vendredi 8 août 2014

TCHAO !

Ouais, vous savez ce que c'est que la transumance...
Les Fameuses Brebis... Pour ma part, il n'est pas concevable que je me jette dans la gueule du loup... Comprenne qui voudra...
Je vais dans un autre fouin. Là où j'écrirai sur ce bon vieux papier... Là où mes doigts crochus ne mélangeront plus le Be avec le Ce ... Je vois déjà les crampes qui s'anne-oncent... Le souffle court sur  le dernier virage... Et pis le bistroquet loin de la menotte... Mes dealers partis on ne sait où... La  boite de Pandore remisée au grenier... Avec moi vieux grognards !!!  Je reste...
Là où la cascade berce mes heures nocturnes... Que même je suis sûr,  les grenouilles vont me faire changer de sommeil... Là où je suis sûr de toucher mes étoiles...
On m'avait proposé de partir dans ces pays nordiques, m'allumer aux aurores boréales...  Là où les truites arc-en-ciel viennent s'accrocher à la ligne comme dans les romans de Mike Harrisson ou des autres sauvages que je fréquente journellement...
Là où l'orignal vient vous manger dans la main... Mais je ne suis pas un aventurier...
Je suis... Et je reste...
Je voyagerai dans ma tête avec un chien centenaire couché en travers du plumard... Et les pt'ites fées qui prennent le quart, je les emmène avec moi... 
J'ai presque envie de ne plus rien écrire... 
Mais c'est IMPOSSIBLE...
Rendez-vous dans quinze lunes et nous reprendrons peut-être le combat...
Je vous embarrasse bien en attendant...








mardi 5 août 2014

L'HOMME QUI MARCHE **

1 ) On a tous un jour la  tentation de l'Ile Déserte. L'envie de monter sur un raffiot sans escales, de parcourir les steppes infinies, de grimper dans un train qui ignorerait les gares, les arrêts-buffet... 
- Je vous écris du bout du monde.
- N'ayez aucunes inquiétudes pour moi.
- Je suis sans destination.
2 ) Suis descendu à la cascade pour la promenade journalière. Rencontré un couple un peu perdu ( GPS en panne ! Que fait la NSA ! ). Le type était immense. T'avais l'impression que sa tête touchait un bout d'étoile... Le genre à rester sous le panier lors des Play Off... Et d'une maigreur que tu voyais à travers... Un Don Quichotte au régime... Un malandrin décrocheur de planètes...
3 ) Remis dans le droit chemin, ils sont partis devant moi pendant que je roulais un clop... J'ai maté discrètement le grand machin qui s'en allait un peu vouté comme un qu'a fini sa journée de taf...
4 ) C'était " L'Homme qui Marche " ma parole...
** Journal Confus.

lundi 4 août 2014

A DAYS IN THE LIFE ( 2 )

1) Les gars s'activent... Ca taille, ça broussaille et débroussaille... On sent l'herbe fraîchement coupée jusque dans le bunker... Ca monte en effluves, en parfums divers et variés... C'est leur marotte aux gars d'ici. Faut qu'ça brille, les rues, les trottoirs, les impasses... Les rois de la balayette, les as de la balayeuse... Faire place nette du moindre poil de cul qui dépasse, du moindre buisson qui viendrait à s'émanciper... Bien dégagé derrière les oreilles, la raie au milieu... Passent l'aspirateur à crottes jusqu'au fond des abris-bus... C'est leur boulot tu vas me dire... Et même si ça porte bonheur, quand tu t'étales la godasse dans une bouze de clebbard, tu gueules... Normal... Rien n'est parfait...
2 ) Hier, j'ai ramassé des framboises sur le Chemin des Moines pour le cabot justement... Il adore ça... Comme les noisettes, les crottes de r'nard ou de chevreuil... Il s'en fout plein la panse le salaud... Après étonne-toi qu'il cherche des toilettes partout et que les gars passent leur temps à faire le ménage...
Saleté de bestiole !

dimanche 3 août 2014

A DAY IN THE LIFE

- Tiens, y'avait bien longtemps que tu nous avais pas barbé avec ton d'Jazz...
- Qu'est-ce que tu veux, y'a que le son du sax qui soit raccord avec celui de l'aspirateur...

samedi 2 août 2014

DERNIERE LIVRAISON

AVANT INVENTAIRE.
1 ) C'était le dernier concert de l'été. Faut dire qu'à St-Frusquin tu renfiles la moumoute dés la fête de la Sainte Machine ( 15 août pour les mécréants ), qu'est justement aussi l'anniv de Madame Bobinneau,  le jour où on boit un petit porto avec quelques sablés qui sentent bon le fond de la boite et les poils de chat.... C'est pas rare qu'on se mette au vin chaud à la Grande Braderie... C'est vous dire... On est pas du genre à siffler des pastagas sur les terrasses jusqu'à point d'heure comme les Pagnolesques du Marcel. Pourquoi pas taper le carton avec la piperade...
Bref, on se dépêche, on tire la couvrante vite fait sur la saison musicale... Après on enfile les raquettes...
2 ) Sur la scène, les garçons y z'étaient trois. D'abord, ils faisaient un peu peur. Rien à voir avec ces roqueurs efflanqués qui se nourrissent de seringues et de chansons de Lou Reed... Plutôt genre Garçons Bouchers... Détrousseurs de vieilles et buveurs de bière. Des qui foutent la trouille dans les cours d'école et à qui tu laisses ta place de cantine sans moufter... Le plus grand ( ou le moins petit c'est selon ) m'a fait penser au géant dézingué des Souris et des Hommes. La basse qu'il tenait dans ses patounes avait l'air d'un cure-dent, d'un ukulélé oublié sur la bedaine de la montagne en salopette. - Ca m'fait penser qu'il y a longtemps que je vous ai pas tartiné avec ma " montagne ". Rassurez-vous elle est toujours là.. - Les deux autres gaillards étaient du même acabit... Ajoutez trois crânes rasés et vous voilà avec une meute de dobermans. Pas rassurants je vous dis... Même par un soir d'été ( T'été où? )
3 ) Malinou comme vous me connaissez, j'ai tout de suite flairé qu'on allait se cogner dans le pas rigolo.
La musique des Pogues qui passait en fond sonore ( si l'on considère que les Pogues peuvent servir d'introduction à quelque chose... ) ne laissait aucun doute à votre serviteur. On allait tout droit dans le Punk Celtique, le Bretonnant enragé, r'heusement par ici on n'a pas de portiques... Comme le dit si bien le Vieux Pierrot dans son homélie à Nanette, les cages à miel allaient souffrir... La gavotte allait s'embraser et le chabichou de Ségolène ( femme politique du XXIe ) tourneraient vite fait crotte de bique...
4 ) Vous pensez que j'exagère... Que je brode comme une Bigoudine... Que nenni, mes bons, que nenni ... On a morflé dès le premier morceau... Décervelage assuré... La tension qui monte d'un coup dans une bouillasse que même le naufrage de l'Amoco c'est du gâteau à côté. Passé la surprise, la foule à genoux à crier grâce... Pas le temps de taper dans les menottes que les gonzes envoyaient une nouvelle salve... Le Samu est intervenu pour donner les premiers soins à Madame Bobinneau ( celle qu'habite au troisième... Suivez bon dieu ! ) et la maréchaussée d'essayer les nouveaux gilets fournis gracieusement par Manu au cas z'où... Vous dire comment s'est terminée la bamboula j'en sais rien...
5 ) Dix minutes plus tard, j'étais déjà loin... Trop de bruit nuit, la nuit...

 Chaque jour qui passe  est suspect de n'avoir  pas su  retenir la journée de la  veille.