'est pas sorti de l'auberge... "

mardi 3 février 2015

FENETRE SUR COUR

Voyez que rien ne change. C'est toujours la même petite cour, un matin qu'il fait bien frisquet à rendre la chapka obligatoire pour protéger les pt'ites feuilles qu'ont tendance à rougir comme une jeune fille en fleurs.
Rien ne change, c'est vite dit. Parce que la pendule qui tourne, forcément elle laisse des petites traces, des pt'ites scories, comme la cendre qu'on jette l'hiver dans un coin de la cour. Un nuage par-ci, une douleur par-là... Une envie de 15 heure ou un sommeil de 18, une grosse faim ou une bourrasque venue d'on ne sait où...
Et là-dessus, les z'hommes s'activent comme des écureuils en rut ( ? ), font une jolie allée, le passage obligatoire pour que le bougnat puisse livrer la bibine. 
- C'est pas un peu d'neige qui va nous faire mourir de soif ! qu'il a dit Robert en retroussant ses moufles...

lundi 2 février 2015

PAS RÊVER.

1 ) Ça pianote dur ce matin. Ça Litsz et ça Chopine à tout va passque y'a un certain Aldo Ciccolini ( moi, vous me connaissez, jai tout de suite pensé à la Ciccolina...) qu'a emprunté les Grands Boulevards... Paraît que c'était un bon... Un très bon, un as du clavier qui cousinait avec Ludwig et les " Grands Musiciens ". Sûrement un vieux gars en noeud pap, queue de pie, les tifs en bataille et les doigts qui cavalent sur le piano... Enfin comme on s'imagine ces types là... C'est vrai qu'on les voit pas faire les courses au super-market, faire pipi au coin du bois ou s'en aller chez le percepteur ces gus. On dirait qu'ils vivent dans un autre monde, toujours perchés sur une croche, double croche et dix de der...
2 ) Ca neigote dur ce matin. Ça glisse, ça déglisse, ça réglisse ( pourquoi pas ? ). Les gars qui se lancent dans la côte rêvent de vivre peinards dans la boite à gants tellement ils serrent les fesses pour pas se foutre ( Hi ! Hi ! ) au fossé. Merde ! qu'ils se disent en patinant comme Candé, j'suis pas un manchot sur la banquise ! Le premier qui me parle de ski, raquettes, pentes neigeuses, je lui en mets une... Marre du slalom, des moufles, du vin chaud et de la descente en crabe ! J'abandonne tout ! Cette foutue bagnole qui me coûte la peau des genoux - Quatre ans de crédit, de serrage de vis et d'angoisses nocturnes - Et pis tiens, tout le reste. La bergère, les mômes, le chien, la cheminée au milieu du salon pour " faire joli ", le boulot, la barraque, les vieux morceaux de Rapido au fond de ma poche...  Même mon prochain AVC, je mets une croix dessus. Je fous le camp dans les îles,  j'apprends le piano comme Aldo et je me maque avec la Ciccolina....
3 ) Faut pas rêver non plus...
Toutes mes amitiés à la famille.

dimanche 1 février 2015

LES BESTIOLES

 
Il est quoi... 6H50... On dirait bien que c'est l'hiver. Je dirais fin Janvier , début Février... On ne peut pas donner de date exacte à cette heure matinale. Si l'on se fie aux toits et aux loupiotes qui brillent dans la nuit, on peut penser que cette ville est en paix avec elle-même... Que la guerre n'est pas encore venue par chez nous. 
La radio diffuse le concerto numéro un, opus soixante-neuf pour piano et orchestre d'un certain Maurice Ravel, un compositeur du Vingtième Siècle mort d'une tumeur au cerveau.
On peut donc penser que cette photo date du début du Vingtième et Unième ( Années 2010 2015 ).
Ce pourrait être aussi une toute autre époque. Le début d'une nouvelle ère glacière. Les restes d'une catastrophe nucléaire, une invasion extraterrestre, un amas de sucre tombé d'une planète lointaine. 
Y'a-t-il encore seulement de ces êtres qu'on qualifiait jadis de " Vivants ". On n'est sûr de rien....
Bob Dylan s'accroche, la vieille maison grince et tout un régiment de souris se bagarre avec la neige qui tombe à gros flocons...
Sale temps pour les bestioles...
Bonne chance à vous.

Vieille galette.