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| VORTEX DOMINICAL |
dimanche 15 juin 2014
samedi 14 juin 2014
DE QUOI J'ME MÊLE...
Le matin, je me poudre souvent les narines avec Jean-Sébastien... Ça me permet d'ouvrir tranquillement les fenêtres, de pas m'esquinter les esgourdes trop vite... Faut savourer le premier café, la première clop le nez encore dans les jeux de la nuit... Remettre en place tout l'attirail nocturne... Faire le tour du proprio au cas où il manquerait une pièce, un boulon qu'aurait foutu le camp profitant de l'inattention du sommeil, un coude ou une rotule qu'auraient décidé de se mettre au vert...
Ça me permet aussi de mettre au point le jour qui vient... Noter sur le petit carnet les " choses " à faire ( A cheval ! ). C'est qu'il ne s'agit pas de perdre son temps à égrener un chapelet de conneries avec le voisin d'en face sous prétexte qu'il a un arrivage de chipolatas et de salade de riz... Faut faire gaffe aux dérapages de bistoquet, aux regards qui se perdent qu'on sait jamais où on les a rangé ces regards... Aux tiroirs qui s'ouvrent à chaque coins de rue et à l'autobus qui cherche à t'écrabouiller passque Pedro le chauffeur espinguoin se remet pas de la pâte que se sont pris les hispaniques face aux mangeurs de mimolette...
En fait, je voulais surtout noter ce matin une petite douceur que j'ai entrevu dernièrement entre deux pénaltys et une tronche de barbu enturbanné ( commencent vraiment à nous faire chier ces abrutis à foutre la pagaillel dans le poulailler avec leurs vierges et tout le tintouin ). Je repensais entre deux Madeleines ( le gâteau, pas celle qui ne viendra pas... ) à ce petit film de Gus Van Truc... " Promised Land "... Deux méchants ( excellents ) représentants d'une multinationale qui tentent d'arnaquer des bouseux du Middle-west pour faire des grands trous dans leur bonne terre ancestrale pour trouver du gaz de schiste...Je suis d'accord, ça sent un peu la pataugas, les idées nobles, le militantisme et la moustache de José Bauvé... Tu te doutes illico que le Matt ( Damon ) va retourner sa chemise et que si y se tape pas la jolie instit, je m'inscris chez les Verts...
Mais bon, le Gus y sait filmer ( rappelez-vous Last Days ou Elephant ), faire monter la sauce dans le silence... Au bout d'une heure t'as envie d'enfiler les bottes et d'aller torcher le cul des vaches...
Tu sautes sur le premier bourrin qui passe en braillant comme un apache à Little Big Horn, chapeau de paille, salopette et mandoline sur le dos, te vl'a parti vers les grandes plaines....
Juste quand t'arrives à l' orée des sapins, tu te dis que ça pue dans la cabane...
Bon Dieu ! J'avais pas fermé le gaz...
On n'échappe pas à son destin...
Mais bon, le Gus y sait filmer ( rappelez-vous Last Days ou Elephant ), faire monter la sauce dans le silence... Au bout d'une heure t'as envie d'enfiler les bottes et d'aller torcher le cul des vaches...
Tu sautes sur le premier bourrin qui passe en braillant comme un apache à Little Big Horn, chapeau de paille, salopette et mandoline sur le dos, te vl'a parti vers les grandes plaines....
Juste quand t'arrives à l' orée des sapins, tu te dis que ça pue dans la cabane...
Bon Dieu ! J'avais pas fermé le gaz...
On n'échappe pas à son destin...
vendredi 13 juin 2014
JOUR DE CHANCE
Voilà comment aurait dû se passer la journée d'hier. Levé avec le Brûlant qui chauffait tôt la couenne du Mt Bayard, j'aurais avalé vite fait un café accompagné d'un bout de fromage. Pêché quelques couleuvres informatives en me grattant les boules et en pensant que le sur-poids était vraiment un problème... Sans compter la perruque en peau de fesse qui se profilait inez-xorablement. De quoi se tordre le tarin jusqu'à faire monter les larmes du puits.
Un pt'it coup de muscadet pour rincer les gencives - J'ai laissé tomber le dentifrice, paraît qu'y y'a que des saloperies dedans... Tandis que le muscadet... - Une petite pensée pour Brian Jones et Michel Simon ( l'un pour sa blondeur, l'autre pour sa tronche en accident d'autobus ), un regard sur la pendule ( Un seul par jour, çà suffit à foutre la trouille ). J'aurais guetté le passage de l'omnibus de Sept Heure et maté la Super Nana du Michel qu'attendait le tram...
J'aurais poussé la porte du premier bouquin venu ( Je suis comme le Passe-muraille de Marcel, je me glisse facile entre deux pages ) et constaté une nouvelle fois que Bardamu tenait la route et que les trouducs qui noircissaient des pages comme on ouvre un robinet pouvaient toujours s'accrocher aux branches... Le gaillard ne lâchait rien...
Astiqué sous les aisselles, le nez de clebbard trempé dans le bol d'Eau de Cologne, j'aurais profité d'une panne de secteur et la grève des cheminots pour pousser un coup de gueule dans le fossé de cette journée du 12 juin 2014...
Le gars de la radio annonçait " Demain, c'est Vendredi 13 ! Pensez à vous faire escroquer par la FDJ, raclez vos tiroirs et vos fonds de culotte.... Et n'oubliez pas que si Dieu existait, il faudrait s'en débarrasser ".
Ce matin, je me demande si c'est vraiment la peine de tenter sa chance...
Je vais plutôt aller faire le matou dans la Rue de la Soif, écrire quelques conneries, posé un pt'it DOM sur le râtelier de la boite à musique... Pour la Chance on verra plus tard...
Demain cher public, je vous raconterai comment un 22 Novembre 1974, ( c'était un mardi ) j'ai chopé une angine...
Bien à vous.
Je vais plutôt aller faire le matou dans la Rue de la Soif, écrire quelques conneries, posé un pt'it DOM sur le râtelier de la boite à musique... Pour la Chance on verra plus tard...
Demain cher public, je vous raconterai comment un 22 Novembre 1974, ( c'était un mardi ) j'ai chopé une angine...
Bien à vous.
mercredi 11 juin 2014
AGUIRRE
Avec un peu d'imagination - Mais si... Mais si.... Y'en faut de l'imaginaire ! - Ça fait prendre la mayonnaise... Ça virgule les sentiments... Ça ponctue le texte... Ça pimente la rouille de la bouillabaisse...
Et ben avec tout ça, tu mets quelques con-quistadors en armure, quelques singes grimaçants, une belle brunette et son prince syphillitique... Un cureton atteint de paludisme et le regard fou de Klaus, t'as vite fait de te retrouver à Amazone City... Dans la tronche d'Aguirre...
Bon, y manque les barques qui chavirent, les chutes, les cannibales, les bestioles qui piquent et la Colère de Dieu.... Mais on peut pas rêver tout le temps non plus...
mardi 10 juin 2014
BUNKER
CHALEUR/BUNKER
ODEUR/SUEUR
COULEURS/BUNKER
COEUR D'ARPENTEUR
LUEUR/BUNKER
TERREUR/MALHEUR
LES HEURES/BUNKER.
ODEUR/SUEUR
COULEURS/BUNKER
COEUR D'ARPENTEUR
LUEUR/BUNKER
TERREUR/MALHEUR
LES HEURES/BUNKER.
lundi 9 juin 2014
AU PIQUET...
J'écris dans la cuisine. Dans la fraîcheur du matin. Dans l'ombre du début... La fenêtre donne sur un pan de charmille verdoyant parsemé ici et là de quelques canettes oubliées par les mômes du quartier. Y'a peut-être aussi quelque baisers volés, quelques mains balladeuses qui fleurissent dans la nuit, mais j'en sais rien... La nuit je rêve que je dors *** J'ai perdu la main et mon écriture est tout de traviole comme ces lettres que j'écrivais jadis quand j'étais saoul. Le cendrier et le café copinent sur la table grise et l'évier goutte doucement pour montrer qu'il existe. Des histoires de robinet, de joints.. Ça me ramène à ces problèmes de tableau noir... Les trains qui partent, qui se croisent... Les piquets de clôture et le nombre de mètres cubes qui s'écoulent dans la baignoire pendant que la Belle prend son bain... J'étais obtus, fermé. Comme tourner la vis dans le sens inverse des aiguille d'une montre... Ça me paraissait impossible... D'ailleurs j'avais pas de montre... Alors le nombre de moutons qui restait après que madame Pimbèche en eut supprimé cinq et rajouté huit... Vous imaginez...
Ça s'appelait l'arithmétique dans ce temps-là. Et j'ai passé quelques heures à transpirer dans l'odeur de craie à essayer de comprendre à quoi tout cela servait vraiment...
Plus tard, ILS essayeraient de m'inculquer le latin et les langues étrangères... Ça tournerait vite à la confrontation armée et au bras d'honneur aux calendes grecques...
Encore aujourd'hui je capte rien à ces choses... Je sais lire et compter ça suffit.. Et puis, si un problème se pose, ON me fout plus au piquet, c'est déjà ça..
*** Philippe Léotard.
Encore aujourd'hui je capte rien à ces choses... Je sais lire et compter ça suffit.. Et puis, si un problème se pose, ON me fout plus au piquet, c'est déjà ça..
*** Philippe Léotard.
dimanche 8 juin 2014
MOUCHE
La radio en sourdine. Des espèces de chants liturgiques genre cantates de Bach ou Je Ne Sais Qui... Musiques baroques pas rock du tout... Ça scie un peu les nerfs le matin, mais c'est aussi bien... Little Richard au pt'it dèj, c'est pas possible.. Faut un peu de temps pour monter en puissance...
Y'a une mouche qui fait des travaux sur ma tartine et j'ai beau lui dire qu'elle va se prendre un coup de torchon derrière les naseaux si elle s'obstine à lorgner mon saucisson de campagne elle s'en bat les ailerons la vilaine... Elle vibrionne, carillonne, claironne et klaxonne... C'est con une mouche... Ça risque sa vie pour pas grand-chose, un peu comme nous finalement... Je veux bien que Darwin ait raison, mais les mouches quand même... Un asticot c'est aussi dégueu, mais ça fait pas chier... Sauf sur le calendos bien sûr...
J'ai rêvé cette nuit que je carburais au rouquin comme Duras et que j'avais l'élocution de Sagan dans un interview de Desproges... Genre cauchemar vous voyez...
Au réveil j'étais tout serpillière... C'est pas bien grave... J'ai mis la mouche dehors et j'ai pensé que j'avais toute la journée pour me remettre sur les rails...
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Les forêts brulent. Les moustiques pètent, La grenouille météo fait le boeuf dans la mare asséchée, et les champignons poussent dans l...

