lundi 30 octobre 2017

HIBERNATION...

- Nous sommes les dromadaires d'une caravane perdue dans le désert...
  Des touaregs fatigués, engoncés dans des burnous de souvenirs qui marchent depuis trop longtemps...
  Nous n'avons plus le courage d'attendre le réveil du dragon et quand, les premières gelées nous font 
  mal aux oreilles, nous roulons en boule tel des ours mal léchés et nous préparons aux faits divers du 
  prochain hiver...

dimanche 29 octobre 2017

AGE DE PIERRE

Il fallait faire jouer
la musique très fort
pour oublier le
silence de la rue...
Mettre en route les marteaux-piqueurs,
Symphonie pour guitares et rouleaux compresseurs...
Des vrais petits garnements ! minaudait Madame Suzanne en sifflotant the Last Time...

samedi 28 octobre 2017

GRAND PÈRE...

Juste trois petits mots... Trois petites notes de musique disait une rengaine à la mode de nos grands-parents... La voix de Rezvani que j'avais enterré corps et biens ( sorry mec ! ), et la silhouette toujours un peu bancale d'un pingouin qui se trémousse sous l'abri-bus, parce que peut-être que les pingouins ont froid quelquefois quand le bus tarde à venir... Jadis, on disait " autocar " et c'était moi qui le conduisais juste assis à la droite du chauffeur qui tirait sur sa gauloise bleue, avant qu'un chanteur baba ne la coupe en deux... Il se passerait bien du temps avant que je ne devienne Grand Père, avant que Monsieur Gougueule ne fasse les poches de notre âge de pierre et que les exoplanètes ne deviennent nos voisines de palier...

vendredi 27 octobre 2017

SIOUX ( 3 )

Allez les amis ! Les jeunots, les vieux, les vieilles, les cocos, les bobos, les z'hommos, les lesbos  ! Les damnés de la terre et les envoyés du ciel... Les mous du bulbe et les fiers à bras ! Mon facteur et votre serviteur... Pas une seconde à perdre ! On saute dans son slip, on trempe la biscotte vite fait dans le couaoua, on torche les mômes en leur disant que " Non,  Saint Eloi n'est pas mort ! ", on se chafouine les crocs et on astique les moustaches du beau militaire... On ne pense pas à la carriole qui tousse dangereusement en démarrant, et on ignore le temps frisquet qui s'enroule en écharpe autour du col de chemise ( ? ).
Pas de temps pour Manu Jupi et les trublions de l'actu-alitée ! Même si le chômage est en baisse, les retraités en charpie et la deux voies entre Où et Quand - deux patelins aux nom bizarre - en travaux, que les feux alternés c'est la chiotte quand t'es déjà en retard, on s'active dans les chaumières ! On va pas s'attendrir sur l'entrecôte ou s'étiafer ( ? ) sur une peau de banane qu'un malandrin aurait glissé sous nos godasses, histoire de renverser notre boite à Domino...
On branche la TSF, on se secoue les transistors plus vite que çà et on rend un petit hommage au grand chef indien qui se pavanait en cadillac rose dans les rues de la Nouvelle Orléans... On fait la danse du tapis pour l'aider à grimper auprès du Grand Manitou... Quelques incantations rigolardes autour du totem... Que le grand cric nous croque et nous envoie vers le Grand Sachem qui se fend la poire pire que le Satchmo tant aimé....
Sûr que le bougre aura droit à un piano droit au fond du bastringue... D'ici qu'il entame les prémices du Roque and Raull, y'a pas loin...
Que l'Homme-Médecine prenne soin de tes wop wop... Salut Fats !!!!

jeudi 26 octobre 2017

SIOUX ( 2 )

Par ici, nous n'avons pas de grandes plaines à bestiaux, de canyons ou de " Rivière sans retour "... Rien que des plateaux secoués par le vent où vous ne croiserez jamais de mustangs poursuivis par les loups, où le feulement ( refusé ! ) du puma ne fera jamais frissonner votre monture... Vous ne verrez pas non plus ces vautours de Lucky Luke qui lorgnent sur l'étoile de shérif qu'est mort de soif parce que le saloon était fermé ( ? ).  Les seuls indigènes qui empruntent le sentier de la guerre sont des tordus qui croient que la marche et manger cinq fruits et légumes par jour donne bonne mine et jolie couleur... Ces gonzes là - par ailleurs toujours très polis, soucieux du temps et de votre forme du moment - ne risquent pas de choper votre scalp pour le brandir tel Crazy Horse, au nez et à la barbe du Président Lincoln qui, vous le savez, a calanché depuis un bail mais était un chic type quand même qui a rendu la liberté aux nègros, avant que l'infâme Trump ne la leur reprenne...
Et Sitting ? me direz-vous ? C'est vrai, je suis un peu perdu... Je m'égare pire qu'Edgar sur le Poe, et croyez-le ou non,  je ne sais plus où j'en suis dans ce récit épique... Ah si ! Les indiens...
J'en ai visité quelques uns, dernièrement... Engoncés dans des couvertures de laines mitées, sous des bonnets que même votre serviteur n'oserait pas porter ( pourtant le gredin est le roi des couvre-chefs bizarres ! ), à quatre pattes devant leurs tippies ou à croupeton sur leurs toilettes sèches, ils vendaient pour quelques dollars de plus ( je sais... ) des patates, carottes et salsifis sans pesticides et sans saveur... Vous refilaient pour quatre sous ( sioux ? ) des tisanes contre les humeurs, des décoctions d'herbes sèches et des fleurs pour mettre dans vos cheveux, sensées chasser les mauvais esprits et la gueule de bois....
- Z'auriez qu'eque chose pour les ratiches pourries et le vague à l'âme que j'ai demandé à une donzelle qui, un lardon à chaque nichon, tirait les cartes en jouant de la flute à bec ( essayez, c'est pas facile ! ) un peu de Mandragore peut-être... La belle a retroussé sa jupe en laine, secoué son poncho sur mes pompes toutes neuves et m'a envoyé me faire voir chez les ploucs tel le Fantasia bien connu... Quand son coquin - un barbu hirsute percingué du sol au menton - m'a demandé quelques penny ( lane ? ) pour sauver son assoc de protection des Corneilles ( Racine n'est jamais bien loin ! ) je l'ai eu mauvaise... J'ai pensé qu'il valait mieux tourner l' Apache... Les conneries ça suffisait...

mercredi 25 octobre 2017

SIOUX ( 1 )

- Quand il aura fracassé les montagnes, détruit les vallées, pollué les rivières et tué tous les animaux, le visage pâle s'apercevra que l'argent ne se mange pas.. Sitting Bull.
Je vous cite ( de mémoire, ce qui n'est pas une mince affaire ! ) ces paroles attribuées au grand chef sioux, le type de Little Big qui mit la fessée à Custer et finit par faire le clown complètement imbibé dans les parades de Coody... A croire que le Grand Manitou l'avait laissé tombé, n'en n'avait rien à faire des bisons, des totems et des grands espaces, préférant taper le carton avec les squaws dans les verts pâturages... Comme quoi, les Dieux, c'est comme le pinard... Faut consommer avec modération. Eviter les excès, les danses de la pluie, les pélerinages et les messes basses, sinon tu finis en croix, et les marauds s'en battent le crucifix... Y'a guère que le Grand Cornu pour nous faire marrer un peu, mais là encore, tu trouveras toujours des tordus pour faire des saloperies en son nom... Si Dieu a fait l'homme à son image et bla bla bla... Vous connaissez la suite...
Si je vous raconte tout celà, c'est pas pour faire mon malin, ou vous raconter l'histoire des Amerlokes qui sont pas au mieux ces temps-ci, ni pour vous faire tartir avec les croyants, les incroyants, le ciel et l'enfer... Faîtes comme vous voulez... Je suis moi-même perclus ( refusé ! ) de pensées impures, de poule au pot du Vert Galant et de chansons d'un moustachu mécréant...  J'aurais bonne mine de faire le guet et de laisser le marin se noyer ( ? ). Et pour être plus franc que le gars Clovis, les indiens je suis comme vous, je m'en fous un peu...
                                                                            .../...

mardi 24 octobre 2017

RAPAPLUIE...

C'était juste avant la grêle. Juste avant que la lumière ne replie ses gaules, que le gros temps secoue ses cheveux gris et  balance des salves de balles traçantes sur les vieux arbres et les bestioles du sous-bois qui gueulaient " A l'assassin ! ". D'un coup, les hérissons se hérissaient, les polissons se polissaient et, vous vous en doutez, les tourbillons tourbillonnaient... Il y aurait un moment d'incertitude - comme le train qui entre en gare et qu'on se demande s'il va s'arrêter - qui permettrait aux peintureux de ranger leurs outils et aux poêteux leurs rimes à quatre sous... 
Sonja l'homme des bois lèverait les yeux vers le ciel, toujours étonné et inquiet de la force des éléments, du raz-de-marée qui pointait son pif entre deux montagnes qui disparaîtraient vite derrière les vitres de la cambuse et la fumée de la cheminée qui vous faisait lard ou cochon selon votre degré de maturation... Il rafistolerait les tôles posées sur le tas de bûches, roulerait ses doigts crochus autour d'une cibiche toute cabossée, et soupirerait cette maxime bien connue du vieux Noé " Après le déluge, il ne restera plus que moi, un zèbre mal rayé et un trombone mal embouché ( ? ) ".
Pas de quoi fouetter un nimbus de la météo, me direz-vous... N'empêche sous le rapapluie, on n'en menait pas large... Et un coin de rapadis ne changeait rien à l'affaire...
Dimanche 22/10/2017
17 heures et des poussières, avant que le ciel ne nous tombe sur la tête.
Vercingétorix.

Vieille galette.