jeudi 31 mai 2012

AU FAIT

Vous avez des nouvelles du pt'it Nico vous ? Moi pas.  Je m'inquiète un peu... J'espère qu'il nous a pas fait un coup de trafalgare, qu'il nous a pas pèter le boulard... Se retrouver comme ça d'un coup privé de projos, de serrages de paluches, de gros mensonges à raconter à la populace avec le nez de Pinocchio qui s'allonge plus vite que la montée du chômage... Et surtout, sans boulot... Même chez le nabbab du Maroc, avec la Carlita qui frôle la ménopause (intello s'entend)  et la gamine qui mouille ses couches,  ça doit pas être la joie... C'est qu'il a reculé l'âge de la retraite l'andouille, l'avait pas prévu... Va falloir qu'il se remette au taf, le garçon... Va tout de même pas aller pointer chez Paul Emploi, un pt'it gars comme lui... Manquerait plus qu'il croise les mecs d'Arcenor ou qu'il se prenne un CDD à Mandrange... Raserait les murs, l'arsouille...
Moi, finalement, il  me manque. J'aimais bien le voir patiner comme une twingo boostée au sans plomb, balancer ses épaules comme un cintre dans mon armoire. Sans compter sa jactance bien de chez nous, ses amours baroques, ses allures de chenapan les doigts pris dans le pot de confiote, l'air ahuri qu'il prenait chaque fois qu'un piou piou revenait du casse-pipe dans une boite en sapin...  Et puis, je vous le demande... Qu'est-ce qu'il y a de plus "normal" dans notre beau pays qu'un type qui aime le vélo et Johnny ? Réfléchissez bande de traumas ! Z'allez me dire tenir des discours maurrassiens et crècher au Cap Nègre... Y'a pas à dire savait y faire pour nous gaver comme mon voisin de palier qu'apprend le trombone...  Et puis, la prestance, la gloriole... " Mon coq chez les Poulettes ", le Roi de la Truanderie, Fantasia chez les Ploucs... J'en passe et des moins bonnes...
Si vous réouvrez vos manuels d'histoire, vous verrez que des têtes de lard, on s'en est coltiné un max. Mais ils avaient du panache. Roland avec son cor de chiasse, le François premier avec ses résidences de luxe qui collectionnait les estampes du Michel... Riton et sa poule au pot... Quand Louis le quatorzième cacate dans les pots de chambre à Versailles ça a tout de même une autre gueule que Louis le seizième (arrondissement)  qui trafique ses serrures... Je vous raconte même pas le Pt'it Caporal devenu Impérator qui nique le pape... Ca c'était la classe. Du m'as-tu-vu qui moulait du grain dans le picotin du populo...
Aujourd'hui, sont tous là en costard trois prièces (cuisine) à vous tartiner des "on est comme vous les gars !" avec des airs de pucelle qu'aurait croisé Iggy Pop dans un ascenseur ! En parlant de l'iguane, en voilà un qui ferait bien de se mettre au vert au lieu de nous crader les neurones avec ses jérémiades franchouillardes.... Pantin va ! Mais je m'égare.. Je disais que la nouvelle couvée, ça fait froid dans le dos... Qu'est-ce qu'il lui prend à François II de penser qu'une limace donne " l'air Président " comme si un plat de tagliatelles ou une chanson de Dalida te donnaient " l'air rital ". Il a l'air d'un pasteur baptiste qu'aurait avalé son missel le corrézien... Bon je m'illusionne pas (comme disait Oudini) s'ils emballent à la deuxième valse, ils finiront bien par faire pipi à côté de la cuvette... A se tirer dans les manchettes au prochain remaniement...
S'il n'y a plus que le temps qu'il fait pour nous emmerder la vie, où va-t-on je vous le demande...




mercredi 30 mai 2012

ROLAND GARROS

- Un mec ne peut supporter les fraises hors saison et la crème fouettée au petit déjeuner que quelques jours d'affilée - 
Milo Milodragovitch.
Voilà. Ce genre de phrase lue le matin, te rend la journée plus facile... Enfin, je veux dire dans la contexte. Quand t'es coincé entre la tartine beurrée et le caoua issu du commerce équitable... Quand le Mohamed t'envoie une lumière digne de l'école de Barbizon au travers des carreaux, et qu'il n'a pas l'air de vouloir jouer au fainéant... T'as la pêche d'un cycliste dopé au pied du Ventoux... De notre Gégé national devant une tête de veau et trois chopines de pif... Tu vois la vie en prose...
Milo, c'est mon mytho préféré. Un vieux privé de première bourre qui après trois bastos dans la buffet, un coup de batte derrière les oreilles et la mâchoire arrachée par un coup de saton trouve encore le moyen de lorgner la première jupette qui passe en sniffant une ligne de coke... On a l'air malin avec notre arthrite, nos pt'ites douleurs et notre prostate en panouille... Faut dire que le gars, il a tâté du Vietnam, goupillé avec la Cia avant de finir par galoper dans les pages des bouquins que tu achètes dans les kiosques de gare pour éviter d'écouter les conneries que racontent tes voisins de chambrée dans leurs téléfons portables....
- On arrive dans un quart d'heure ! Bisous ! - Tu parles Charles... Je t'enverrais bien le Milo pour faire le ménage dans cette ménagerie... Comme si elle venait d'une autre planète la gravosse ! Elle est partie depuis deux heures de Saint-Frusquin en L'Aye et la voilà déjà impatiente de retrouver sa couvée.. Raccroche putain ! Je sais plus où j'en suis.... J'ai loupé la page où notre héros retrouve la tête de son ex-copine dans la benne à ordure...
Ceci mis à part, j'ai rencontré hier Germain Delvaux ( comme  le peintre ) que dans le quartier,  on surnomme " Le Zébu " because qu'il louche des épaules et que ça lui occasionne une légère rotondité au niveau du rond-point... Bon, c'est pas la grosse bosse du sonneur de cloches, mais, lui faut des vestes sur mesure...
On a pas beaucoup parlé... Ce mec a, en plus de son strabisme des vertèbres, un quotient intello plus gros que la fortune de Bill Gates. Tu lui demandes des nouvelles du temps, et le voilà qui t'explique la physique quantique pour les Nuls...
Ça facilite pas la converse avouez... Enfin, je vous en parlerai peut-être plus tard après la deuxième semaine de Roland Garros...

lundi 28 mai 2012

LA SCIENCE PROGRESSE

" Le pingouin n'est pas manchot,
   C'est là son moindre défaut "

Georges Simenon au restau :
" Pour moi, ce sera un maigret de canard "

Nom d'une cornemuse ! S'en est fallu d'une virgule, d'une moitié de courant d'air je dirais, que j'aille rejoindre mes malandrins ( Mais si, vous savez la bande du Balto ) dans la corbeille de la boîte à soufflet où je les ai jetés... Devenaient trop encombrants, n'empêchaient de respirer je croyais... Débarrassé de ces engeances, j'allais pouvoir sauter partout, faire le Zatopek dans la vie, tourner la page, et prendre la première à gauche après le rond-point... Mais j't'en fous mon Loulou... Voilà que je me retrouve à tourner comme une mouche dans un bocal, à changer les tringles à rideaux... Je m'écouterais, je repeindrais la cuisine... C'est qu'ils me manquent les sagouinces... Comme quand tu casses un collier de perles et qu'elles s'éparpillent partout sous les meubles et les tapis, ou que tu renverses une bouteille d'huile... T'as beau t'échiner sur la serpillière, te pencher sous le buffet, t'as toujours l'impression d'un manque... Ca laisse des traces, des regrets... Et puis, j'aimais bien les tremper dans le pot à cornichons mes guignols, les ronger jusqu'à l'os ou les laver de tout soupçon... C'était ma tisane du soir ou mon laxatif du matin, comme vous voulez.. Non, non... Je t'arrête mon Loulou... Aucune prétention. Pas la moindre envie de ressembler au Père Hugo, qui entre nous et les plans sociaux, troussait ses petites bonnes entre deux pleurnicheries à Léopoldine... Quel talent Victor ! Je l'ai déjà dit, quelque milliers de lecteurs suffisent à combler mon ego surdimentionné... Mais encore une fois, transformer la Belle Hortense en mégère sanguinaire et le Grand Michel en baudet priapique, ca me faisait oublier mes cors aux pieds...
Aujourd'hui que je m'endors devant les pitreries cannoises, à  mater des donzelles sapées comme des arbres de Noël, qui jactent moins bien que le Père Dupanloup quand il montait en chaire pour nous casser les burnes - t'as remarqué Loulou, moins elles ont de tissu au-dessus, plus elles en traînent derrière elles, et cette manie de remercier des gens qu'on connaît même pas... Cendrillons va ! ( Je  persiste : vieux réac ). Et bien,  j'ai comme du regret d'avoir abandonné mes poussins... Heureusement, la science progresse...

dimanche 27 mai 2012

CHRONIQUE LE TEMPS

Corne d'Auroch!
Je me disais bien que la zique de cette pub me disait quelque chose... *
Mais pensez.. En 1965, j'avais 14 ans ( a peu près ) et je grattais mon occiput
prépubère pour savoir ce que j'allais faire de tout ce temps à venir...
Et puis, cette Josette qui me tournait autour, ça m'ennuyait un peu...
Aujourd'hui, j'ai fait le tour du jardin. J'ai patouillé dans la glaise et fait pousser
quelques fleurs..
La blonde Josette à blouse à carreaux est peut-être grand-mère et Mick et ses zouaves
touchent des royalties...

* NE COMPTEZ PLUS SUR MOI POUR ÊTRE LA PERSONNE QUE VOUS
ATTENDEZ.
BLEU DE CHANEL.
She Said Yeah ( G Roderick ; S Chrisy ; R Jackson ).

SORCIERE

DU MATIN
CHAGRIN.

samedi 26 mai 2012

CHRONIQUE LE TEMPS

Corne d'Auroch !
Tu vois Bijou, je t'avais bien dit qu'un matin les petits escaliers se mettraient en marche... Mate ceux du kiosque à musique. Tu sais dans le parc, là où les gamins jouent au foot, piétinent les plates-bandes de mamie... Là où la testostérone jaillit des portables quand les lolitas balladent leurs caracos... Là où les plus grands ( et encore ! ) la nuit venue jouent aux chats gris - parce que la nuit tous les chats sont... - et dealent leur bout de shit à l'abri des regards indiscrets - parce que les regards c'est mieux quand ils sont... -     Bref, le petit de carré de verdure où des tarzans neurasthéniques zonent dans la jungle urbaine aurait dit Monsieur J.G. Ballard ( tu penses bien, Bijou, c'est pas moi qui écrirait de telles fadaises...).
Arrête de courir partout, j'te raconte !
Oncque, hier soir... Une belle soirée d'ailleurs... La douceur de l'air, les bagnoles qui sont parties en week-end, un verre de Gewurz " Vieilles Vignes " bien frais dans la pogne droite ( je sais plus ce que faisait la gauche désolé..), fin prêt pour attaquer la fin du monde,  j'écoute l'Assoc SBI ( Souffleurs de bignous impénitents ) qui donne son concert annuel... Rien que du beau monde... Des papys, de mamies, des plus jeunes aussi, tous sapés comme notre président au G8 qui rechignent pas se coltiner l'ouverture du Barbier de Séville, la pub pour la CNP ( Chostamachin je crois... ), les ritournelles de Nino Rota ( Ah ! ça c'est beau comme un champignon atomique ! ) et bien d'autres bagatelles qui te mettent des fourmis dans les gambettes... Enfin, tu vois Bijou, pas le genre de fanfares à flutiaux qui pouet pouet "Auprès de ma blonde" au pas de l'oie derrière les majorettes... Non, rien que du sérieux... Du résidu de conservatoire, avec chef à la baguette et service compris...
Le final fut grandiose mon loupiaud. Les voilà qui déroulent un fouchtras de mélodies connues seulement des plus de cinquante balais... Toutes les intros ( c'est pas mal déjà ) des quatre gars de liverpool, les trucs qui vont bien avec les bignous " Yellow submarine " Sergent Pépère " et... " Me dit pas que c'est pas vrai " dirait mon pote couscous-boulettes, qui c'est que je vois se mettre derrière le piano discrètement pendant le début de Yesterday... Devine petit sacripant, donne ta langue au chat ( ou à n'importe qui, on s'en fout ) ... Oui, le vrai, le seul, l'incomparable... Le Paulo préféré de Monsieur Droopy, le Magical Mystery, content qu'on joue sa zique, joyeux comme il était avant que Yoko foute la zizanie dans le quatuor...
D'accord... Là,  j'abuse un peu... Je m'emporte... Mais ça aurait pu dans une autre histoire... T'imagines... Non t'imagines pas... Allez retourne dans ton époque-breloque vilain... 
Une bien belle soirée tout de même... 

 Chaque jour qui passe  est suspect de n'avoir  pas su  retenir la journée de la  veille.