samedi 7 juillet 2018

BAS-COTE

J'suis parti en travers dans le dernier virage. Dérapage incontrôlé sur les gravillons que ces fainéants de la DDE avaient laissé traîné, histoire de rentrer plus vite chez eux voir le match et de ranger au plus vite ces foutues pelles qui donnent des cals aux mains et des courbatures dans le dos. J'ai ribouldingué contre le talus, tapé les balustrades et sauté sans parachute le parapet comme les frapadingues qui pratiquent la chute libre, font des figures que même les piafs rigolent, et jouent à la roulette russe avec la fumeuse théorie d'Isaac... J'ai entendu au loin une voix qui disait de ne pas oublier le pain et croisé dans la descente pareille au grand-huit de la fête à Neuneu, Serge Lama qui s'en allait voir les pt'ites femmes de Pigalles. Blackboulé ( trappeur de rap ! ), dans le goulot d'une chopine qui sentait fort la piquette, j'ai croisé quelques créatures qui comme moi, dévalaient la pente à toute blinde. J'ai aperçu des aïeux de ma lignée, des fumeurs de pipe célèbres, des Jagger en tutu, la Madelon et le Zouave qui s'en revenaient bras dessus bras dessous, d'une rave partie ou Manu Jupi notre vénéré président, avait fait une apparition remarquée.
Après le grand trou noir. Improbable pire un film de Godard... Rempli de bestioles qui couinaient que la nouvelle grille d'été de la radio publique c'était de la denrée pour des auditeurs sourdingues et que si, les Rolling-Stones n'étaient pas si vieux, le monde tournerait autrement... Pas de quoi se réjouir. Les jeunots et les vieilles badernes prenaient des allures de photos de l'an quarante, et quand, pour me rassurer, j'ai gueulé que Saint Eloi n'est pas mort, une voix d'outre-tombe m'a répondu,
- Toi non plus Ducon ! Tu rêves !
Du coup, j'ai pas vu la lumière blanche et les séraphins qui dansent le cancan. J'ai sauté dans mon bol de caoua, et tout fièrot de tenir sur mes guibolles, me suis promis de ne plus sortir des sentiers battus et de ne plus fréquenter les bas-côtés.

vendredi 6 juillet 2018

CRENON !

DE DIEU ! Tout ça, c'est que menteries, billevesées et fantasmagorie... Un air de flute joué par un chicaneur de mots ! Les canassons on les voit rarement... Ils font ce qu'ils veulent, voyoutent sur la lande, cavalent sur le terrain pire une armée de footeux en folie... C'est pas le grand ouest non plus, on croise pas John Ford ou Jolly Jumper... On a le western malingre, le flinguot bien rangé et les quelques sioux qui maraudent par-là fument des tarpets en rêvant d'un monde meilleur. Mais on s'en fout, on respire le bon air et avec un peu d'imaginaire, et une paire de jambes en bois,  qu'est-ce qu'il ferait pas Bébert pour atteindre la " Queue de l'Ane "mouiller le maillot et chasser les mouches devant ses yeux...
Sur le chemin du retour, il est content Bébert. Il croise quelques marcheurs, discute de la République et du mollet de Cavanni, des orages et des prix qui flambent... Se demande tout le temps ce qu'ils peuvent avoir dans leur sac à dos, ces bipèdes en grosses chaussures de montagne, lui qui n'a dans son short qu'un peu de tabac à rouler et quelques rimes du Moustachu, une pince à ongles, un trombone qui coulisse et du papier toilette pour les grandes occasions...
Une dernière chose : Les canassons sont formels. C'est pas demain qu'on les verra faire les zouaves aux courtines avec un guignol sur le dos. Y sont trop bien là-haut...
Crénon de Crésus.

jeudi 5 juillet 2018

CRESUS.

J'ai beau m'accrocher à la paroi, je glisse... Et y'a peu de chance que les premiers de cordée, les blindés du coffiot, les potes à Manu me donnent un coup de main. Couperaient plutôt les cordes de rappel avec leurs canifs aiguisés comme la crête des punks de jadis... Tout le monde au fond du trou ! Y'en aura plus pour nous ! Je leur en veux pas pour autant, j'ai vu sur les Roches un faucon pélerin qui tournait bourrique dans la bourrasque, et un mulot qui faisait un bras d'honneur à son voisin de campagnole qui s'était garé en double file... Ca m'a donné un coup de fouet et j'ai pensé à Zoé, mon poiscaille adoré dans son bocal, qui réclame un peu de glaçons pour rafraîchir ses écailles en plastoc. Veut pas que je lui rajoute du caviar dans sa pâtée, quelques gouttes de Loréal dans les branchies, histoire qu'elle ressemble aux pouffes qui hantent les champs de courses, qu'un esprit sain et réactionnaire comme le mien réprouve ! Morue va ! Tout ce pognon pour rien ! tempête Jupiter !
Demain, je vous montrerai comment retrouver le sentier qui mène au lieu-dit " Les Gens du dehors " quand votre gps et vos idées s'embrouillent, et si vous insistez, vous présenteré ( mineur ) les chevaux sauvages du Becquet qui passent leur temps à se crêper la crinière, et se foutent pas mal des " Ultra-riches " de leurs châteaux en Chanel, et de leurs redingotes de Crésus.
Je vous embrasse pas.
Je spécule.

mardi 3 juillet 2018

BIBI

Un drôle de type ce Bibi. Moitié indien, moitié kébékois, il sirote du whisky pour emmerder la polio qui lui bouffe la couenne. Parce que minot, les vaccins n'avaient pas prise sur lui, il prétend avoir du sang de cochon qui coule dans ses veines et la tête qui va avec. Conchie volontiers ses géniteurs, la sainte famille, les burettes de Monsieur l'Abbé et les Canadiens, parce que c'est connu depuis le Général, nos cousins d'Amérique sont toujours en brisbille avec les yankees...
Clapote d'un continent à l'autre, traverse l'Afrique pour aller chez le vieux Négus, parce qu'une donzelle aux yeux de biche trempés dans le bleu de je ne sais plus quel peintre ( quel couillon cet Oteur ! ) lui a donné rencard dans un bouge que même Cendrillon qu'est pas regardante sur le ménage, pousserait des cris de mouettes moitié mazoutées en voyant le fourbi.
Le gredin chiassieux et priapique à la fois, convoque pour ses écritures des mecs pas très jolis. A longueur de page, il nous serine avec Kafka, Artaud, Beckett... Des types qu'il ne fait pas bon lire au fond de la mine, because les coups de grisou probables... Si à la plage, coincé entre deux olives et une dondon les miches à l'air, vous lisez queques lignes de ces malapris, c'est le tsunami assuré, la marée qui submerge le camping et affole les métérologues... Vous voyez le genre...
R'heureusement, que dans le gourbi, moi et mes doigts de pieds à l'air, on risque rien... C'est que Au-dessous du Volcan, y'a Malcom...
Je vous embrasse pas, je bronze.
Bibi. 
Victor-Lévy Beaulieu.

lundi 2 juillet 2018

lundi

La fuite en avant est bien la seule chose
qui échappe au sourire du plombier.
Leroy Merlin.

dimanche 1 juillet 2018

BON TEMPS !

BONNES VACANCES
A VOUS AUSSI...
En cas de bouchons, n'hésitez pas,
fracassez le goulot !!!
Prenez les départementales ( à 80 à l'heure ! ),
et surtout prenez du bon temps...

                                                                           Avouez                                                           ...