C'est pas le tout d'ouvrir le bouquin. Encore faut-il tourner les pages, choper quelques mots
pour savoir si l'histoire est bonne...
- Je mange des sardines avec les doigts en regardant la diablesse qui tourne autour du feu. -
C'est un bon début non ?
lundi 16 juillet 2012
samedi 14 juillet 2012
LA BRISE DE LA PASTILLE
C'est basque z'é le rube que z'écris cobbe ça... Alors pour colbater les fuites de mon tarin qui goutte cobbe les zutes du zambaise ( Hi ! hi ! ), et pour m'abuser un beu, ze gribouille quelques âneries... Ca fait basser le temps et sasse les vilains microbes... Quand ze pense que ze devais aller au défilé jouer de le trombinette avec la sous-bréfète avouez que z'est bas de chance... Le jour de la nête fationale ( cherchez pas z'est la fièvre... ) ze prendrais bas le risque de noyer tout le bataillon dans z'un océan de morve... Z'ai déjà usé une dizaine de tire-zus rien que ce batin et z'ai les guibolles en flanelle cobbe le byjama de grand-bère... Z'ai la tremblote, la bloblote, et les chocottes basque demain, je suis invité à banger un lapin en gibelotte... Faudrait bas que ze manque d'abbétit...
Ainsi déraillait le vilain moineau suivant le pas cadencé de la Légion Etrangère en fredonnant " Tiens, tiens voilà du boudin " devant une télé asthmatique...
Radio-désastre avait pourtant annoncé qu'une vilaine brise soufflait sur les usines d'Aulnay et que la pastille serait dure à avaler... A ce rythme là c'est devant le buffet qu'on allait bientôt défiler...
vendredi 13 juillet 2012
TU
vois garçon. Tout était déjà en place il y a quatre ans... Manque que le canon, mai vu l'heure affichée, on était " entre deux "... Aujourd'hui que je fais les fonds de tiroirs, que je râcle la couenne du lard et dépoussière les greniers, je me demande si la soupe était meilleure ce 7 juillet de l'An 08...
jeudi 12 juillet 2012
FREDO
- Longtemps je me suis attendri sur mon sort et j'ai dû trouver pour qualifier mes états d'âme quelques unes des plus belles phrases de la langue française. Mon humilité naturelle m'incitait à penser que " mon cas " n'avait d'intérêt que pour moi, mais il m'intéressait beaucoup. Je me croyais malheureux au point que je le devenais plus ou moins. Cette situation inconfortable dénaturait les joies existentielles qui m'échurent et je vécus une sorte de convalescence morale sans vraiment avoir été malade.
Du temps passa, et un jour je m'aperçus que j'avais guéri de cette longue non-maladie à séquelles sans m'en apercevoir. J'en fus soulagé mais troublé ; guérir sans pilules est toujours suspect pour les gens comme moi qui savent trop bien que tout a un prix et que la gratuité est un piège à cons. -
Les mauvaises langues disent que Frèdo n'écrivait que des histoires de biroutes. Qu'elles aillent se faire fourrer ailleurs !
mercredi 11 juillet 2012
JEANNOT
Bon ce matin, il fait frais. C'est déjà ça... Et puis c'est aussi bien parce qu'on a fait lichette un peu tard cette nuit, et qu'au réveil, on a l'esprit aussi embrouillé qu'un contrôle d'identité qu'aurait mal tourné dans la banlieue de Marseille... Que le mohamed farniente un peu, ça nous soulage la cafetière... Ça nous repose les neurones, nous remet le nez en place... Le soleil il est plus con qu'un caniche de cirque. Sous le prétexte fallacieux ( qui sont pas contents vont se faire voir ! ) que l'été est arrivé, que les routes bouchonnent, que le tour se dope et que les nichons prennent l'air sur les plages encombrées par les morses de juillet, il pointe son museau comme un bon petit soldat, tout fier de " faire chier les gens qui se couchent tard " LF *.
En parlant de bidasses, ça y est ! Jeannot a terminé son histoire. Mais si ! Souvenez-vous ! Les quatre grivetons embourbés dans la boue et la boyasse en 1917... La Grande Zigouille... Je vous passe les détails... Mais ils s'en sont sortis les cuisses propres de toutes leurs aventures ( Je vous rappelle c'est du roman-feuilleton bande d'intellos ! ) passe que d'abord c'est les z'héros et que les z'héros y gagnent tout le temps... Sinon y'a pas de suspense, t'as pas les poils qui se dressent parce que le vilain vient d'enlever la belle héroine et qu'il lui promet un avenir en dent de scie...T'imagine Batman ou le Jedi se faire ratiboiser... Dans toute semoule qui se respecte faut que les méchants prennent un peu l'avantage et puis après qu'ils morflent... J'y peux rien, c'est comme ça... Bref, ils se sont tirés de la marmelade, prêts à replonger dans une prochaine saga ( Africa )...
Quand j'y pense à cette boucherie, à cette grande partouze avec la faucheuse, je me dis que c'est pas si loin finalement... Grand Père Henri il s'est fait chauffer les miches dans cette marmite infernale... Ses trois frères morts aux Champs d'horreur comme on dit... Perdus le goût de gigoter dans la bouilloire, farcis de ferraille propre à te déchiqueter la paillasse... La Marne, le Chemin des Dames, il s'était tout mangé l'ancien... C'est peut-être de là que lui venaient tous ces silences, ses yeux dans le vague... Va savoir... J'aurais dû lui parler plus à l'ancêtre... Mais il était bavard comme un moine trappiste... Alors....
Le Jean, y'a longtemps que je suis sur sa trace. Depuis " Billy the Kick " ( bonne idée de cadeau pour Noël, j'ai perdu mon exemplaire lors d'un déménagement au siècle dernier ), je l'ai pas lâché d'une semelle. Au fil du temps qui passe ( n'oubliez jamais ), il s'est arrondi, il a pris de l'ampleur, est devenu plus un raconteur d'histoire que l'écriveur angoissé qui, en trois phrases te foutait ta journée en l'air, quand t'ouvrais ses bouquins... Bien sûr il louche comme beaucoup du côté de Ferdinand, mais avec quelle verve ! Quel lyrisme ! comme ils disent chez Arte devant leurs douze téléspectateurs ! Et puis, on va pas reprocher à un guitareux de se tourner plus vers Jimmy que vers le pelot du coin... Alors respect pour les maestros svp...
Bon, je vous vois en train de piquer du nez devant mon gribouillage, alors, je vous laisse... D'ailleurs j'ai un peu soif... Serait temps d'humecter la menteuse...
* Léo Ferré.
Quand j'y pense à cette boucherie, à cette grande partouze avec la faucheuse, je me dis que c'est pas si loin finalement... Grand Père Henri il s'est fait chauffer les miches dans cette marmite infernale... Ses trois frères morts aux Champs d'horreur comme on dit... Perdus le goût de gigoter dans la bouilloire, farcis de ferraille propre à te déchiqueter la paillasse... La Marne, le Chemin des Dames, il s'était tout mangé l'ancien... C'est peut-être de là que lui venaient tous ces silences, ses yeux dans le vague... Va savoir... J'aurais dû lui parler plus à l'ancêtre... Mais il était bavard comme un moine trappiste... Alors....
Le Jean, y'a longtemps que je suis sur sa trace. Depuis " Billy the Kick " ( bonne idée de cadeau pour Noël, j'ai perdu mon exemplaire lors d'un déménagement au siècle dernier ), je l'ai pas lâché d'une semelle. Au fil du temps qui passe ( n'oubliez jamais ), il s'est arrondi, il a pris de l'ampleur, est devenu plus un raconteur d'histoire que l'écriveur angoissé qui, en trois phrases te foutait ta journée en l'air, quand t'ouvrais ses bouquins... Bien sûr il louche comme beaucoup du côté de Ferdinand, mais avec quelle verve ! Quel lyrisme ! comme ils disent chez Arte devant leurs douze téléspectateurs ! Et puis, on va pas reprocher à un guitareux de se tourner plus vers Jimmy que vers le pelot du coin... Alors respect pour les maestros svp...
Bon, je vous vois en train de piquer du nez devant mon gribouillage, alors, je vous laisse... D'ailleurs j'ai un peu soif... Serait temps d'humecter la menteuse...
* Léo Ferré.
mardi 10 juillet 2012
DIS
Tu crois pas que j'allais m'embrouiller avec ce gros tas pour quelques vieux bouquins qu'avaient l'air de sortir tout droit de chez Emmaüs... Même les chiffoniers n'en voulaient plus de cette paperasse...Passés de mode, mis au rebut de l'humanité comme les miches du vieil Eusèbe qu'a l'âge de mon grand-père et qui chopine avec ses souvenirs pour pas voir passer le temps.... Des vieilleries qui dataient de Gutemberg quand il était gamin, avant qu'il ne devienne Imprimateur number one.... C'est te dire... Et pourtant tu me connais, je suis pas un négociateur hors paire, je fais pas dans le marchand de tapis, j'ai guère le goût du marchandage, de la palabre... Plus tendance à dire oui pour éviter la discute, par fainéantise ou inadvertance. Au curé, au maire, au croque-mort, à ma boulangère, je dis ok, ca marche... J'opine du chef et Dubonnet ( A consommer avec modération ). Mais là, il me prenait pour une pantoufle... Au cours de l'immobilier et du Côte de Provence, cinq euros le San Antonio, c'était comme pisser dans le gilet de l'honnête bourgeois, ca frisait l'indécence... Le coup tordu, le discours de politique générale, l'arnaque en suppositoire...
Et puis tu le sais, je suis pas collectionneur dans l'âme. Le maniaque qui te ramène son timbre-poste parce qu'il manque une dent ( dans la mâchoire à Jean ), le cucul qui traverse l'Altiplano pour une touffe d'alpaga... Ceusses qui te visionnent le moindre poil de cul, qu'en font des albums, qu'empilent les rognures de la vie dans des mausolées qu'il ne faut pas toucher pasque c'est rare et coûteux... Les amateurs de boutons de manchette, de vieilles voitures, de vieilles vieilles... Ca me fout un peu la trouille, moi qui compte les heures des fois qui y'aurait du rab...
C'est pas que je regarde à la dépense ou que je sois devenu ladre ( ca bijou, c'est pour l'académie ! ), mais quand en plus, tu mates la production du Fredo, l'avalanche de bouquins, la ponte incroyable de conneries - a croire qu'il avait dix bras et douze cervelles le gus - tu te dis, bien malin celui qui pourrait se targuer de posséder toute la ribambelle des aventures à Béru and Co... Ca doit bien exister tu vas me dire... Y'en a bien qui possèdent toute l'oeuvre d'Aimable et son Orchestre... La question n'est pas là ( elle est où alors ? ), moi je voulais juste me faire reluire un peu la caboche avec quelques douceurs dans ce monde de brutes... Retrouver un peu de peps et de bonne humeur avant d'attaquer Jean Dutourd et la rédaction de mon dossier de retraite....
Le vilain filou quand il a vu que je renaclais, que j'étais pas prêt à casser ma tirelire et à battre sa crème en beurre, il m'a proposé un lot... " J'vous mets en plus les mémoires de Tonton Cristobal, deux 33 tours de Wings, un de Gérard Le Normand, le cousin d'Anne de Bretagne, une demi fiole de calva et tout ça pour un prix défiant toute concurrence, que même ma bourgeoise elle va me priver de farandole quand elle verra la recette du jour ".
J'ai ouvert grand mon cabas, sorti un biffeton et appelé Sos Dépannage pour transporter tout le binz jusqu'à ma niche... Quand tu comptes le transport, les déménageurs, le coup de l'étrier, ça m'a coûté un bras... Mais comme le dit si bien le Commissaire " C'est bien du plaisir " et " Remouille moi la compresse "...
C'est pas que je regarde à la dépense ou que je sois devenu ladre ( ca bijou, c'est pour l'académie ! ), mais quand en plus, tu mates la production du Fredo, l'avalanche de bouquins, la ponte incroyable de conneries - a croire qu'il avait dix bras et douze cervelles le gus - tu te dis, bien malin celui qui pourrait se targuer de posséder toute la ribambelle des aventures à Béru and Co... Ca doit bien exister tu vas me dire... Y'en a bien qui possèdent toute l'oeuvre d'Aimable et son Orchestre... La question n'est pas là ( elle est où alors ? ), moi je voulais juste me faire reluire un peu la caboche avec quelques douceurs dans ce monde de brutes... Retrouver un peu de peps et de bonne humeur avant d'attaquer Jean Dutourd et la rédaction de mon dossier de retraite....
Le vilain filou quand il a vu que je renaclais, que j'étais pas prêt à casser ma tirelire et à battre sa crème en beurre, il m'a proposé un lot... " J'vous mets en plus les mémoires de Tonton Cristobal, deux 33 tours de Wings, un de Gérard Le Normand, le cousin d'Anne de Bretagne, une demi fiole de calva et tout ça pour un prix défiant toute concurrence, que même ma bourgeoise elle va me priver de farandole quand elle verra la recette du jour ".
J'ai ouvert grand mon cabas, sorti un biffeton et appelé Sos Dépannage pour transporter tout le binz jusqu'à ma niche... Quand tu comptes le transport, les déménageurs, le coup de l'étrier, ça m'a coûté un bras... Mais comme le dit si bien le Commissaire " C'est bien du plaisir " et " Remouille moi la compresse "...
dimanche 8 juillet 2012
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Chaque jour qui passe est suspect de n'avoir pas su retenir la journée de la veille.

