Vous les croiserez peut-être les baudets, le nez en l'air, à deviner si c'est une buse, un faucon pèlerin, ou un vautour qui fait des cercles entre deux zingues qui partent en vacance, et polluent ce ciel d'azur que bien des contrées nous envient... Le vautour, c'est pour rire bien sûr... Par ici, les plus gros piafs ont une envergure de moineau... Y'a guère que des pigeons qui font des yeux tout rond quand on leur marche dessus, parce que benêts que nous sommes, on ne regarde jamais où on pose les pieds... Ils vous salueront cordialement ( pas les pigeons... ) et n'hésiteront pas à parler de la pluie, du beau temps, si votre tête leur convient. Ils ont du temps à perdre... Dans le cas contraire, comme tout le monde, ils regarderont leurs godasses, changeront de sentier, en ronchonnant après ce physique ingrat, zemmourien, poutinien, que malgré vous, vous promenez depuis vos premières couches culottes. Ne soyez pas gênés non plus si vous les surprenez à pisser au creux d'un fossé... Ils sont restés très nature... Pas collet monté pour deux sous...C'est que ces deux perdreaux ne sont jamais pressés de rentrer At home, retrouver le Fantôme de leurs jeunes années, quand ils sautaient comme des cabris devant les nouvelles qui annonçaient chaque jour une prochaine guerre. La paix soit avec eux, et avec tout le monde finalement... Faites gaffe quand même aux pigeons, c'est fragile ces bêtes là...
lundi 28 février 2022
dimanche 27 février 2022
Elle est morte Adèle.
Cela pourrait paraître comme un grosse bêtise... Une cabriole de nos Frères Jacques, mais figurez vous que c'est vrai... Cette pauvre Adèle du faubourg des Coups de trique, elle a bien calanché. Rejoint son coquin, qui s'accoude depuis longtemps au bar du Sans souci... Un belle histoire en somme... Elle va pouvoir l'avoiner à nouveau, lui reprocher ses escapades, lui faire les gros yeux comme quand il sautait la balustrade. Les larbins du ciel, ou de l'enfer - on se sait pas trop où a atterri le vilain - se font des cheveux... C'est que depuis Mélanie, on n'avait pas vu une telle mégère dans la Contrée...
Par contre, je ne sais toujours par si les tsars dinent à l'huile. Et ça pose problème de prendre l'avis de l'autre foldingue...
Le Merle moqueur.
samedi 26 février 2022
C'est vrai qu'au réveil, Boris sent le rance comme une vieille tome de montagne. Et cette odeur de girofle qui colle aux dents... Aujourd'hui, c'est encore la guerre... Le chien Balthus penaud devant les chaînes d'info, s'épouille à grands coups de langue... Le stress lui fout la pelade. Il pense qu'être passé entre les mailles des virus sans plus d'inquiétudes que ça ( hormis celles de sortir son ausweis, de vivre comme un ours sans pouvoir lorgner les jolies caniches ), avoir su éviter les Nimbus qui promettaient l'apocalypse, pour finir par trouillarder ( ou trouillardiser, l'Oteur ne sait guère ) devant cette fripouille de Vladimir, c'est à vous dégouter des os à moelle... Les cabots n'aiment pas qu'on change leurs habitudes... C'est vrai que " Quelle connerie la guerre "* est une saloperie autrement plus dangereuse que tous les variants, ou les rhumes des foins... Ca foutrait les chocotes à tout le monde... Comme ce type qui a fuit Alep pour trouver refuge en Ukraine, et se retrouve à courir les routes pour échapper aux cosaques enragés... Une sacrée poisse pense Boris en sirotant son café... A la radio, the Kinks parlent d'un après-midi ensoleillé...
La mort s'avance, et salue bien bas...
* Jacques Prévert.
vendredi 25 février 2022
Bob.
Il faudrait que, dans une histoire à raconter plus tard, je place une Jennifer, une Jade, ou une Emma... Je verrais bien aussi une Chloé, une Myrtille, une Mélusine... Mais, je ne connais que des Georgette, des Renée, des Marie-Claude, ou pire, des Marcelle... Question de génération... Pour les mecs, c'est pareil. Rien dans le catalogue que des Raymond, des Roger, des Bertrand... Pas de Maël, de Léo, ou de Jeff ( celui là, beaucoup plus contestable ). Y'aurait bien une Juliette, une Amandine, ou un Cyprien pour faire la transition... Une Mathilde, pour faire une jolie chanson, mais là encore, Marie-Ange me fout le tournis, et je pense que dorénavant, il serait décent, d'éviter Vladimir...
Comme toute chose, les prénoms vieillissent mal... Jean-Louis n'éclaire pas ma lanterne, et Suzanne ne fait guère mieux... Bien sûr que si tu maques Suzanne avec Valadon, Michel avec Legrand, Georges avec Simenon ( Je citerais bien Brassens, ou Harrison, mais on me traiterait de maniaque ) Marguerite devant Duras, ça prend de la gueule... Le plus méritant d'entre tous étant Charlie devant Chaplin... Mais franchement: Robert Dylan, ça ne veut pas dire grand-chose...
jeudi 24 février 2022
Actu...
Franchement, ce matin, on se demande de quoi on va discuter à la machine à café. La météo est stable, les masques tombent comme les Nimbus qui nous foutaient la trouille avec ce virus à la noix... Le chamboule tout présidentiel n'intéresse plus personne. Tous des gueules cassées... Bon la gazoline augmente, les carottes sont cuites, mais ça ne gratte pas plus que ça. L'habitude sans doute... Burette va encore nous tanner avec un match dont tout le monde se fout, et la coupe mulet de Jean Ba, si elle nous a fait bien rigoler hier, c'est déjà du passé... Y'a rien qui s'passe* je vous dis... Peut-être demain... Ah si ! Le four de la boulange est réparé. C'est bien la seule nouvelle intéressante de la journée !
* A. Leprest.
mercredi 23 février 2022
La littérature rend éternel, quand la réalité tue.
On raconte que sur son lit de mort, Flaubert eut ces derniers mots
" Cette pute de Bovary va vivre, et moi je meurs seul comme un chien "
Je trouve que le Gustave n'est pas gentil avec les chiens, et malpoli avec les dames...
D'un autre côté ( celui que vous voulez ) un monde rempli de Bardamu, de Cosette, de Lantier ou Marlow, vaut bien celui où des guignols s'agitent devant la boulange parce que le four est en panne. Un gentil pleurniche ses croissants du matin, un maestro sa baguette, tandis qu'un méchant menace d'envahir la contrée avec une troupe de mitrons roulés dans la farine (?).
Laissons donc les " personnages " Père Durer, comme le Père Niflard du Bombé ( c'est du grand n'importe quoi ! ) au delà de nos corpus ramollos. Ils ( les personnages ) nous rendent la vie plus croustillante.
Mes préférés restant le Baron de Monstatruc, et son valet Brancouillu en leur château de Montalier.
Faîtes ce que vous voulez avec les vôtres...
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