jeudi 7 février 2019

J'aurais allumé des feux de broussaille, me serais attiré les reproches ou les louanges de lecteurs - petits anges en brioche - débattu des choses de la vie, des choses des pandores ( par bonheur, ils n'en n'avaient pas ), bafouillé des fausses nouvelles ( en français dans le texte ) sur les zozos zéros, lorgnant sur la tranche de pâté que je pourrais étaler sur mon petit écran, avant de me faire bouffer par les lions...
Seulement, l'exercice n'est pas facile, faut avoir la tête bien faite, les neurones bien en place, ou une mauvaise foi à toute épreuve, et à y regarder de plus près, comme disait une taupe qui saccageait mon potager et mes illusions, mes humeurs sont aussi plates qu'une paire de tongues ou une chanson de Raphaël...
Soyons raisonnables. Un " billet " de s'impose pas.

mercredi 6 février 2019

J'avais décidé - une fois par semaine - d'écrire un petit " billet d'humeur " comme ceux qu'on lit encore quelquefois dans la presse qui accepte encore dans ses colonnes les humeuristes, les empêcheurs de penser en rond, plutôt que ces youtubeurs, ces bloggeurs, et autres tweetos qui vous tartinent sur la fameuse  toile des banalités en douze maux et un kart d'heure de célébrité...
J'aurais suivi l'adage de Feu Qui vous Savez " Mais il y a peu de chance qu'on, détrône le roi des cons " fustigé la galerie - à l'instar du vénéré Manu - avec les tirades de Feu Tontons Flingueurs " Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît ". C'est vrai, que ces temps-ci, il y a foule au poulailler, dans les prètoires, autour des bénitiers, dans les stades ou les ronds-points... Plus de candidats qu'à Top Chef, c'est vous dire...
Bref, j'aurais pompé sans vergogne nos glorieux ancêtres, copié par dessus l'épaule des vieux réacs libertaires, poussièreux mais toujours verts, du siècle dernier où on se poilait encore dans les chiottes de s trains à vapeur en fumant une cibiche,  entassé des perles dignes du collier de la vieille Queen, Perfide Albion, qui nous les chauffe avec son Brexit et son XV de la Rose, en pleine forme...
A suivre...

lundi 4 février 2019

Suite...

On n'est pas des voyous... Si parfois on se sert
Dans le coffre à Picsou, ce n'est pas un mystère,
Qu'un peu plus de pognon, nous ferait pas de mal,
Terminée la question : " Dis-donc t'as pas cent balles ? "
On sait pas ce qu'on est, tout au bord du ruisseau,
Des sereins, des poulets, plumés par des corbeaux,
Des restants de pâté que les matous ignorent,
Bestiaux trop occupés, à bouffer le veau d'or.

On sait pas ce qu'on est, mais on est là quand même,
Fini le vent mauvais,
On récolte ce qu'on sème...
Complainte des Poussins Jaunes.


dimanche 3 février 2019

Les statistiques sont formelles. Ce Dimanche, à 8H52, un lecteur avait ouvert le " Réservoir Blog ". Qu'il se reconnaisse ou non, à peu d'importance. J'en connais tellement qui se lèvent avec la tête d'un autre...
Qu'il soit remercié de tant d'abnégation... Que son effort soit récompensé à juste titre ( un abonnement gratos à Bisous-bisous, la revue qui rend fou, et tout mou ! ) et que sa père-sévérance entraîne une armée de petits amoureux de bétises Cambrésiennes ( ? ), quelques chinois Breliens ( ? ) et qu'il recoive ici, ma considération éternelle.
A cette heure matinale, moi, j'aurais déjà fouetté quelques chats, en me foutant pas mal des zéros-zozos... J'aurais fini la bouteille à Leprest, roulé comme une pierre, et cavalé derrière Mélanie, qui tout le monde le sait, a de drôles de moeurs.
Je vous embarrasse.

samedi 2 février 2019

Samedi Acte XII.

Quand l'accordéonniste tangue sur ses genoux,
Entonne un air triste, fait miauler son bignou.
La goualante à Momo envahit le pavé,
Foulards et lacrymos,
Banderolles et poings levés.

Un peu plus de pognon
Ca nous f'rait pas de mal,
Ca mettrait des violons
Dans le brouet du bal...
Complainte des Poussins Jaunes.

vendredi 1 février 2019

The Bridge...

Chaque jour où la pluie s'invite sur les vitres, je pense au t'it Claude qui chantait qu'elle ( la pluie ) faisait des claquettes sur le trottoir à minuit. Sauf qu'en général ( de brigade ! ) à minuit, je pionce et que les trottoirs de par ici, sont déserts. Y'a bien quelques jambons qui traînent leur couenne, quelques Rolling-stones qui gambillent Midnight Rambler, mais c'est rare que l'on rencontre Albert Desalvo en quête de chair fraîche... Les cloches ne sonnent plus. Le Bon Dieu roupille. La marée-chaussée se repose, compte ses sous et tape le carton.  Les pochards finissent leur fine, et, Marinette éteint la téloche, passe que vraiment, y'a que des conneries, et que se faire plumer par la redevance, bla bla bla...
Bref, vous l'avez compris... Depuis hier soir, il flotte, j'ai la tremblote, et Sonny Rollins souffle dans son bignou, comme pour chasser les gouttes de pluie ( qui rappelons-le font des claquettes, sur le trottoir à Minuit, bien évidemment... ).
Je vous embrasse pas,
Je suis sur le pont.

                                                                           Avouez                                                           ...