Chante moi quelque chose pour enchanter le temps
Chante moi la Vie en Rose ou la Valse à Mille Temps
Les cocos de Ferrat, les larmes de Ferré
Et Bécaud qui s'en va dans les pas de Trenet.
Chante moi le Grand Jacques, les putains d'Amsterdam
Les collants des Frères Jacques, les refrains de Paname
Les gueulantes à Bruand tout au fond du Chat Noir
Les gueux les mécréants du vieux poête anar.
Chante moi ces refrains qui traînent dans nos vie
Milord, Nini Peau d' Chien, la Ballade à Sylvie
Frise moi les moustaches avec quelques bons mots
Quand le Pierrot se fâche contre tous les salauds.
Chante l'amour et le drame et le piano tout noir
Les grands yeux de la dame, chante moi l' Aigle Noir
Chante moi ces bêtises, ces tagadas tsouin tsouin
Ces chansons indécises qu'on sifflote dans le bain.
Mais ne me chante pas ces hymnes nationaux
Ces appels aux trépas, ce salut au drapeaux
Toutes ces cloches qui sonnent le tocsin
L'appel à la prière, qui chantent les sang des hommes
Leur conneries meurtrière.
dimanche 6 octobre 2013
samedi 5 octobre 2013
MORTELLE RANDONNEE **
J'ai laissé la fenêtre ouverte pour entendre tomber la pluie... Pour moi, c'est comme une chanson de Léonard Cohen... Apaisante et mélodieuse à la fois... Qu'importe que tu n'entendes rien au texte, l'essentiel est dans la voix, la mélopée... Le phrasé digne d'un Kaa qu'aurait abusé de Bensons, la guitare qui crisse un peu quand tu changes d'accord... C'est suffisant avec la nuit...
J'avais passé des journées difficiles, compliquées... A cogner contre des portes fermées, des verrous fermés à double tour pour éviter je ne sais quoi... Comme si nous pauvres mortels avions quelques secrets à garder... Nous ne sommes pas des pyramides que je sache... Surtout que je n'avais aucune prétention à vouloir forcer le cadenas... Pousser le loquet aurait suffi..
L'infini à portée de pognes, mais tellement loin...
J'avais emmené au bout du chemin un pauvre petit cabot qui me disait au moment de la dernière piquouse que la mort est une saloperie in-con-pressible, et que seule la vie mérite qu'on s'attarde un peu avec elle... Qu'il serait bien resté encore un pt'it peu, mais, qu'il fallait comprendre... Il était tellement fatigué... Qu'il fallait surtout pas lui en vouloir de nous faire un peu mal au fond de nos coeurs... Salut petit clebbard, nous ne t'oublierons pas...
J'écoutais les bagnoles qui miaulaient sur l'asphalte mouillé... Les claquettes et le chapeau claque de Nougaro... J'avais un bouquin de Djian à ma droite, le mégotier à ma gauche, et l'idée d'avoir du mal à accrocher mon wagon à quelque locomotive, quelque soit sa destination.... J'étais de retour chez moi...
** Marc Behm
Claude Miller.
J'avais passé des journées difficiles, compliquées... A cogner contre des portes fermées, des verrous fermés à double tour pour éviter je ne sais quoi... Comme si nous pauvres mortels avions quelques secrets à garder... Nous ne sommes pas des pyramides que je sache... Surtout que je n'avais aucune prétention à vouloir forcer le cadenas... Pousser le loquet aurait suffi..
L'infini à portée de pognes, mais tellement loin...
J'avais emmené au bout du chemin un pauvre petit cabot qui me disait au moment de la dernière piquouse que la mort est une saloperie in-con-pressible, et que seule la vie mérite qu'on s'attarde un peu avec elle... Qu'il serait bien resté encore un pt'it peu, mais, qu'il fallait comprendre... Il était tellement fatigué... Qu'il fallait surtout pas lui en vouloir de nous faire un peu mal au fond de nos coeurs... Salut petit clebbard, nous ne t'oublierons pas...
J'écoutais les bagnoles qui miaulaient sur l'asphalte mouillé... Les claquettes et le chapeau claque de Nougaro... J'avais un bouquin de Djian à ma droite, le mégotier à ma gauche, et l'idée d'avoir du mal à accrocher mon wagon à quelque locomotive, quelque soit sa destination.... J'étais de retour chez moi...
** Marc Behm
Claude Miller.
samedi 28 septembre 2013
vendredi 27 septembre 2013
XXL
Elle souhaitait qu'à sa mort on la compresse... Qu'on l'a transforme en cube, en machin invraisemblable qui, même s'il n'était pas " signé " lui rappellerait dans l'au-delà ce vieux Baldaccini qu'avait levé le pouce un triste jour de l'année 1998... Elle avait toujours apprécié ce vieux barbu rigolard, couperosé, copain comme cochon avec le Beaujolais et le Moustachu dont nous avons parlé dans de précédentes chroniques... Et qui sait... Sur un coup de bol, finir dans au musée de St-Frusquin valait mieux que d'être recyclée en voiturotrinette électrique... Rappelons qu'elle était de la génération Essence pas chère et Gasoil qui pue...
Les croques-mobiles qui s'en battaient l'oeil comme de leur première Traban accédèrent aux désirs de la famille et des héritiers chafouins qui espéraient bien tirer quelques profits d'une courroie de distrib et d'un carburateur qui venaient d'être remplacés... Foi d'un pt'it garagiste qui maquillait les voitures volées, on aurait pu la sauver si ces grippes-sous avaient mis un peu de blé dans l'escarcelle... Mais qui se préoccupe de l'ancêtre au fonds de son mouroir, de la Mort Subite qui vous met en bière ( hé! hé! )plus vite qu'une effeuilleuse que se rhabille... je vous de demande... Au moins elle avait gambilloné ( C'est nouveau ) sur la grand'route, les lanternes en sapin de noël, fière comme une baraque à frites qu'a fait le plein de moules de sa tenue de route et d'un coup... Plouf ! Comme on dit vulgairement, elle avait pété un joint de culasse... Fini les petites promenades, les joyeux voyages pour voir la mer.. Le Mécano du Ciel l'avait rappelé à lui... Du coup, on se retrouvait pétibus-jambus à pleurnicher de l'heureux temps d'avant qu'elle explose la pôvre... " Les Morts sont tous de braves types " disait le Croquant cité plus haut... Et les carrioles aussi finalement...
Quand le sale type ( parce que c'était vraiment un sale type, les ongles en deuil, les mains sales comme mes pieds, la salopette pleine de tâches que même Ariel en voudrait pas ) a vu notre procession lambiner dans son fatras de ferraille, il a ricané dans ses chicots ( J'vous disais que c'était un sale type ! ), il nous a dit - Vu que déjà elle était pas bien grosse, j'vous la fais en XXL, sinon, j'vous sors un dés à coudre... -
On a pris l'option XXL, on lui devait bien ça...
Après on est allé boire un coup... On a parlé du prochain vélo... Un super avec garde-boue et sacoches en cuir de peau de zébu qui craignaient pas la pluie...
" On est bien peu de chose qu'il a pensé le cube. Si seulement ce con de César avait pas calanché si tôt, je s'rais peut-être à Beaubourg à c'tte heure... "
Les croques-mobiles qui s'en battaient l'oeil comme de leur première Traban accédèrent aux désirs de la famille et des héritiers chafouins qui espéraient bien tirer quelques profits d'une courroie de distrib et d'un carburateur qui venaient d'être remplacés... Foi d'un pt'it garagiste qui maquillait les voitures volées, on aurait pu la sauver si ces grippes-sous avaient mis un peu de blé dans l'escarcelle... Mais qui se préoccupe de l'ancêtre au fonds de son mouroir, de la Mort Subite qui vous met en bière ( hé! hé! )plus vite qu'une effeuilleuse que se rhabille... je vous de demande... Au moins elle avait gambilloné ( C'est nouveau ) sur la grand'route, les lanternes en sapin de noël, fière comme une baraque à frites qu'a fait le plein de moules de sa tenue de route et d'un coup... Plouf ! Comme on dit vulgairement, elle avait pété un joint de culasse... Fini les petites promenades, les joyeux voyages pour voir la mer.. Le Mécano du Ciel l'avait rappelé à lui... Du coup, on se retrouvait pétibus-jambus à pleurnicher de l'heureux temps d'avant qu'elle explose la pôvre... " Les Morts sont tous de braves types " disait le Croquant cité plus haut... Et les carrioles aussi finalement...
Quand le sale type ( parce que c'était vraiment un sale type, les ongles en deuil, les mains sales comme mes pieds, la salopette pleine de tâches que même Ariel en voudrait pas ) a vu notre procession lambiner dans son fatras de ferraille, il a ricané dans ses chicots ( J'vous disais que c'était un sale type ! ), il nous a dit - Vu que déjà elle était pas bien grosse, j'vous la fais en XXL, sinon, j'vous sors un dés à coudre... -
On a pris l'option XXL, on lui devait bien ça...
Après on est allé boire un coup... On a parlé du prochain vélo... Un super avec garde-boue et sacoches en cuir de peau de zébu qui craignaient pas la pluie...
" On est bien peu de chose qu'il a pensé le cube. Si seulement ce con de César avait pas calanché si tôt, je s'rais peut-être à Beaubourg à c'tte heure... "
jeudi 26 septembre 2013
QUAND TOUT S'AGITE...
C'est quand même bizarre... Quand j'ai fini de gribouiller, de lire, de musaker à droite à gauche, que s'en est fini des joyeusetées dans le parking... Que mes charentaises baillent d'ennui et que si j'insistais vraiment je vous ferais tomber la nuit en plein midi... Quand je me dis qu'il est temps de ranger mes pots de moutarde, de m'inscrire sur les listes électorectales et d'avoir un avis tranché sur les affaires du monde, je sens comme un vertige, un gouffre sous les patounes, un entonnoir qui te tire vers le fonds comme le calamar géant du cap'taine Nemo...
J'admets... Je me bidonne, je rigole bien de mes pirouettes au soleil quand je trempe mes doigts dans le pot de confiture et quand, tout s'agite autour de moi...
mercredi 25 septembre 2013
MAUVAIS CHEVAL
Ils l'ont dit dans le poste ce matin. Z'ont retrouvé ses osselets dans un champs de navets là-bas dans la Somme... Dans l'Oise pour être précis... J'y suis allé quelque fois avec le regretté Nicolas... C'est plat, c'est triste... Les bleds semblent toujours courber l'échine sous les nuages et ce foutu accent picard qui vous hache les mots en tartare... Y'a des monuments partout, des " Morts pour la France " à chaque carrefour que ça vous donne une idée de la pouillerie... Et puis des calvaires aussi, comme pour conjurer le sort... Le Diable d'un côté, le Bon Dieu de l'autre... Ça crée un équilibre entre les fripouilles...Chez nous aussi on a notre quota de bonhommes écrabouillés par la connerie..Plutôt ceux de la boucherie d'après... Des maquisards, des francs-tireurs " Morts pour des Idées ", mais les stèles sont dans la montagne, c'est pas pareil... Tu vas me dire qu'un macchab reste un macchab et que les cadavres deviennent charogne comme ailleurs... Ouais... Mais pas comme dans la Somme, quand la bise te frise les moustaches, que tu sentirais presque le souffle de la Faucheuse si t'avais l'imagination morbide...
Bref, z'ont retrouvé sa plaque au biffin... Du coup, l'est plus inconnu le Soldat... S'appelait Maurice Babe, mort le 30 Août 1918... On se demande ce qu'il foutait là... Si près de l'armistice... Les grandes manoeuvres dans ce coin, c'était en 16... Comme disait mon grand-père...
Pour moi, c'est sa bergère qui l'a trucidé pour convoler avec un valet de ferme... A fait croire qu'il avait disparu dans la tourmente la garce... Mais ce n'est qu'une hypothèse... Non je rigole... Vous me connaissez blasphémateur et mauvais cheval...
Bref, z'ont retrouvé sa plaque au biffin... Du coup, l'est plus inconnu le Soldat... S'appelait Maurice Babe, mort le 30 Août 1918... On se demande ce qu'il foutait là... Si près de l'armistice... Les grandes manoeuvres dans ce coin, c'était en 16... Comme disait mon grand-père...
Pour moi, c'est sa bergère qui l'a trucidé pour convoler avec un valet de ferme... A fait croire qu'il avait disparu dans la tourmente la garce... Mais ce n'est qu'une hypothèse... Non je rigole... Vous me connaissez blasphémateur et mauvais cheval...
mardi 24 septembre 2013
ORAL
- John Coltrane... Connais pas.
- Pablo Picasso... Ah ! Ca je sais, c'est une marque de bagnole... Un peintre peut-être j'hésite...
- Georges Brassens... J'suis sûr... Un auvergnat...
- Rien d'autre... Ben.. Non..
- Victor Hugo... Un misérable.
- Bob Dylan... Zimmerman, c'est par un peu youpin ?
- Charles De Gaulle... Un aéroport non ?
- John Lennon... Un binoclard qu'a joué dans un groupe... Mais j'ai oublié le nom.
- Dalida... Ah ! Bellissimo !!!
- Philippe Pétain... Maréchal nous voilà !
- Serge Reggiani... Acteur chanteur alcoolo connu pour avoir roulé une pelle à Simone Signoret dans
" Casque d'Or ".
- Céline... Louis-Ferdinand Destouche dit " Céline ". Ecrivain français né le 27 Mai 1894 à Courbevoie, mort le 1 Juillet 1961 à Meudon.
Considéré comme l'écrivain le plus novateur du XXe siècle mais contesté pour ses écrits antisémites
lors de la deuxième pouillerie mondiale... Un fou furieux...
- Hum... Vous avez révisé...
- Charlie Chaplin.. Un Charlot de génie.
- Sylvia Kristell... Merde, ça m'échappe... Ah ! Oui ! C'est pas elle qu'a inventé le fauteuil en osier ?
- Bon... C'est pas mal...
Vous donne la moyenne mais, y'a des lacunes... Rattrapage en Septembre.
- Pablo Picasso... Ah ! Ca je sais, c'est une marque de bagnole... Un peintre peut-être j'hésite...
- Georges Brassens... J'suis sûr... Un auvergnat...
- Rien d'autre... Ben.. Non..
- Victor Hugo... Un misérable.
- Bob Dylan... Zimmerman, c'est par un peu youpin ?
- Charles De Gaulle... Un aéroport non ?
- John Lennon... Un binoclard qu'a joué dans un groupe... Mais j'ai oublié le nom.
- Dalida... Ah ! Bellissimo !!!
- Philippe Pétain... Maréchal nous voilà !
- Serge Reggiani... Acteur chanteur alcoolo connu pour avoir roulé une pelle à Simone Signoret dans
" Casque d'Or ".
- Céline... Louis-Ferdinand Destouche dit " Céline ". Ecrivain français né le 27 Mai 1894 à Courbevoie, mort le 1 Juillet 1961 à Meudon.
Considéré comme l'écrivain le plus novateur du XXe siècle mais contesté pour ses écrits antisémites
lors de la deuxième pouillerie mondiale... Un fou furieux...
- Hum... Vous avez révisé...
- Charlie Chaplin.. Un Charlot de génie.
- Sylvia Kristell... Merde, ça m'échappe... Ah ! Oui ! C'est pas elle qu'a inventé le fauteuil en osier ?
- Bon... C'est pas mal...
Vous donne la moyenne mais, y'a des lacunes... Rattrapage en Septembre.
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Vieille galette.
